Module 65 · Test d'évaluation

Test — Langue et sciences du langage

20 questions ~40 min Réussite : 60%
Niveau : سهل متوسط صعب
📖 Liste des questions et de leurs options

1. Dans « chant-eur-s », pourquoi « -eur » et /ʃ/ ne relèvent-ils pas de la même articulation ?

  • Le phonème /ʃ/ porte un sens lexical autonome, alors que le suffixe « -eur » serait dépourvu de fonction.
  • Les deux unités sont des phonèmes parce qu’elles se prononcent.
  • « -eur » porte un sens ou une fonction, tandis que /ʃ/ est seulement distinctif.
  • Les deux unités sont des morphèmes parce qu’elles distinguent des mots.

2. Un enseignant montre immédiatement la position des lèvres pour [y]/[u], alors que l’apprenant ne perçoit pas encore la différence. Quelle étape a été sautée ?

  • La discrimination auditive de l’opposition après le diagnostic.
  • L’automatisation en parole spontanée, qui doit toujours précéder l’écoute.
  • La mémorisation de l’orthographe des mots.
  • Le classement des registres de langue.

3. Un dictionnaire marque un emploi « fam. ». Quelle conclusion est la plus rigoureuse ?

  • L’emploi est grammaticalement faux dans tous les contextes.
  • Le mot est obligatoirement ancien et sorti de l’usage.
  • Le mot ne peut apparaître que dans la langue écrite soutenue.
  • C’est un emploi familier, pas nécessairement incorrect.

4. Pourquoi « tête d’une personne » et « tête d’un cortège » relèvent-ils plutôt de la polysémie que de l’homonymie ?

  • Les deux mots ont nécessairement des étymologies entièrement différentes.
  • Les deux sens restent reliés par l’idée de partie supérieure ou initiale.
  • Ils appartiennent à deux catégories grammaticales incompatibles.
  • Ils n’ont aucun lien de sens identifiable.

5. Dans « un petit livre », remplacer « petit » par « ancien » illustre principalement quel axe ?

  • L’axe syntagmatique, puisqu’il décrirait la combinaison linéaire des unités à la même place.
  • La diachronie, car le mot change au cours du temps.
  • L’axe paradigmatique : des unités se substituent à la même place.
  • La phonologie, car l’opposition est seulement sonore.

6. Dans « Tu peux fermer la fenêtre ? », quel niveau explique surtout que l’énoncé soit interprété comme une demande plutôt que comme un test de capacité ?

  • La phonétique, qui décrit l’articulation des sons.
  • La morphologie, qui décompose les mots en morphèmes.
  • La lexicographie, qui organise les articles de dictionnaire.
  • La pragmatique, qui relie la forme au contexte et à l’intention.

7. Dans « Les réponses très précises convainquent le jury », quelle démarche est la plus sûre pour analyser « très précises » ?

  • Délimiter le groupe, identifier le noyau adjectival, puis sa fonction.
  • Nommer d’abord une fonction sans identifier la nature du groupe.
  • Considérer « très » comme noyau parce qu’il apparaît en premier.
  • Déduire la nature uniquement de la longueur du groupe.

8. Pourquoi le présent peut-il rester dans « Le professeur rappelait que l’eau bout à 100 °C dans les conditions usuelles » ?

  • Parce que toute subordonnée après un passé doit être au présent.
  • Parce qu’une vérité générale toujours valable n’impose pas un recul mécanique du temps.
  • Parce que le présent remplace toujours l’imparfait dans le discours indirect.
  • Parce que « rappeler » est nécessairement au présent sous-jacent.

9. Pourquoi « Paul est téléphoné » n’est-il pas la transformation passive canonique de « Il téléphone à Paul » ?

  • Le sujet actif est un pronom impersonnel.
  • Le complément d’agent devrait être obligatoire au passif et reprendre le sujet de la phrase active.
  • « téléphoner à » est transitif indirect ; « à Paul » n’est pas COD.
  • Le passif interdit tous les verbes au présent.

10. Dans « L’auteur dont je parle publie demain », quelle analyse de « dont » est la plus précise ?

  • Pronom relatif reprenant « l’auteur » avec valeur de complément en « de ».
  • Conjonction de subordination introduisant la relative mais sans fonction interne dans la subordonnée.
  • Pronom interrogatif introduisant une question indirecte.
  • Coordonnant reliant deux propositions indépendantes.

11. Un paragraphe contient de nombreux connecteurs et reprises pronominales, mais ses affirmations se contredisent sans rectification. Quelle analyse est la plus juste ?

  • La présence de connecteurs garantit automatiquement la cohérence.
  • La cohésion peut être forte malgré une cohérence globale défaillante.
  • La contradiction relève uniquement d’un problème de phonétique.
  • La cohérence est identique à la répétition des mêmes mots.

12. Dans « L’épreuve couvre deux ensembles. La langue vaut 50 %. La littérature représente les 50 % restants », quel type de progression domine ?

  • Une progression linéaire où chaque propos devient exactement le thème suivant.
  • Un thème constant repris par le même pronom à chaque phrase.
  • Une absence totale de progression thématique.
  • Des thèmes dérivés à partir de l’hyperthème « l’épreuve ».

13. Dans « Trente voiles quittent le port », pourquoi parle-t-on plus précisément de synecdoque ?

  • Le terme repose sur une ressemblance implicite avec les navires.
  • Le mot « voiles » atténue une réalité pénible.
  • Deux idées contraires sont rapprochées dans le même groupe.
  • Une partie visible, les voiles, désigne le tout, les navires.

14. Pourquoi « douce violence » relève-t-il de l’oxymore plutôt que de l’antithèse ?

  • L’opposition se développe entre deux ensembles séparés de la phrase.
  • La figure repose sur une gradation d’intensité.
  • Les termes incompatibles sont rapprochés immédiatement dans un même groupe.
  • Le procédé consiste à supprimer les connecteurs.

15. Dans « Il faut décider avant que la décision ne s’impose », quel procédé domine ?

  • L’assonance, fondée sur la répétition d’une même voyelle dans une séquence de mots.
  • Le polyptote, reprise du même radical sous plusieurs formes.
  • La métonymie, fondée sur la contiguïté.
  • L’euphémisme, qui adoucit une réalité.

16. Quel effet est le plus cohérent avec une hypotaxe abondante ?

  • Une explicitation précise des rapports logiques grâce à la subordination.
  • Un rythme uniquement produit par l’absence de liens syntaxiques.
  • Une simple répétition de consonnes.
  • Une atténuation du contenu par litote.

17. Pourquoi « Le candidat répondit le lendemain dans cette salle » peut-il être dit « coupé » de la situation actuelle d’énonciation ?

  • Il ne contient aucun verbe conjugué.
  • Des repères internes au récit, détachés du « moi-ici-maintenant ».
  • Il est nécessairement au discours direct.
  • Il exprime toujours une modalité déontique liée à une obligation du locuteur.

18. Quel énoncé exprime le degré de certitude le plus faible ?

  • « Il viendra certainement. »
  • « Il viendra sans doute. »
  • « Il viendra, c’est évident. »
  • « Il viendra peut-être. »

19. Dans une salle froide, « Pourriez-vous fermer la fenêtre ? » est grammaticalement interrogatif. Quelle est sa valeur pragmatique ordinaire ?

  • Une simple demande d’information sur une capacité physique.
  • Une promesse du locuteur.
  • Une demande polie, donc un acte directif indirect.
  • Un acte déclaratif qui modifie institutionnellement la situation.

20. Dans « Elle annonça son retour », comment la parole antérieure est-elle rapportée ?

  • En discours narrativisé : la parole est résumée comme un événement.
  • Au discours direct avec conservation des repères originels.
  • Au discours indirect libre avec mélange des voix.
  • Au discours indirect avec proposition complétive explicite.