1. Dans « chant-eur-s », pourquoi « -eur » et /ʃ/ ne relèvent-ils pas de la même articulation ?
Le phonème /ʃ/ porte un sens lexical autonome, alors que le suffixe « -eur » serait dépourvu de fonction.
Les deux unités sont des phonèmes parce qu’elles se prononcent.
« -eur » porte un sens ou une fonction, tandis que /ʃ/ est seulement distinctif.
Les deux unités sont des morphèmes parce qu’elles distinguent des mots.
2. Un enseignant montre immédiatement la position des lèvres pour [y]/[u], alors que l’apprenant ne perçoit pas encore la différence. Quelle étape a été sautée ?
La discrimination auditive de l’opposition après le diagnostic.
L’automatisation en parole spontanée, qui doit toujours précéder l’écoute.
La mémorisation de l’orthographe des mots.
Le classement des registres de langue.
3. Un dictionnaire marque un emploi « fam. ». Quelle conclusion est la plus rigoureuse ?
L’emploi est grammaticalement faux dans tous les contextes.
Le mot est obligatoirement ancien et sorti de l’usage.
Le mot ne peut apparaître que dans la langue écrite soutenue.
C’est un emploi familier, pas nécessairement incorrect.
4. Pourquoi « tête d’une personne » et « tête d’un cortège » relèvent-ils plutôt de la polysémie que de l’homonymie ?
Les deux mots ont nécessairement des étymologies entièrement différentes.
Les deux sens restent reliés par l’idée de partie supérieure ou initiale.
Ils appartiennent à deux catégories grammaticales incompatibles.
Ils n’ont aucun lien de sens identifiable.
5. Dans « un petit livre », remplacer « petit » par « ancien » illustre principalement quel axe ?
L’axe syntagmatique, puisqu’il décrirait la combinaison linéaire des unités à la même place.
La diachronie, car le mot change au cours du temps.
L’axe paradigmatique : des unités se substituent à la même place.
La phonologie, car l’opposition est seulement sonore.
6. Dans « Tu peux fermer la fenêtre ? », quel niveau explique surtout que l’énoncé soit interprété comme une demande plutôt que comme un test de capacité ?
La phonétique, qui décrit l’articulation des sons.
La morphologie, qui décompose les mots en morphèmes.
La lexicographie, qui organise les articles de dictionnaire.
La pragmatique, qui relie la forme au contexte et à l’intention.
7. Dans « Les réponses très précises convainquent le jury », quelle démarche est la plus sûre pour analyser « très précises » ?
Délimiter le groupe, identifier le noyau adjectival, puis sa fonction.
Nommer d’abord une fonction sans identifier la nature du groupe.
Considérer « très » comme noyau parce qu’il apparaît en premier.
Déduire la nature uniquement de la longueur du groupe.
8. Pourquoi le présent peut-il rester dans « Le professeur rappelait que l’eau bout à 100 °C dans les conditions usuelles » ?
Parce que toute subordonnée après un passé doit être au présent.
Parce qu’une vérité générale toujours valable n’impose pas un recul mécanique du temps.
Parce que le présent remplace toujours l’imparfait dans le discours indirect.
Parce que « rappeler » est nécessairement au présent sous-jacent.
9. Pourquoi « Paul est téléphoné » n’est-il pas la transformation passive canonique de « Il téléphone à Paul » ?
Le sujet actif est un pronom impersonnel.
Le complément d’agent devrait être obligatoire au passif et reprendre le sujet de la phrase active.
« téléphoner à » est transitif indirect ; « à Paul » n’est pas COD.
Le passif interdit tous les verbes au présent.
10. Dans « L’auteur dont je parle publie demain », quelle analyse de « dont » est la plus précise ?
Pronom relatif reprenant « l’auteur » avec valeur de complément en « de ».
Conjonction de subordination introduisant la relative mais sans fonction interne dans la subordonnée.
Pronom interrogatif introduisant une question indirecte.
Coordonnant reliant deux propositions indépendantes.
11. Un paragraphe contient de nombreux connecteurs et reprises pronominales, mais ses affirmations se contredisent sans rectification. Quelle analyse est la plus juste ?
La présence de connecteurs garantit automatiquement la cohérence.
La cohésion peut être forte malgré une cohérence globale défaillante.
La contradiction relève uniquement d’un problème de phonétique.
La cohérence est identique à la répétition des mêmes mots.
12. Dans « L’épreuve couvre deux ensembles. La langue vaut 50 %. La littérature représente les 50 % restants », quel type de progression domine ?
Une progression linéaire où chaque propos devient exactement le thème suivant.
Un thème constant repris par le même pronom à chaque phrase.
Une absence totale de progression thématique.
Des thèmes dérivés à partir de l’hyperthème « l’épreuve ».
13. Dans « Trente voiles quittent le port », pourquoi parle-t-on plus précisément de synecdoque ?
Le terme repose sur une ressemblance implicite avec les navires.
Le mot « voiles » atténue une réalité pénible.
Deux idées contraires sont rapprochées dans le même groupe.
Une partie visible, les voiles, désigne le tout, les navires.
14. Pourquoi « douce violence » relève-t-il de l’oxymore plutôt que de l’antithèse ?
L’opposition se développe entre deux ensembles séparés de la phrase.
La figure repose sur une gradation d’intensité.
Les termes incompatibles sont rapprochés immédiatement dans un même groupe.
Le procédé consiste à supprimer les connecteurs.
15. Dans « Il faut décider avant que la décision ne s’impose », quel procédé domine ?
L’assonance, fondée sur la répétition d’une même voyelle dans une séquence de mots.
Le polyptote, reprise du même radical sous plusieurs formes.
La métonymie, fondée sur la contiguïté.
L’euphémisme, qui adoucit une réalité.
16. Quel effet est le plus cohérent avec une hypotaxe abondante ?
Une explicitation précise des rapports logiques grâce à la subordination.
Un rythme uniquement produit par l’absence de liens syntaxiques.
Une simple répétition de consonnes.
Une atténuation du contenu par litote.
17. Pourquoi « Le candidat répondit le lendemain dans cette salle » peut-il être dit « coupé » de la situation actuelle d’énonciation ?
Il ne contient aucun verbe conjugué.
Des repères internes au récit, détachés du « moi-ici-maintenant ».
Il est nécessairement au discours direct.
Il exprime toujours une modalité déontique liée à une obligation du locuteur.
18. Quel énoncé exprime le degré de certitude le plus faible ?
« Il viendra certainement. »
« Il viendra sans doute. »
« Il viendra, c’est évident. »
« Il viendra peut-être. »
19. Dans une salle froide, « Pourriez-vous fermer la fenêtre ? » est grammaticalement interrogatif. Quelle est sa valeur pragmatique ordinaire ?
Une simple demande d’information sur une capacité physique.
Une promesse du locuteur.
Une demande polie, donc un acte directif indirect.
Un acte déclaratif qui modifie institutionnellement la situation.
20. Dans « Elle annonça son retour », comment la parole antérieure est-elle rapportée ?
En discours narrativisé : la parole est résumée comme un événement.
Au discours direct avec conservation des repères originels.
Au discours indirect libre avec mélange des voix.
Au discours indirect avec proposition complétive explicite.