Module 1 · Test d'évaluation

Test — Préparation à l’épreuve de spécialité en EPS — APS, sciences du mouvement et secourisme

20 questions ~45 min Réussite : 60%
Niveau : سهل متوسط صعب
📖 Liste des questions et de leurs options

1. En handball, un groupe progresse fortement sur un parcours de passes prédéterminées mais ne détecte pas les démarquages en opposition. Quel diagnostic pédagogique est le plus solide ?

  • Les élèves ont nécessairement une capacité aérobie insuffisante.
  • Le problème prouve que les habiletés de passe ne peuvent jamais se transférer.
  • La tâche d’acquisition a insuffisamment représenté les informations et décisions qui organisent l’action en jeu.
  • Il suffit d’allonger encore le parcours prédéterminé pour créer la prise d’information.

2. Lors d’un 30 s très intense répété après une récupération incomplète, quelle interprétation énergétique est la plus correcte ?

  • La filière phosphagène fournit seule toute l’énergie pendant exactement 30 s.
  • Les trois filières contribuent simultanément, dans des proportions qui évoluent.
  • La filière oxydative est totalement inactive dès que l’intensité devient élevée.
  • La glycolyse n’intervient qu’après épuisement complet de l’oxygène.

3. Un enseignant corrige chaque détail après chaque essai et impose toujours quand l’élève doit recevoir le feedback. Malgré une bonne réussite immédiate, l’élève devient passif. Quelle modification est la plus cohérente avec les données sur l’apprentissage moteur ?

  • Augmenter encore la quantité de corrections pour supprimer toute erreur.
  • Ne plus jamais donner de feedback, y compris pour une situation dangereuse.
  • Réduire le feedback systématique et introduire auto-évaluation ou choix encadré.
  • Remplacer les essais moteurs par un exposé magistral.

4. Lors d’un tournoi scolaire, deux équipes terminent à égalité et l’organisateur invente après les matchs un nouveau critère pour les départager. Quelle erreur de gestion est centrale ?

  • Le tournoi comportait nécessairement trop d’équipes.
  • Toute égalité interdit de produire un classement.
  • Un arbitre ne peut jamais participer à l’organisation.
  • Les critères de classement n’ont pas été communiqués avant la compétition.

5. Lors d’une élévation complète du bras au-dessus de la tête, pourquoi est-il insuffisant d’analyser uniquement l’articulation gléno-humérale ?

  • Parce que l’humérus reste immobile pendant toute l’élévation.
  • Parce que l’élévation associe mouvements gléno-huméraux et scapulaires.
  • Parce que seule l’articulation du coude détermine la position du bras.
  • Parce que la scapula est un os fixe qui ne participe pas au mouvement.

6. Un débutant échoue lorsqu’on mélange aléatoirement quatre variantes difficiles d’un geste, alors qu’il réussissait une variante stable. Quelle décision pédagogique est la plus justifiée ?

  • Conclure que toute variabilité est nuisible à l’apprentissage.
  • Maintenir obligatoirement le mélange aléatoire maximal quel que soit le niveau.
  • Supprimer les objectifs et laisser varier tous les paramètres simultanément.
  • Structurer d’abord davantage la pratique, puis augmenter progressivement la variabilité.

7. Au départ d’un sprint, l’athlète exerce une force vers l’arrière sur le sol. Quelle description applique correctement la troisième loi de Newton sans confondre les forces ?

  • La force de l’athlète et la réaction du sol s’annulent parce qu’elles agissent sur le même corps.
  • La réaction du sol apparaît seulement après que l’athlète a cessé de pousser.
  • Le sol exerce simultanément une réaction opposée ; l’accélération dépend de la résultante externe.
  • La masse de l’athlète devient momentanément nulle au moment de l’impulsion.

8. Un entraînement vidéo améliore l’identification de la direction d’un service de tennis, mais le joueur reste lent lorsqu’il doit réellement se déplacer sur le court. Quelle limite explique le mieux ce transfert partiel ?

  • La vidéo représente imparfaitement le couplage entre perception et action motrice complète.
  • La perception visuelle n’intervient jamais dans les sports d’opposition.
  • Toute pratique vidéo empêche nécessairement l’apprentissage.
  • Le déplacement réel dépend uniquement de la force maximale.

9. Après un choc tête contre tête, un élève n’a pas perdu connaissance mais se plaint de céphalées, paraît confus et répond lentement. Quelle décision est la plus sûre ?

  • Le laisser reprendre si cinq minutes de repos diminuent les céphalées.
  • Le retirer immédiatement de l’activité et organiser une évaluation appropriée avant tout retour au sport.
  • Tester sa résistance avec quelques accélérations avant de décider.
  • Autoriser le retour parce qu’il n’y a pas eu de perte de connaissance.

10. Deux élèves réalisent exactement la même course imposée. Le second présente une fréquence cardiaque et un effort perçu nettement plus élevés, dans un contexte de fatigue et de chaleur. Quelle interprétation est la plus pertinente ?

  • La charge interne est identique puisque la distance parcourue est la même.
  • La charge externe est similaire, mais la charge interne est plus élevée chez le second élève.
  • La charge externe est forcément plus élevée chez le second même si la tâche est identique.
  • Les réponses internes ne sont pas utiles pour adapter l’entraînement.

11. Dans un jeu scolaire, l’enseignant impose qu’une équipe réalise trois passes avant de pouvoir tirer. Quelle conséquence théorique est la plus défendable ?

  • La règle change les possibilités d’action et peut transformer les choix tactiques.
  • La règle n’a aucun effet sur les décisions puisqu’elle ne change pas la taille du terrain.
  • La règle transforme automatiquement une habileté ouverte en habileté fermée.
  • La règle agit uniquement sur la physiologie et jamais sur la tactique.

12. Une journée sportive scolaire réserve toutes les finales et récompenses aux élèves déjà licenciés, tandis que les autres n’ont qu’un rôle de spectateurs. Quel ajustement répond le mieux à une logique inclusive et éducative ?

  • Supprimer toute forme de compétition pour tous les élèves.
  • Interdire la participation des élèves expérimentés.
  • Garder le dispositif inchangé puisque le sport scolaire vise uniquement l’élite.
  • Diversifier les formats et rôles actifs, avec des critères compétitifs transparents.

13. L’athlète A consomme 4,0 L O₂/min pour 80 kg et l’athlète B 3,3 L O₂/min pour 60 kg. Lequel présente la valeur relative la plus élevée ?

  • L’athlète A, car 4,0 L/min est toujours supérieur à 3,3 L/min.
  • Les deux, exactement 40 mL·kg⁻¹·min⁻¹.
  • Aucune comparaison n’est possible même si les masses sont connues.
  • L’athlète B, environ 55 mL·kg⁻¹·min⁻¹ contre 50 pour A.

14. Après un lancer, l’enseignant dit : « La balle tombe un mètre à gauche ; ton épaule s’ouvre trop tôt ». Comment classer ce feedback ?

  • Il constitue uniquement une connaissance des résultats.
  • Il constitue uniquement une connaissance de la performance.
  • Il ne contient aucune information exploitable sur l’essai.
  • Il combine une connaissance des résultats et une connaissance de la performance.

15. Un adulte s’effondre, ne répond pas et présente seulement des gasps irréguliers. Quelle interprétation doit guider l’action du sauveteur ?

  • Le placer simplement assis puisque les gasps prouvent une respiration efficace.
  • Attendre plusieurs minutes pour vérifier si la respiration devient régulière avant d’alerter.
  • Considérer qu’il ne respire pas normalement, alerter, commencer la RCP et utiliser un DAE dès que possible.
  • Lui donner de l’eau afin de stimuler la respiration.

16. Pendant la phase de freinage d’une réception, le genou fléchit alors que les extenseurs restent actifs. Quelle analyse fonctionnelle évite le mieux une erreur fréquente ?

  • Les extenseurs peuvent agir excentriquement pendant la flexion pour la freiner.
  • Un muscle extenseur ne peut être actif que si l’angle du genou augmente.
  • Toute flexion du genou implique nécessairement une contraction concentrique des fléchisseurs seuls.
  • L’activité musculaire est sans rapport avec le contrôle de la réception.

17. Pour soutenir l’auto-efficacité sans compromettre la sécurité, quelle organisation est la plus pertinente dans un atelier de gymnastique déjà sécurisé ?

  • Offrir un choix entre deux variantes sûres de difficulté équivalente.
  • Laisser chaque élève modifier librement le matériel de sécurité.
  • Imposer systématiquement la variante la plus difficile afin de créer de la confiance.
  • Éviter tout choix de l’élève pour conserver un contrôle total.

18. Une force musculaire transmise au segment produit une force effective de 400 N avec un bras de levier perpendiculaire de 0,05 m. Quel moment de force obtient-on, et que se passerait-il si le bras de levier doublait à force égale ?

  • 8 N·m, puis 4 N·m.
  • 20 N·m, puis 40 N·m si le bras de levier double.
  • 400 N·m, sans changement si le bras de levier double.
  • 2000 N·m, puis 1000 N·m.

19. Par une journée chaude, un adolescent maintient la fréquence cardiaque et l’effort perçu habituels mais sa vitesse de course diminue nettement. Quelle décision d’encadrement est la plus justifiée ?

  • Adapter intensité, pauses, hydratation et chaleur à la contrainte interne observée.
  • Exiger la vitesse habituelle puisque la séance prévue ne doit jamais être modifiée.
  • Conclure que la baisse de vitesse prouve nécessairement un manque de motivation.
  • Supprimer toutes les pauses afin d’augmenter l’acclimatation en une séance.

20. Pendant l’acquisition, le groupe X paraît moins performant parce qu’il doit varier les conditions ; une semaine plus tard, il réussit mieux un test inédit que le groupe ayant répété une seule condition. Quelle conclusion est la plus rigoureuse ?

  • Le groupe X a forcément moins appris puisqu’il semblait moins bon pendant les séances.
  • Le test différé doit être ignoré au profit du dernier essai d’entraînement.
  • Le test différé de transfert est ici plus probant que la performance d’acquisition.
  • Toute difficulté pendant l’acquisition démontre une interférence négative permanente.