1. Un texte du XVIe siècle défend l’étude des langues anciennes, la confrontation des sources et la formation du jugement. À quel courant renvoie-t-il surtout ?
Au naturalisme.
À l’humanisme.
Au Nouveau Roman.
Au drame romantique.
2. Pourquoi une réécriture moderne de Prométhée peut-elle rester pertinente sans reproduire exactement un récit antique ?
Parce qu’un mythe n’a jamais de personnages ni d’intrigue.
Parce que toute version moderne devient automatiquement la version originale.
Parce que le mythe transmet un conflit symbolique que chaque époque peut réinterpréter.
Parce que les mythes n’ont aucun lien avec des valeurs collectives.
3. Un récit mêle enquête documentaire, souvenirs personnels et scènes fictionnelles. Selon la méthode du cours, comment le classer ?
Comme autobiographie automatiquement dès qu’un souvenir apparaît.
Comme roman policier dès qu’une enquête est mentionnée.
Comme texte impossible à classer parce que les genres ne se mélangent jamais.
En examinant le projet dominant plutôt qu’en se fondant sur un seul procédé.
4. Quel effet est particulièrement favorisé par le roman épistolaire ?
Des voix multiples et des informations liées aux correspondants.
Un narrateur omniscient unique qui rassemble toutes les lettres et connaît tous les correspondants.
Une intrigue sans aucune trace d’énonciation.
Une suppression totale de la temporalité du récit.
5. Dans un récit, un événement apparemment surnaturel trouble durablement les explications ordinaires sans être clairement résolu. Quel sous-genre est le plus pertinent ?
Le roman d’apprentissage.
Le fantastique.
Le roman picaresque.
Le récit biographique.
6. Quel trait est associé au Nouveau Roman dans le cours ?
La remise en cause du personnage, de l’intrigue et de la description.
Le retour obligatoire aux trois unités théâtrales et à l’intrigue classique fermée.
L’imitation stricte du roman courtois médiéval.
La réduction du récit à une morale explicite portée par des animaux allégoriques.
7. Un récit emploie « il », mais ne donne accès qu’aux perceptions et pensées d’un seul personnage. Quelle focalisation est la plus probable ?
Zéro nécessairement, car le récit est à la troisième personne.
Externe nécessairement, car le narrateur n’utilise pas « je ».
Aucune, car la focalisation ne concerne que les récits autobiographiques.
Interne, car le récit filtre les informations par la conscience d’un seul personnage.
8. « Chaque soir, il relisait les mêmes lettres avant de dormir. » Si le récit raconte cette habitude une seule fois, quelle fréquence domine ?
Le singulatif : plusieurs récits d’un même événement.
Le répétitif : une narration unique d’un événement unique.
L’itératif : une narration pour plusieurs occurrences semblables.
L’ellipse : suppression complète de toute durée.
9. Dans un récit de quête, un personnage aide le sujet à atteindre l’objet recherché. Quel rôle actantiel remplit-il ?
Opposant.
Objet.
Narrateur.
Adjuvant.
10. Une maison fermée revient dans tout le récit et matérialise l’enfermement social du personnage. Quelle analyse est la plus complète ?
Le lieu n’a qu’une fonction géographique neutre.
Le motif relève seulement de la focalisation zéro.
L’espace fonctionne à la fois comme cadre et comme symbole.
La maison constitue automatiquement une prolepse.
11. Un personnage prononce une phrase que le public entend mais que les autres personnages sont censés ignorer. Il s’agit :
D’une tirade nécessairement adressée à tous.
D’un aparté, conventionnellement ignoré des autres personnages.
D’une didascalie prononcée par le régisseur.
D’une stichomythie sans destinataire.
12. Deux personnages s’échangent des répliques très brèves et alternées au cœur d’une dispute. Quel procédé domine ?
La stichomythie, qui accélère la confrontation.
Le monologue, qui isole une voix.
La didascalie, qui décrit le décor.
Le récit enchâssé, qui interrompt toute interaction.
13. Le public sait qu’un personnage se trompe sur l’identité de son interlocuteur, tandis que le personnage poursuit l’erreur. Quel mécanisme comique est central ?
La catharsis tragique.
L’unité de lieu.
Le quiproquo.
Le comique de caractère.
14. Que signifie le refus romantique des règles classiques dans le cours ?
Une liberté accrue face aux règles classiques, non l’absence de structure.
La suppression de toute cohérence dramatique et de toute construction de l’action scénique.
L’obligation de respecter strictement les trois unités.
Le retour exclusif à la comédie de mœurs classique.
15. Quelle règle générale le cours donne-t-il pour le « e » muet dans le vers ?
Le « e » compte dans tous les cas, y compris devant voyelle et en fin de vers.
Le « e » compte devant consonne, s’élide devant voyelle et tombe en fin de vers.
Le « e » ne compte dans aucun cas, quelle que soit sa place dans le vers.
Le « e » compte seulement devant une voyelle, y compris en fin de vers.
16. Un groupe bref syntaxiquement lié au vers suivant est placé à la fin du vers précédent. Comment le nommer ?
Un rejet.
Une anaphore.
Une rime embrassée.
Un contre-rejet.
17. Dans un calligramme, d’où vient une part essentielle du sens ?
Du lien entre les mots, leur disposition et l’image formée.
Uniquement du nombre de rimes suivies.
Uniquement d’une narration réaliste continue.
De l’absence de toute organisation graphique, les mots restant indépendants de l’espace de la page.
18. Un poème amoureux exprime une expérience intime tout en célébrant un être et en travaillant fortement les sons. Quelle conclusion est conforme au cours ?
Un poème ne peut avoir qu’une seule fonction identifiable.
La fonction lyrique interdit tout travail formel.
La célébration exclut nécessairement l’expression intime.
Plusieurs fonctions poétiques peuvent se combiner dans un même texte.
19. Comment le chapitre conçoit-il l’identité dans les écritures maghrébines ?
Comme une essence stable et unique, définie par un seul pays et une seule langue.
Comme une construction relationnelle et évolutive, liée aux langues et à l’histoire.
Comme un thème interdit dès qu’un texte est écrit en français.
Comme une simple donnée biographique sans effet esthétique.
20. Quelle orientation est associée à la période 1945–1962 ?
Une expérimentation postmoderne et numérique détachée des enjeux coloniaux de la période.
Retour exclusif à la chanson de geste médiévale.
Témoignage anticolonial et affirmation d’un point de vue maghrébin.
Disparition de toute question politique ou identitaire.