Correction complète — مباراة الكفاءة المهنية — تخصص أساتذة التعليم الابتدائي — دورة 2025: ديداكتيك اللغة الفرنسية

20 questions avec réponses, explications et références.

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Composante 3 — Didactique de la langue française (Q41–Q60)

Question 1 — Lors de la préparation d’une fiche pédagogique d’une activité orale destinée à des élèves de la 1re année de l’enseignement primaire, une professeure définit l’objectif d’apprentissage comme suit : « L’élève sera capable de dire son nom et son âge. » Lequel de ces choix caractérise l’objectif défini par cette professeure ?
  1. A. Amphibologique et confus
  2. B. Observable et mesurable
  3. C. Équivoque et ambigu
  4. D. Général et abstrait
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Le verbe « dire » renvoie à une performance directement observable : l’enseignante peut vérifier si l’élève énonce effectivement son nom et son âge. Le contenu de la performance est en outre précis et non abstrait. Cela rejoint l’orientation du Curriculum 2021 qui recommande d’analyser les situations de communication selon des objectifs précis. L’objectif est donc opérationnel, observable et mesurable.

Références : Curriculum primaire français, juillet 2021 ; Pédagogie par objectifs.
Question 2 — Un professeur envisage de planifier des activités orales selon les Orientations pédagogiques contenues dans le curriculum scolaire de l’enseignement primaire (juillet 2021). Quel choix le professeur adopterait-il pour réaliser sa tâche de planification ?
  1. A. L’élève, considéré comme acteur social, réalise des tâches communicatives fondées sur l’interaction, immédiatement transposables en situations réelles de communication.
  2. B. L’élève réalise des exercices pour pouvoir employer convenablement des structures de la langue, indépendamment des paramètres conférant du sens à l’apprentissage.
  3. C. L’élève utilise des actes de paroles appropriés à des situations de communication axées, particulièrement, sur des objectifs langagiers propres au milieu scolaire.
  4. D. L’élève réalise des exercices pour s’approprier des automatismes relevant, exclusivement, de la composante linguistique de la compétence de communication.
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Le Curriculum 2021 adopte explicitement une perspective actionnelle. Il refuse de réduire l’apprenant à un rôle passif et prévoit l’usage de la langue pour réaliser des tâches communicatives et des projets débouchant sur des réalisations concrètes. L’élève est donc acteur de ses apprentissages. Le choix A est le plus conforme à cette orientation. Les choix B et D isolent les structures linguistiques de l’action et du sens, tandis que C limite excessivement la communication au seul milieu scolaire.

Références : Curriculum primaire français 2021 - Une approche fondée sur l’action ; Curriculum primaire français 2021 - articulation communication/action.
Question 3 — Une professeure envisage de planifier des activités de lecture pour une classe de la 5e année de l’enseignement primaire. Les évaluations antérieures montrent que des élèves de cette classe ont du mal à lire convenablement les textes qui leur sont proposés. Ils lisent lentement, hésitent sur la ponctuation et éprouvent des difficultés à prononcer correctement des mots et des phrases. Laquelle de ces propositions cette professeure inclurait-elle dans la planification de ces activités de lecture ?
  1. A. La lecture silencieuse et la copie de phrases ou de textes courts et simples
  2. B. La lecture magistrale et l’écriture, sous dictée, de textes courts et simples
  3. C. La lecture magistrale et la lecture silencieuse de textes courts et simples
  4. D. La lecture à voix haute guidée et l’entraînement à la diction de textes courts
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Les difficultés décrites concernent surtout la fluidité, la lecture expressive, la prononciation et le respect de la ponctuation. La réponse la plus adaptée consiste donc à proposer une lecture à voix haute guidée et un entraînement à la diction. Le Curriculum 2021 insiste sur la lecture courante et expressive ainsi que sur les éléments prosodiques tels que l’accentuation, l’intonation et le rythme. La copie, la dictée ou la seule lecture silencieuse ne traitent pas directement ces difficultés.

Références : Curriculum 2021 - types de lecture et prosodie ; Curriculum 2021 - stratégies de lecture.
Question 4 — Un professeur envisage de planifier une activité de lecture, portant sur l’étude du phonème [ɛ̃], destinée à des élèves de la 3e année de l’enseignement primaire et ce, selon les orientations pédagogiques contenues dans le curriculum de l’enseignement primaire (juillet 2021). Lequel de ces choix est approprié à la progression didactique que le professeur adopterait pour planifier cette activité de lecture ?
  1. A. De la compréhension d’un texte court où il y a des mots contenant le phonème [ɛ̃] à l’étude des graphèmes qui correspondent au phonème [ɛ̃]
  2. B. De la lecture d’une phrase simple ou d’un texte court, où il y a des mots contenant le phonème [ɛ̃], à la correspondance graphophonologique
  3. C. De l’identification du phonème [ɛ̃], puis des graphèmes qui lui correspondent à la compréhension de phrases simples ou d’un texte court, où il y a des mots contenant le phonème [ɛ̃]
  4. D. De l’identification des graphèmes qui correspondent au phonème [ɛ̃] à la compréhension de phrases ou d’un texte court, où il y a des mots contenant ces graphèmes
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Dans les trois premières années, l’apprentissage de la lecture repose notamment sur la conscience phonologique, le principe alphabétique, l’identification des mots, la compréhension et la fluidité. La progression la plus cohérente consiste donc à identifier d’abord le phonème, à établir ensuite la correspondance avec les graphèmes qui le représentent, puis à réinvestir cet apprentissage dans la lecture et la compréhension de phrases ou d’un texte court. Le choix D omet la phase d’identification phonologique, tandis que A et B commencent trop tôt par le texte.

Références : Curriculum 2021 - habiletés de base en lecture.
Question 5 — Lors de la planification d’une activité de conjugaison, une professeure vise à amener les élèves d’une classe de la 6e année à conjuguer correctement des verbes usuels au passé composé. Lequel de ces choix la professeure prévoirait-elle pour réaliser cette activité ?
  1. A. Présenter la règle de conjugaison et faire copier des verbes conjugués au passé composé pour les mémoriser à domicile.
  2. B. Faire construire la règle, selon une démarche heuristique et inductive, puis faire conjuguer des verbes usuels au passé composé.
  3. C. Préparer des tableaux de conjugaison des verbes usuels au passé composé, et les distribuer aux élèves pour les mémoriser.
  4. D. Faire réaliser, à domicile, les exercices contenus dans le livret de l’élève, et consacrer les deux séances de l’activité à leur correction.
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Pour les 4e, 5e et 6e années, le Curriculum 2021 demande d’aborder les faits de langue de manière à ce que l’apprenant observe leur fonctionnement dans le texte, en déduise la règle puis l’emploie correctement dans des situations variées. Cette logique correspond à une démarche inductive et heuristique. Les choix A et C présentent la règle de façon toute faite et privilégient la mémorisation, tandis que D déplace l’apprentissage vers un travail à domicile.

Références : Curriculum 2021 - activités de langue en 4e, 5e et 6e années.
Question 6 — Un professeur envisage d’élaborer une fiche pédagogique d’une activité de grammaire selon des étapes méthodologiques cohérentes et enchaînées. Quelle étape méthodologique ce professeur décrirait-il, dans sa fiche pédagogique, juste après celle dédiée à la conceptualisation ?
  1. A. Application
  2. B. Évaluation
  3. C. Découverte
  4. D. Soutien
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
La conceptualisation correspond à la construction ou à la formulation de la règle. Une fois la règle dégagée, l’apprenant doit l’utiliser dans des exercices ou des situations variées : c’est la phase d’application. Le Curriculum 2021 décrit justement une progression allant de la perception du fonctionnement de la langue à la déduction des règles, puis à leur emploi correct. La découverte précède la conceptualisation, tandis que l’évaluation et le soutien interviennent ultérieurement.

Références : Curriculum 2021 - fonctionnement de la langue.
Question 7 — Une professeure envisage de planifier une activité de production écrite destinée à une classe hétérogène. Lequel de ces choix relève des éléments pertinents que la professeure prévoirait pour la mise en œuvre de cette activité ?
  1. A. Le même objectif d’apprentissage et les mêmes tâches
  2. B. Des objectifs d’apprentissage différents et des supports identiques
  3. C. Le même objectif d’apprentissage et une seule modalité de travail
  4. D. Des objectifs d’apprentissage différents et les mêmes consignes d’écriture
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Dans une classe hétérogène, la différenciation pédagogique exige une diversification des approches, des méthodes, du matériel, des activités et des formes de travail afin de répondre aux besoins des élèves. Le choix A maintient les mêmes tâches, C impose une seule modalité de travail, B conserve des supports identiques et D des consignes identiques. Aucun de ces choix ne traduit réellement une différenciation pédagogique cohérente. Le choix E est donc le plus pertinent.

Références : Curriculum 2021 - différenciation pédagogique ; Curriculum 2021 - centration sur l’apprenant.
Question 8 — Lors de la mise en œuvre d’une activité orale, un professeur propose aux élèves d’une classe de la 4e année de l’enseignement primaire des situations de communication illustrées par des images, se rapportant au thème de la forêt, et leur demande de réemployer les moyens linguistiques servant à réaliser l’acte de langage « Interdire ». Quelle est l’étape méthodologique qui succède à la réalisation de la tâche demandée aux élèves ?
  1. A. Mise en situation
  2. B. Compréhension
  3. C. Évaluation
  4. D. Production
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Le réemploi de moyens linguistiques dans des situations nouvelles pour réaliser un acte de communication correspond à une phase de production ou de réinvestissement. Une fois la tâche accomplie, l’étape suivante consiste à vérifier l’atteinte de l’objectif et la qualité de la performance : il s’agit donc de l’évaluation. La mise en situation et la compréhension interviennent avant la production.

Références : Curriculum 2021 - communication orale ; Curriculum 2021 - perspective actionnelle.
Question 9 — Lors de la mise en œuvre d’une activité orale, une professeure demande aux élèves de reformuler respectivement les énoncés corrects produits par leurs camarades. Lequel de ces choix correspond à l’intervention de cette professeure ?
  1. A. La mémorisation des énoncés
  2. B. La correction phonétique
  3. C. La co-construction du sens
  4. D. La répétition des énoncés
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Le mot déterminant est « reformuler ». Reformuler ne consiste pas à répéter mot à mot : cela suppose de comprendre le sens de l’énoncé puis de l’exprimer autrement. Le Curriculum 2021 distingue d’ailleurs « restituer un énoncé entendu » et « reformuler, dans ses propres mots, un énoncé entendu ». Le choix D constitue donc un distracteur, tandis que C est le plus pertinent puisque les élèves reconstruisent le sens à partir des productions de leurs camarades.

Références : Curriculum 2021 - capacités de compréhension/production de l’oral ; Curriculum 2021 - stratégies de production de l’oral.
Question 10 — Lors de la mise en œuvre d’une activité de lecture, un professeur encourage les élèves d’une classe de la 5e année de l’enseignement primaire à expliquer dans leurs propres mots les stratégies qu’ils utilisent pour réaliser les tâches qui leur sont demandées. Lesquelles de ces stratégies ce professeur cible-t-il ?
  1. A. Stratégies métacognitives
  2. B. Stratégies de planification de la lecture
  3. C. Stratégies de gestion de la lecture
  4. D. Stratégies d’organisation des informations
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Lorsque l’élève est invité à expliquer les stratégies qu’il utilise, il réfléchit sur sa propre manière d’apprendre : ce qu’il fait, pourquoi il le fait et comment il s’y prend. C’est précisément le domaine de la métacognition. Les stratégies de planification, de gestion ou d’organisation sont des procédures particulières, alors que le fait d’en prendre conscience et de les verbaliser relève d’un niveau métacognitif.

Références : Curriculum 2021 - apprentissage collaboratif et recul métacognitif ; Curriculum 2021 - stratégies d’apprentissage.
Question 11 — Lors de l’étude d’un texte de lecture à caractère informatif se rapportant au thème de la citoyenneté en 6e année de l’enseignement primaire, une professeure pose aux élèves des questions pour les amener à déterminer la visée du texte et l’intention de son auteur. À quel processus de compréhension l’intervention de la professeure renvoie-t-elle ?
  1. A. Faire des déductions simples à partir des éléments du texte.
  2. B. Interpréter et intégrer des informations contenues dans le texte.
  3. C. Évaluer et critiquer le contenu et les éléments textuels.
  4. D. Identifier les informations explicitement énoncées dans le texte.
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Déterminer la visée d’un texte et l’intention de son auteur ne revient généralement pas à relever une information isolée et explicitement formulée. Il faut mettre en relation plusieurs indices du texte et construire une interprétation globale. Le choix B correspond donc au processus visé. Le choix D concerne la récupération d’informations explicites, A une déduction simple et locale, tandis que C suppose un jugement critique sur le contenu.

Références : Curriculum 2021 - stratégies de lecture ; Cadres internationaux de compréhension de l’écrit, notamment PIRLS.
Question 12 — Lors de la réalisation des exercices d’application portant sur l’accord du verbe avec le sujet, un professeur vérifie respectivement la compréhension des consignes en demandant aux élèves de les reformuler dans leur propre langage. À quel choix l’intervention de ce professeur correspond-elle ?
  1. A. Organiser le contenu.
  2. B. Identifier les procédures.
  3. C. Faire comprendre les tâches.
  4. D. Expliciter les démarches.
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
L’enseignant ne demande pas aux élèves d’expliquer une stratégie de résolution ou les étapes d’une procédure. Il vérifie qu’ils comprennent ce que la consigne leur demande de faire en les invitant à la reformuler. Il s’agit donc de faire comprendre la tâche. Le Curriculum 2021 place d’ailleurs « Comprendre la tâche demandée » parmi les stratégies d’apprentissage. Expliciter les démarches correspondrait plutôt à rendre explicites les procédures de résolution.

Références : Curriculum 2021 - stratégies de production de l’écrit.
Question 13 — Pendant l’étape de conceptualisation relative à une activité de lexique portant sur les homonymes, une professeure dirige rigoureusement cette activité d’apprentissage, s’assurant que tous les élèves avancent de manière synchronisée. À quel choix les gestes de cette professeure renvoient-ils ?
  1. A. L’accompagnement
  2. B. L’enseignement
  3. C. L’évaluation
  4. D. Le contrôle
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Les expressions « dirige rigoureusement » et « avancent de manière synchronisée » indiquent une forte régulation du déroulement de l’activité et du rythme collectif. Elles renvoient donc à une fonction de contrôle. L’accompagnement laisserait davantage de marge à l’initiative des élèves et à des rythmes différenciés. La situation décrite est au contraire caractérisée par un pilotage serré et une progression simultanée de tous.

Références : Curriculum 2021 - rôle de l’enseignant ; Cadre des gestes professionnels de l’enseignant.
Question 14 — Lors de la phase préparatoire d’une activité de production écrite ayant pour objectif : « Produire, en six lignes au moins, un récit (expérience personnelle/souvenir/événement vécu). », un professeur amène les élèves d’une classe de la 6e année de l’enseignement primaire à exploiter à nouveau le texte narratif étudié en lecture pendant les semaines 1 et 2 de l’unité 5. Lequel de ces objectifs d’apprentissage est visé par l’exploitation de ce texte ?
  1. A. Exprimer son opinion sur un passage du texte.
  2. B. Identifier les caractéristiques et la structure du texte narratif.
  3. C. Extraire les informations explicitement énoncées dans le texte.
  4. D. Déduire l’intention de l’auteur à partir du texte.
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
L’objectif final est la production d’un récit. La réexploitation du texte narratif dans la phase préparatoire vise donc moins la compréhension de son contenu que son utilisation comme modèle permettant d’identifier les caractéristiques et la structure du type d’écrit à produire. Le Curriculum 2021 demande, aux 4e, 5e et 6e années, une étude systématique et progressive des règles régissant chaque type d’écrit et un lien étroit entre lecture et production écrite.

Références : Curriculum 2021 - production de l’écrit en 4e, 5e et 6e années ; Curriculum 2021 - objectif de la production écrite.
Question 15 — Pour évaluer les acquis des élèves, à l’oral, en 5e année de l’enseignement primaire, une professeure choisit, dans le cadre du contrôle continu, de conduire un entretien oral, avec chaque élève, à partir d’images illustrant des situations se rapportant aux thèmes étudiés et aux objectifs de communication qui leur sont afférents. Laquelle de ces propositions permettrait à cette professeure de pratiquer une évaluation pertinente et objective des performances orales des élèves ?
  1. A. Évaluer les structures syntaxiques employées.
  2. B. Évaluer le lexique utilisé.
  3. C. Évaluer le langage non verbal.
  4. D. Évaluer la prononciation des mots.
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
La performance orale est multidimensionnelle. Le Curriculum 2021 prend en compte l’usage des acquis lexicaux, structuraux et discursifs, l’association du verbal et du non-verbal, l’adaptation à la situation de communication et les éléments prosodiques. Évaluer seulement la syntaxe, le lexique, le non-verbal ou la prononciation ne suffit donc pas pour porter un jugement pertinent et objectif sur la performance globale. Une évaluation rigoureuse suppose une grille comportant plusieurs critères et des indicateurs précis.

Références : Curriculum 2021 - capacités de production de l’oral ; Curriculum 2021 - stratégies de production orale.
Question 16 — Au cours du déroulement des activités orales, dans une classe de la 2e année de l’enseignement primaire, un professeur constate que certains élèves restent silencieux pendant les échanges collectifs. Lequel de ces choix le professeur opérerait-il pour favoriser la participation de ces élèves et évaluer leurs apprentissages à l’oral ?
  1. A. Les interroger, même s’ils n’osent pas participer aux échanges, pour les forcer à parler.
  2. B. Les aider à préparer la prise de parole en petit groupe avant l’échange collectif.
  3. C. Éviter de les interroger pour préserver leur appartenance au groupe-classe.
  4. D. Les inciter à lire, à voix haute, des dialogues pour évaluer leur prononciation.
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
La préparation de la prise de parole en petit groupe réduit la difficulté d’exposition devant toute la classe et permet aux élèves de s’entraîner dans un cadre plus sécurisant avant de participer à l’échange collectif. Ce choix est cohérent avec l’apprentissage collaboratif, interactif et la diversification des formes de travail préconisés par le Curriculum 2021. Forcer les élèves à parler, les exclure des échanges ou réduire l’oral à la lecture à voix haute sont moins pertinents.

Références : Curriculum 2021 - centration sur l’apprenant et diversification des formes de travail ; Curriculum 2021 - apprentissage collaboratif et différenciation.
Question 17 — Lors des évaluations accompagnant le processus d’apprentissage, une professeure constate que des élèves d’une classe de la 3e année de l’enseignement primaire lisent lentement, confondent les phonèmes proches et éprouvent des difficultés à comprendre le sens des mots et des phrases. Laquelle de ces pistes la professeure choisirait-elle pour remédier aux difficultés de lecture rencontrées par les élèves ?
  1. A. Axer le travail de remédiation sur la copie de syllabes et de mots contenant des graphèmes qui correspondent aux phonèmes proches, et sur la mémorisation de phrases simples.
  2. B. Axer le travail de remédiation sur l’écriture des graphèmes qui correspondent aux phonèmes proches et sur la lecture de mots usuels, de phrases simples et de textes courts.
  3. C. Axer le travail de remédiation sur des activités afférentes à la conscience phonologique, à la construction du principe alphabétique, au lexique, à la compréhension et à la fluidité.
  4. D. Axer le travail de remédiation sur la lecture et la mémorisation de phrases simples, et sur l’écriture, sous dictée, de mots usuels contenant des graphèmes complexes.
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Cette question reprend presque directement les composantes indiquées dans le Curriculum 2021 pour l’apprentissage initial de la lecture. Celui-ci identifie cinq habiletés de base : la conscience phonologique, le principe alphabétique, l’identification des mots/le lexique, la compréhension et la fluidité. Les difficultés décrites touchent plusieurs de ces dimensions à la fois : discrimination des sons, lenteur de lecture et compréhension. Une remédiation globale portant sur ces cinq composantes est donc la réponse la plus conforme.

Références : Curriculum 2021 - habiletés de base en lecture.
Question 18 — Lors de l’évaluation relative à une activité d’orthographe portant sur les homonymes « à/a - et/est », un professeur constate que des élèves d’une classe de la 4e année de l’enseignement primaire éprouvent des difficultés à distinguer ces homonymes et à réaliser convenablement les exercices proposés. Lequel de ces choix le professeur adopterait-il face à cette situation ?
  1. A. Choisir des phrases contenant les homonymes à/a - et/est, et demander à tous les élèves de les copier correctement sur leurs cahiers.
  2. B. Demander à toute la classe de refaire à domicile les exercices proposés dans le livret de l’élève, portant sur les homonymes à/a - et/est.
  3. C. Mettre en œuvre, une deuxième fois, l’activité d’orthographe, portant sur les homonymes à/a - et/est, lors d’une séance programmée pour la lecture.
  4. D. Considérer que les difficultés constatées, pendant l’évaluation relative à cette activité, sont dues à un manque de motivation de la part des élèves concernés.
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Le Curriculum 2021 précise que, dans les 4e, 5e et 6e années, l’étude de la langue doit rester articulée aux activités de lecture, d’oral et de production écrite. Il recommande aussi d’exploiter les structures syntaxiques et les règles orthographiques au fur et à mesure de leur apparition dans les supports, en fonction des besoins et difficultés identifiés. Le soutien accompagne par ailleurs l’évaluation. Le choix C est donc le plus adapté parmi les propositions, car il permet de reprendre la difficulté dans un contexte de lecture porteur de sens.

Références : Curriculum 2021 - activités de langue liées aux autres domaines ; Curriculum 2021 - soutien pédagogique.
Question 19 — Lors d’une dictée, une professeure oriente les élèves à écrire correctement les mots qu’elle dit : elle dicte respectivement les mots en indiquant, pour chaque mot dicté, comment il doit être orthographié avant que les élèves ne l’écrivent. À quel choix l’intervention de cette professeure renvoie-t-elle ?
  1. A. La modélisation du processus d’apprentissage
  2. B. Un effet du contrat didactique
  3. C. L’explicitation de la consigne
  4. D. La structuration des apprentissages abordés
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
Dans une dictée, l’élève est censé mobiliser lui-même la représentation orthographique du mot. Lorsque l’enseignante indique à l’avance comment chaque mot doit s’écrire, elle fournit une partie essentielle de la réponse que l’élève devait produire. Elle modifie ainsi la tâche en réduisant artificiellement la difficulté. Cette situation correspond à un effet du contrat didactique, plus précisément à un phénomène proche de l’effet Topaze. La modélisation, elle, consisterait à rendre visible une stratégie ou un raisonnement, non à donner la réponse attendue.

Références : Théorie des situations didactiques - Guy Brousseau.
Question 20 — Un professeur procède à l’évaluation des textes écrits par des élèves lors d’une activité de production écrite. Laquelle de ces propositions permettrait à ce professeur d’évaluer pertinemment les productions des élèves ?
  1. A. Évaluer la pertinence et la cohérence des productions ainsi que la correction de la langue, à l’aide d’indicateurs précis.
  2. B. Évaluer le lexique utilisé, les structures syntaxiques employées et l’orthographe des mots contenus dans les textes.
  3. C. Évaluer le respect de la consigne, abstraction faite de l’enchaînement des phrases et de la correction de la langue.
  4. D. Évaluer l’agencement des mots dans les phrases, l’enchaînement des idées et la pertinence du lexique employé.
  5. E. Aucun des choix précédents n’est correct.
La production écrite ne se réduit pas au repérage des erreurs lexicales, syntaxiques ou orthographiques. Elle doit aussi répondre à une intention de communication, être pertinente par rapport à la tâche, cohérente et linguistiquement correcte. Le choix A réunit ces dimensions et ajoute l’utilisation d’indicateurs précis, ce qui renforce l’objectivité de l’évaluation. B néglige la pertinence et la cohérence, C exclut explicitement des dimensions essentielles, et D reste incomplet.

Références : Curriculum 2021 - objectif de la production de l’écrit ; Curriculum 2021 - stratégies de production écrite.