Correction complète — Épreuve de didactique de la langue française — enseignement primaire — session janvier 2025

25 questions avec réponses, explications et références.

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Didactique de la langue française — Q26 à Q50

Question 1 — Laquelle des propositions suivantes correspond à la définition de la transposition didactique ?
  1. A. La transposition didactique est un processus axé sur la conception et l'élaboration des dispositifs d'évaluation, de soutien et de remédiation.
  2. B. La transposition didactique est un processus axé sur le traitement systématique des difficultés d'enseignement à des fins de régulation et de réajustement.
  3. C. La transposition didactique est un processus axé sur le choix des modalités pédagogiques à adopter pour mettre en œuvre les activités d'enseignement/apprentissage.
  4. D. La transposition didactique est un processus axé sur la transformation et l'adaptation du savoir savant à des fins d'enseignement et d'apprentissage.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
La transposition didactique désigne le passage d'un savoir scientifique/savant à un savoir sélectionné, organisé et adapté pour être enseigné et appris. La formulation D correspond directement à cette définition.
Question 2 — Parmi les propositions suivantes, quelle est celle qui correspond à la définition du triangle didactique ?
  1. A. Le triangle didactique est un schéma qui permet de modéliser la situation didactique autour de trois pôles et leurs relations : enseignant, savoir et élève.
  2. B. Le triangle didactique est un schéma qui permet de modéliser les relations entre enseignant et savoir dans une situation à finalité didactique.
  3. C. Le triangle didactique est un schéma qui permet de modéliser les relations entre enseignant et élève dans une situation à finalité didactique.
  4. D. Le triangle didactique est un schéma qui permet de modéliser les relations entre élève et savoir dans une situation à finalité didactique.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Le triangle didactique modélise trois pôles indissociables — enseignant/professeur, élève/apprenant et savoir — ainsi que les relations qui les unissent.
Question 3 — Quelle est la proposition qui renvoie à la situation didactique ?
  1. A. Elle permet à l'élève de mobiliser ses ressources et d'utiliser les éléments de résolution qu'il possède au départ pour réaliser la tâche demandée.
  2. B. Elle permet à l'élève de mobiliser ses connaissances et ses représentations afin d'en remettre certaines en cause mais aussi d'en construire de nouvelles.
  3. C. Elle permet à l'élève de réaliser des activités d'application pour s'approprier des savoirs et savoir-faire et maîtriser les objectifs d'apprentissage visés.
  4. D. Elle permet à l'élève de réaliser des activités d'évaluation appropriées lui permettant de prendre conscience de ses réussites et d'identifier ses difficultés.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Une situation didactique, particulièrement lorsqu'elle prend la forme d'une situation-problème, s'appuie sur les conceptions et connaissances disponibles de l'élève pour provoquer une réorganisation des représentations et la construction de nouveaux savoirs.
Question 4 — Laquelle des propositions, ci-dessous, est une spécificité de l'oral ?
  1. A. L'utilisation des signes de ponctuation.
  2. B. La lisibilité et l'expressivité du texte.
  3. C. La présence de signaux de régulation non verbaux.
  4. D. L'organisation des signes graphiques.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
L'oral mobilise non seulement la parole mais aussi des éléments non verbaux : gestes, mimiques, regard, réactions de l'interlocuteur et autres signaux qui régulent l'échange.
Question 5 — Laquelle des stratégies d'apprentissage, ci-dessous, est appropriée à la réception de l'oral ?
  1. A. Interpréter le langage non verbal.
  2. B. Prendre son temps, parler lentement.
  3. C. Anticiper l'organisation du texte à produire.
  4. D. Reformuler, expliquer en cas d'incompréhension.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Le curriculum classe explicitement « Interpréter le langage non verbal » parmi les stratégies d'écoute, donc de réception/compréhension de l'oral.
Question 6 — Lors de l'évaluation des apprentissages relatifs à l'oral, un professeur demande aux élèves d'une classe de la 5e année de l'enseignement primaire d'identifier les moyens linguistiques servant à réaliser l'acte de langage « Conseiller ». Dans quelle proposition les moyens linguistiques indiqués conviennent-ils tous à la réalisation de cet acte de langage ?
  1. A. … être obligé de … - Il faut … - Il importe de … - Il ne faut pas …
  2. B. Il est interdit de… - Il est recommandé de… - Il serait souhaitable de… - Il faut…
  3. C. Tu ferais bien de… - Il serait sage de… - À ta place, je … - Il vaut mieux…
  4. D. Il importe de … - … avoir l'obligation de … - Il serait génial de … - Ce serait bien de …
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Les quatre formulations de C ont une valeur de conseil ou de recommandation. Elles proposent une conduite jugée préférable sans formuler principalement une interdiction ou une obligation institutionnelle.
Question 7 — Lors de la mise en œuvre d'une activité orale, une professeure demande aux élèves d'une classe de la 6e année de l'enseignement primaire d'identifier l'acte de langage auquel correspond l'énoncé suivant : « Nous aimerions partir en voyage les vacances prochaines. »
  1. A. Exprimer un ordre.
  2. B. Exprimer une obligation.
  3. C. Exprimer un conseil.
  4. D. Exprimer un souhait.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Le verbe « aimer » au conditionnel présent (« nous aimerions ») exprime ici un désir ou un souhait concernant un voyage futur.
Question 8 — Lors d'une activité orale, un professeur demande aux élèves de produire des énoncés pour exprimer une obligation. Laquelle des réponses, ci-dessous, présentées par des élèves, convient à la consigne donnée par ce professeur ?
  1. A. Nous devons protéger notre environnement.
  2. B. Nous souhaiterions participer à des actions citoyennes.
  3. C. Ce serait génial de visiter le jardin zoologique de Rabat.
  4. D. Il est interdit de jouer au ballon dans les jardins publics.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
« Devoir + infinitif » est un moyen direct d'exprimer l'obligation. « Nous devons protéger… » correspond donc sans ambiguïté à l'acte demandé.
Question 9 — De quel sous-domaine d'apprentissage la capacité suivante relève-t-elle ? « Mémoriser des énoncés et des textes pour développer sa mémoire auditive. »
  1. A. La réception de l'oral.
  2. B. La production de l'oral.
  3. C. La compréhension de l'écrit.
  4. D. La production de l'écrit.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Cette capacité figure explicitement dans le tableau officiel des capacités sous la rubrique « Compréhension de l'oral », que l'épreuve désigne ici comme « réception de l'oral ».
Question 10 — Lors de l'étape de production d'une activité orale, une professeure propose des situations aux élèves d'une classe de la 5e année de l'enseignement primaire, et les invite à réaliser l'acte de langage « Recommander ». Parmi les propositions, ci-dessous, quelle est celle à laquelle renvoie le travail effectué par la professeure et les élèves juste avant cette étape de production ?
  1. A. Évaluation et soutien.
  2. B. Réception/Compréhension.
  3. C. Entraînement/Réemploi.
  4. D. Observation/Découverte.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Dans la démarche méthodologique usuelle des activités orales, l'exploitation des moyens linguistiques et leur réemploi/entraînement précèdent la production autonome ou semi-autonome. L'étape immédiatement antérieure à la production est donc l'Entraînement/Réemploi.
Question 11 — Lors d'une activité de lecture-diction, un professeur constate que des élèves d'une classe de la 5e année de l'enseignement primaire ne parviennent pas à prononcer correctement les mots contenant les graphèmes qui correspondent au phonème [ɑ̃]. Laquelle des propositions choisirait-il pour traiter cette difficulté ?
  1. A. Écrire des mots contenant les graphèmes du phonème [ɑ̃], les lire et faire remarquer que les lèvres sont écartées et la langue en avant, puis faire relire les mots.
  2. B. Écrire des mots contenant les graphèmes du phonème [ɑ̃], les lire et faire remarquer que les lèvres sont fermées et la langue en avant, puis faire relire les mots.
  3. C. Écrire des mots contenant les graphèmes du phonème [ɑ̃], les lire et faire remarquer que les lèvres sont un peu arrondies et la langue en arrière, puis faire relire les mots.
  4. D. Écrire des mots contenant les graphèmes du phonème [ɑ̃], les lire et faire remarquer que les lèvres sont ouvertes et la langue en avant, puis faire relire les mots.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
La caractéristique discriminante décisive est la position postérieure de la langue pour [ɑ̃]. La formulation pédagogique « lèvres un peu arrondies, langue en arrière » correspond exactement à l'option C et à une description utilisée dans la littérature de correction phonétique.
Question 12 — Parmi les stratégies d'apprentissage, ci-dessous, quelle est celle qui convient à la compréhension de l'écrit ?
  1. A. Adopter une posture d'écoute.
  2. B. Recourir à des éléments prosodiques pour appuyer ses propos.
  3. C. Adapter sa façon de dire/parler à ses interlocuteurs.
  4. D. Anticiper l'organisation du texte à produire.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Aucune des quatre premières propositions n'appartient aux stratégies de compréhension de l'écrit : A relève de l'écoute, B et C de la production orale, D de la production écrite.
Question 13 — Lors d'une séance dévolue à l'évaluation et au soutien en lecture, une professeure propose respectivement des séquences de sons aux élèves d'une classe de la 3e année de l'enseignement primaire, et leur demande de combiner les sons de chacune d'elles pour former un mot usuel. Quelle habileté de la conscience phonologique ces élèves mobiliseraient-ils ?
  1. A. L'isolation.
  2. B. La substitution.
  3. C. La soustraction.
  4. D. La fusion.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Combiner plusieurs sons ou phonèmes pour former une unité plus grande, notamment un mot, est une opération de fusion (blending) phonologique.
Question 14 — Lors d'une activité de lecture, une professeure demande aux élèves d'une classe de la 5e année de l'enseignement primaire de prélever des informations explicites dans un texte. À quelle étape méthodologique la consigne donnée aux élèves correspond-elle ?
  1. A. … à la réaction au texte.
  2. B. … à la compréhension du texte.
  3. C. … à la lecture oralisée du texte.
  4. D. … à la découverte du texte.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Prélever des informations explicitement présentes dans un texte est une tâche de construction et de vérification du sens : elle appartient donc à l'étape de compréhension.
Question 15 — À quel sous-domaine d'apprentissage la capacité suivante renvoie-t-elle ? « Interpréter des idées et des informations contenues dans un texte lu. »
  1. A. … à la compréhension de l'écrit.
  2. B. … à la production de l'écrit.
  3. C. … à la production de l'oral.
  4. D. … à la réception de l'oral.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
La capacité citée figure dans le tableau officiel des capacités de « Lecture » ; fonctionnellement, elle relève de la compréhension de l'écrit.
Question 16 — Lors d'une activité de lecture, une professeure affiche au tableau des étiquettes portant des mots usuels relatifs au thème de « L'environnement » et demande aux élèves d'une classe de la 1re année de l'enseignement primaire d'identifier, dans ces mots, le graphème qui correspond au son [d]. À quelle proposition la consigne donnée aux élèves renvoie-t-elle ?
  1. A. … à la lecture des mots.
  2. B. … au principe alphabétique.
  3. C. … à la compréhension des mots.
  4. D. … à la conscience phonémique.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Le principe alphabétique consiste à comprendre la correspondance entre les unités de l'écrit (graphèmes) et celles de l'oral (phonèmes). Identifier le graphème associé au son [d] relève directement de cette correspondance.
Question 17 — Lors de la mise en œuvre d'une activité de lecture, un professeur demande aux élèves d'une classe de la 6e année de l'enseignement primaire de lire le texte et de répondre à des questions pour déduire des informations implicites. À quelle proposition la tâche demandée aux élèves correspond-elle ?
  1. A. Identifier des informations explicites.
  2. B. Évaluer des éléments textuels.
  3. C. Faire des inférences simples.
  4. D. Reformuler un paragraphe du texte.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Une information implicite n'est pas donnée littéralement : le lecteur doit la construire à partir d'indices textuels et de ses connaissances. Cette opération est une inférence.
Question 18 — Lors de la mise en œuvre d'une activité de lecture, un professeur demande aux élèves d'une classe de la 3e année de l'enseignement primaire d'identifier, dans des mots composant des phrases écrites au tableau, les graphèmes qui correspondent au phonème [o]. Parmi les objectifs ci-dessous, quel est celui qui correspond à la consigne donnée par ce professeur ?
  1. A. Identifier, dans des mots donnés, des syllabes contenant le phonème [o].
  2. B. Discriminer les graphèmes qui correspondent au phonème [o].
  3. C. Discriminer le phonème [o] dans des mots usuels donnés.
  4. D. Lire des phrases composées de mots contenant le phonème [o].
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
La consigne cible les formes écrites qui représentent le phonème [o] ; l'objectif porte donc sur la discrimination/identification des graphèmes correspondants.
Question 19 — À la fin d'une activité de lecture, une professeure demande aux élèves d'une classe de l'enseignement primaire d'exprimer leur avis sur une idée contenue dans le texte lu. Quelle habileté cette professeure envisage-t-elle d'évaluer ?
  1. A. La synthèse.
  2. B. L'évaluation.
  3. C. L'analyse.
  4. D. L'application.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Exprimer un avis sur une idée revient à porter un jugement ou une appréciation. Dans la taxonomie cognitive mobilisée par les choix proposés, cela relève de l'évaluation.
Question 20 — Laquelle des stratégies, ci-dessous, est appropriée à la production de l'écrit ?
  1. A. Formuler des hypothèses sur le sens du texte.
  2. B. Entrer dans le texte en utilisant le paratexte.
  3. C. Retenir l'essentiel de l'information véhiculée par un texte.
  4. D. Recourir à des éléments prosodiques pour appuyer ses propos.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Les trois premières propositions sont des stratégies de lecture/compréhension de l'écrit ; la quatrième est une stratégie de production orale. Aucune ne relève de la production écrite.
Question 21 — Voici une situation relative à une activité de production écrite destinée à des élèves de la 4e année de l'enseignement primaire : « En te promenant dans la forêt en compagnie de tes parents, tu as constaté que des enfants jetaient des déchets sous des arbres. Écris, pour le journal de ton école, un texte de trois ou quatre phrases dans lequel tu conseilles à tes camarades de respecter la forêt. » Lequel des objectifs, ci-dessous, est approprié à cette situation d'écriture ?
  1. A. Produire, en trois ou quatre phrases, un texte à visée injonctive se rapportant à la protection de la forêt.
  2. B. Produire, en trois ou quatre phrases, un texte à visée explicative se rapportant à la protection de la forêt.
  3. C. Produire, en trois ou quatre phrases, un texte à visée informative se rapportant à la protection de la forêt.
  4. D. Produire, en trois ou quatre phrases, un texte à visée narrative se rapportant à la protection de la forêt.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
La consigne demande de conseiller des camarades afin qu'ils adoptent un comportement : respecter la forêt. La finalité est donc d'inciter à l'action, ce qui caractérise un texte à visée injonctive.
Question 22 — Laquelle des capacités, ci-dessous, est appropriée à la production de l'écrit ?
  1. A. Acquérir des informations déduites d'un texte lu.
  2. B. Maîtriser les tracés de base de l'écriture.
  3. C. Utiliser des stratégies de compréhension diversifiées.
  4. D. Réagir à une sollicitation verbale.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Le curriculum classe la maîtrise des tracés de base de l'écriture dans les capacités de production de l'écrit.
Question 23 — Lors d'une séance dévolue à la dictée, un professeur demande aux élèves d'une classe de l'enseignement primaire d'écrire, sous dictée, la phrase proposée pour cette activité. Quelle est l'étape méthodologique qui succède à la réalisation de cette tâche ?
  1. A. Observation/Découverte.
  2. B. Entraînement/application.
  3. C. Production/Réalisation.
  4. D. Évaluation/Correction.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
L'écriture sous dictée constitue la phase de réalisation/production. Une fois la phrase produite, l'étape logique suivante est l'évaluation et la correction des productions.
Question 24 — Lors d'une activité de production écrite, une professeure demande aux élèves d'une classe de la 5e année de l'enseignement primaire d'écrire le deuxième jet du texte demandé. Quelle est l'étape méthodologique qui précède la réalisation de la tâche demandée à ces élèves ?
  1. A. La correction du deuxième jet.
  2. B. La phase préparatoire orale.
  3. C. La correction du premier jet.
  4. D. L'écriture du premier jet.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
Le deuxième jet est une réécriture améliorée. Il intervient après la relecture, l'évaluation et la correction du premier jet ; l'étape immédiatement précédente est donc la correction du premier jet.
Question 25 — Pour corriger les textes écrits par les élèves d'une classe de la 6e année de l'enseignement primaire, lors d'une activité de production écrite, un professeur se base sur des critères et des indicateurs. Lequel des indicateurs, ci-dessous, permettrait à ce professeur d'évaluer le critère de la pertinence des productions des élèves ?
  1. A. Les phrases du texte produit sont grammaticalement correctes.
  2. B. Les phrases du texte produit sont articulées entre elles et ont du sens.
  3. C. Le texte produit est lisible et convenablement présenté.
  4. D. La consigne d'écriture, explicitée lors de la phase préparatoire, est respectée.
  5. E. Aucun des choix précédents n'est correct.
En évaluation d'une production écrite, la pertinence mesure d'abord l'adéquation de la production à la tâche, au sujet et à la consigne. Le respect de la consigne est donc l'indicateur pertinent.