1. À quel mouvement littéraire appartient ce texte ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- ALe Romantisme.
- BLe Classicisme.
- CLe Réalisme.
- DLe Symbolisme.
2. Le Rouge et le Noir de Stendhal appartient au genre romanesque suivant :
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- Ale roman historique.
- Ble roman social.
- Cle roman de mœurs.
- Dle roman d'apprentissage.
3. Quel événement pousse Julien à quitter la maison de M. de Rénal dans ce passage ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- AUne proposition avantageuse de M. Valenod.
- BUn différend avec les domestiques.
- CLa colère de Julien contre les femmes du château.
- DUne dispute avec M. de Rénal sur l'éducation des enfants.
4. Comment se caractérise le ton de l'échange entre Julien et M. de Rénal ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- ACalme et apaisant.
- BTendu et agressif.
- CIronique et sarcastique.
- DAmical et compréhensif.
5. Quel sentiment prédomine chez M. de Rénal lorsqu'il accepte les demandes de Julien ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- AJoie.
- BColère.
- CSoulagement.
- DIndifférence.
6. Où se rend Julien après avoir quitté la maison de M. de Rénal ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- AChez M. Valenod.
- BDans les grands bois.
- CChez M. Chélan.
- DÀ Vergy.
7. Quelle est la réaction de Julien lorsqu'il réalise qu'il a gagné la confrontation ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- AIl se met à pleurer.
- BIl est apaisé.
- CIl se sent coupable.
- DIl regrette ses paroles.
8. Quel élément naturel symbolise la posture romantique de Julien ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- AUn sentier étroit.
- BUn roc immense.
- CUn arbre centenaire.
- DUn oiseau de proie.
9. Que représente l'épervier dans l'imaginaire de Julien ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- ALa force et la retraite du monde.
- BLa faiblesse et la dépendance.
- CLa sagesse et la prudence.
- DLa colère et l'agitation.
10. Quel sentiment envahit Julien en contemplant l'oiseau de proie ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- ALa joie de vivre.
- BLe désir de réussir.
- CLa peur de déchoir.
- DL'envie de voler.
11. Quelle question cruciale se pose Julien en contemplant le ciel ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- AOù aller ensuite ?
- BQue sera ma destinée ?
- CComment reconquérir la confiance de M. de Rénal ?
- DPourquoi suis-je ici ?
12. Quelle destinée Julien envie-t-il en contemplant l'oiseau de proie ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- ACelle d'un écrivain notoire.
- BCelle d'un homme politique.
- CCelle d'un empereur célèbre.
- DCelle d'un vieil ermite.
13. Quel détail réaliste rend la confrontation des personnages plus tendue ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- ALes domestiques occupés à arranger les lits.
- BLes cigales chantant dans le champ.
- CL'annonce de la diminution de salaire.
- DL'arrivée soudaine de M. Valenod.
14. Quel symbole naturel est utilisé pour représenter la gloire future de Julien ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- ALe grand rocher.
- BLe ciel embrasé par le soleil.
- CLes cigales chantant dans le champ.
- DL'épervier décrivant des cercles immenses.
15. Le grand rocher sur lequel se tient Julien est un symbole de :
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- Asa colère inextinguible.
- Bson idéal contemplatif.
- Csa témérité juvénile.
- Dsa position sociale.
16. Quelle est la valeur de l'imparfait dans : « M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château » ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- AItératif.
- BDuratif.
- CDescriptif.
- DHistorique.
17. Que symbolise la montée de Julien par « un étroit sentier » ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- AJulien n'aime pas les hauteurs accessibles à tous.
- BJulien doit passer par des chemins sinueux s'il veut réussir.
- CJulien ne doit pas faire de compromis pour réussir.
- DJulien, pour réussir, doit s'éloigner des hommes.
18. Quel registre littéraire met en relief l'intensité de la colère de Julien ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- ALe registre satirique.
- BLe registre oratoire.
- CLe registre polémique.
- DLe registre épique.
19. « Il a besoin d'y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l'agitaient. » Dans l'énoncé souligné, Stendhal a recours à deux figures de rhétorique :
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- Aune personnification et une hyperbole.
- Bune périphrase et une comparaison.
- Cune litote et une métaphore.
- Dune personnification et une prosopopée.
20. « L'entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d'eau qui fait déborder le vase. » L'énoncé ci-dessus comporte une figure d'analogie :
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- Aune hyperbole.
- Bune parabole.
- Cune réification.
- Dune métaphore.
21. « Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu'avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu'avec moi ? » Dans cet énoncé, Julien a recours à une figure d'atténuation. Il s'agit :
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- Ad'une litote.
- Bd'un euphémisme.
- Cd'une question rhétorique.
- Dd'une antiphrase.
22. L'expression (l'oiseau de proie) contient un procédé de substitution. Il s'agit d'une :
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- Aparaphrase.
- Bpériphrase.
- Csynecdoque.
- Dmétonymie.
23. (Loin de désirer s'astreindre à une nouvelle scène d'hypocrisie) L'énoncé comporte :
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- Aune antithèse.
- Bune antiphrase.
- Cune litote.
- Dune anacoluthe.
24. (Plus pâle, plus sombre qu'à l'ordinaire, il s'élança vers lui) Dans l'énoncé suivant, qui voit :
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- Aun observateur extérieur.
- Ble personnage de Julien.
- Cles domestiques.
- Dle narrateur omniscient.
25. Quel type de focalisation domine dans le dernier paragraphe ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- AUn point de vue auctorial.
- BUne focalisation degré 0.
- CUne focalisation interne.
- DUne focalisation externe.
26. Quelle est la principale caractéristique du discours de Julien lors de la confrontation avec M. de Rénal ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- Adiscours direct et formel.
- Bdiscours indirect et hésitant.
- Cdiscours indirect libre et sarcastique.
- Dun discours incohérent.
27. Quel champ lexical permet de déployer le thème de la confrontation dans le texte ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- Aguerre, trêve, alliance.
- Bpaix, compréhension, conciliation.
- Chostilité, reproches, colère.
- DHarmonie, collaboration, coopération.
28. Quel champ lexical développe le thème de la méditation vers la fin du texte ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- Aaction, agitation, mouvement.
- Btranquillité, contemplation, réflexion.
- Cbruit, tumulte, agitation.
- Dcolère, confrontation, hostilité.
29. Que permet au lecteur la scène de la contemplation de Julien dans les grands bois ?
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- AIl perd la perspective de Julien.
- BIl accède à ses pensées profondes.
- CIl se concentre sur le paysage environnant.
- DIl se détache émotionnellement de Julien.
30. Ce passage préfigure la destinée de Julien parce que :
M. de Rénal qui suivait toutes les chambres du château, revint dans celle des enfants avec les domestiques qui rapportaient les paillasses. L’entrée soudaine de cet homme fut pour Julien la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus pâle, plus sombre qu’à l’ordinaire, il s’élança vers lui. M. de Rénal s’arrêta et regarda ses domestiques.
— Monsieur, lui dit Julien, croyez-vous qu’avec tout autre précepteur, vos enfants, eussent fait les mêmes progrès qu’avec moi ? Si vous répondez que non, continua Julien, sans laisser à M. de Rénal le temps de parler, comment osez-vous m’adresser le reproche que je les néglige ?
M. de Rénal, à peine remis de sa peur, conclut du ton étrange qu’il voyait prendre à ce petit paysan, qu’il avait en poche quelque proposition avantageuse, et qu’il allait le quitter. La colère de Julien s’augmentant à mesure qu’il parlait :
— Je puis vivre sans vous, monsieur, ajouta-t-il.
— Je suis vraiment fâché de vous voir si agité, répondit M. de Rénal, en balbutiant un peu. Les domestiques étaient à dix pas occupés à arranger les lits.
— Ce n’est pas ce qu’il me faut, monsieur, reprit Julien hors de lui ; songez à l’infamie des paroles que vous m’avez adressées, et devant des femmes encore !
M. de Rénal ne comprenait que trop ce que demandait Julien, et un pénible combat déchirait son âme. Il arriva que Julien effectivement fou de colère, s’écria :
— Je sais où aller, monsieur, en sortant de chez vous.
À ce mot, M. de Rénal vit Julien installé chez M. Valenod.
— Eh bien ! monsieur, lui dit-il enfin avec un soupir et de l’air dont il eût appelé le chirurgien pour l’opération la plus douloureuse, j’accède à votre demande. À compter d’après-demain, qui est le premier du mois, je vous donne cinquante francs par mois. […]
Julien s’échappa rapidement et monta dans les grands bois par lesquels on peut aller de Vergy à Verrières. Il ne voulait point arriver si tôt chez M. Chélan. Loin de désirer s’astreindre à une nouvelle scène d’hypocrisie, il avait besoin d’y voir clair dans son âme, et de donner audience à la foule de sentiments qui l’agitaient.
J’ai gagné une bataille, se dit-il aussitôt qu’il se vit dans les bois et loin du regard des hommes, j’ai donc gagné une bataille !
Ce mot lui peignait en beau toute sa position et rendit à son âme quelque tranquillité.
Me voilà avec cinquante francs d’appointements par mois, il faut que M. de Rénal ait eu une belle peur. Mais de quoi ? […]
Julien prenait haleine un instant à l’ombre de ces grandes roches, et puis se remettait à monter. Bientôt par un étroit sentier à peine marqué et qui sert seulement aux gardiens des chèvres, il se trouva debout sur un roc immense et bien sûr d’être séparé de tous les hommes. Cette position physique le fit sourire, elle lui peignait la position qu’il brûlait d’atteindre au moral. […]
Julien debout sur son grand rocher regardait le ciel, embrasé par un soleil d’août. Les cigales chantaient dans le champ au-dessous du rocher ; quand elles se taisaient tout était silence autour de lui. Il voyait à ses pieds vingt lieues de pays. Quelque épervier parti des grandes roches au-dessus de sa tête était aperçu par lui, de temps à autre, décrivant en silence ses cercles immenses. L’œil de Julien suivait machinalement l’oiseau de proie. Ses mouvements tranquilles et puissants le frappaient, il enviait cette force, il enviait cet isolement.
C’était la destinée de Napoléon, serait-ce un jour la sienne ?
- AJulien est condamné à l'échec, car il ne possède aucun sens des réalités.
- BJulien va réussir, car il a remporté la bataille contre M. de Rénal.
- CJulien connaîtra la réussite, car c'est un jeune homme brillant et instruit.
- DJulien échouera, car il appartient à une famille paysanne pauvre.
31. Mon père nous quitta le surlendemain à l'aube...
Mon père nous quitta le surlendemain à l’aube. Il partit, avec pour tout bagage, une sacoche de berger, en palmier nain, dont il avait fait l’acquisition la veille, une faucille neuve et un sac en toile, avec une fermeture à coulisse. Ma mère l’avait confectionné dans un morceau de haïk de coton et l’avait bourré de provisions : olives noires, figues sèches, farine grillée et sucrée, deux pains parfumés à l’anis et dix qarchalas. Nous appelons ainsi des petits pains ronds sucrés, parfumés à l’anis et à la fleur d’oranger et décorés de grains de sésame.
- ALa passé simple de Driss Chraïbi.
- BLa boite à merveilles d'Ahmed Sefrioui.
- CL'enfant du sable de Tahar Benjelloun.
- DLe fils du pauvre de Mouloud Feraoun.
32. Le père Ramdane réussissait avec beaucoup de vigilance...
Le père Ramdane réussissait avec beaucoup de vigilance à assurer à la maisonnée le maigre couscous quotidien. Lorsque les travaux était momentanément arrêtés, il se faisait manœuvre et aidait comme journalier deux maçons qui construisaient pour les riches. Quand on a bâti au village le premier moulin à presse hydraulique, puits et pompe, mon père y a travaillé vingt-deux jours. Ces journées m’ont laissé aussi leur souvenir. Les travaux avaient débuté au mois de juin, je crois. Nous étions encore à l’école. Le chantier se trouvait juste en face de chez nous, à une centaine de mètres. Il y avait là, en même temps que mon père, notre cousin Kaci le père de Saïd et Arab, le père d’Achour, un camarade d’école !
- APortrait d'un décolonisé d'Albert Memmi.
- BNedjma de Kateb Yacine.
- CL'enfant du sable de Tahar Benjelloun.
- DLe fils du pauvre de Mouloud Feraoun.
33. Étoffe et chair fraîchement lavées...
Étoffe et chair fraîchement lavées, Nedjma est nue dans sa robe ; elle secoue son écrasante chevelure fauve, ouvre, et referme la fenêtre ; on dirait qu’elle cherche, inlassablement, à chasser l’atmosphère, ou tout au moins à la faire circuler par ses mouvements ; sur l’espace frais et transparent de la vitre, les mouches blotties se laissent assommer, ou feignent la mort à chaque déplacement d’air ; Nedjma s’en prend ensuite à un moustique, avec un mouchoir dont elle s’évente en même temps ; épuisée, elle s’assoit à même le carrelage ; son regard plonge dans l’ombre ; elle entend remuer la broussaille ; « ce n’est pas le vent »...
- ANedjma de Kateb Yacine.
- BL'inspecteur Ali de Driss Chraïbi.
- CLe pain nu de Mohammed Choukri.
- DLa marche de l'incertitude de Yamen Manai.
34. Devant l'impossible union des deux parties de moi-même...
Devant l’impossible union des deux parties de moi-même, je décidai de choisir. Entre l’Orient et l’Occident, entre les croyances africaines et la philosophie, entre le patois et le français, il me fallait choisir ; je choisissais Poinsot, ardemment, vigoureusement. Un jour, entrant dans un café, je me suis vu en face de moi-même ; j’eus une peur atroce. J’étais moi et je m’étais étranger. C’était un miroir qui couvrait tout un mur, si net qu’on ne le devinait pas. Je me devenais étranger tous les jours davantage.
- ALes étoiles de Sidi Moumen de Mahi Binebine.
- BLa boîte à merveilles d’A. Sefrioui.
- CLa statue de sel d'Albert Memmi.
- DLe Harem et l'Occident de Fatima Mernissi.
35. Nagib a remis la porte d'entrée sur ses gonds...
Nagib a remis la porte d’entrée sur ses gonds, a fait craquer ses doigts et nous a dit : — Venez voir, mes agneaux, la splendeur des splendeurs. Nous sommes montés et nous avons vu. Par terre, dans le salon, il y avait des planches, deux ou trois encore entières, les autres en éclats. Des morceaux de fil de fer, des clous tordus. Et au milieu de tout cela, quelque chose de noir, pesant, oblong, qui tenait du coffre et de l’armoire. Avec un cadran, deux boutons et une plaque de métal où était gravé en relief un mot que je ne comprenais pas : BLAUPUNKT. Ma mère a considéré Nagib et a levé les bras au ciel. Puis elle a considéré le meuble, longuement ; a tourné tout autour, les mains dans le dos ; a tapoté le cadran, tourné les boutons. Et comme le meuble ne réagissait pas, elle s’est arrêtée et m’a dit : — Qu’est-ce que c’est, cette chose ?
- AL'heure du cru d'Azza Filali.
- BLa Civilisation ma Mère ! ... de Driss Chraïbi.
- CLa mère du printemps de Driss Chraïbi.
- DUne année chez les Français de Fouad Laroui.
36. Quelle est la principale thématique commune aux auteurs magrébins d'expression française ?
- ALa littérature jeunesse.
- BLa condition féminine.
- CL'identité et l'altérité.
- DLa condition ouvrière.
37. Les fables sont toujours affiliées au genre :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Adu fabliau.
- Bdu conte.
- Cde l'apologue.
- Dde la poésie.
38. Le texte ci-dessus est une fable parce qu'il constitue :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Aun récit merveilleux destiné exclusivement aux enfants.
- Bun récit allégorique à visée didactique.
- Cun récit mythologique au service d'une morale.
- Dune affabulation destinée à divertir le grand public.
39. Quel est le thème principal de la fable "Le Loup et le Chien" ?
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- ALa prédation.
- BLa liberté.
- CLa sauvagerie.
- DLa misère.
40. La fable ci-dessus livre le portrait d'un loup :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Afameux.
- Bfamélique.
- Cmalfamé.
- Dmaléfique.
41. Que signifie le terme « Mâtin » dans le vers 8 ?
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- AChien malicieux.
- BGrand chien de garde.
- CGros chien.
- DChien berger.
42. La majuscule au début des mots Loup et Chien indique :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Aune allégorie.
- Bune antonomase.
- Cune personnification.
- Dune hypotypose.
43. Les personnages du Loup et du Chien ont été spécifiquement choisis pour cette fable parce qu'ils sont :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Ades animaux carnivores de la famille des canidés.
- Bdes animaux dotés de parole et de sagesse humaine.
- Cdes archétypes animaux symboliques de par leur condition et leur caractère.
- Ddes animaux facilement anthropomorphisés en raison de leur proximité des hommes.
44. La confrontation des portraits du Loup et du Chien dans cette fable met en évidence :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Ades protagonistes aux divergences purement physiques.
- Bleurs points communs physiques et leurs divergences de tempérament.
- Cleurs conditions totalement différentes, voire antithétiques.
- DDes convergences annonciatrices de leur complicité future.
45. Le Loup renonce à attaquer le Chien car :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Ale Loup est un animal affable.
- Ble Loup renonce face à la politesse du Chien.
- Cle Loup n'est pas de nature cruelle.
- Dle Loup n'est pas de taille face à la force apparente du Chien.
46. Quelle construction syntaxique permet de mettre en évidence l'état du Loup dans le premier vers :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Ala négation totale.
- Bla négation restrictive.
- Cla négation partielle.
- Dla négation lexicale.
47. La stratégie argumentative du Loup au début de la fable repose sur :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Ala polémique.
- Bl'attaque déguisée.
- Cla flatterie.
- Dla supplique.
48. Les propos du Chien laissent transparaître une posture :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Ade modestie et d'humilité.
- Bd'empathie et de bienveillance.
- Cde vantardise et de fatuité.
- Dde compassion et de générosité.
49. Comment le Loup réagit-il, tout d'abord, au discours du Chien qui lui fait miroiter une vie meilleure ?
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- AIl est méfiant vis-à-vis de ce discours.
- BIl est séduit par ce tableau de bonheur.
- CIl reste dubitatif et méfiant.
- DIl n'est pas du tout convaincu.
50. Qu'est-ce qui justifie la décision finale du Loup ?
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- ALa proposition du Chien n'est pas suffisamment séduisante.
- BLe Loup n'est pas intéressé par un régime à base d'os de poulets et de pigeons.
- CLe Loup est choqué par la découverte du col pelé du Chien.
- DLe Loup n'est pas fait pour une vie de paresse et d'oisiveté.
51. Au vers 6, le verbe « faire » est conjugué au :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Aplus que parfait du subjonctif.
- Bpassé antérieur.
- Cfutur antérieur.
- Dconditionnel passé 2e forme.
52. Quelle figure de style est employée dans le vers 40 ? « Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. »
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- AUne métaphore.
- BUne hyperbole.
- CUne antithèse.
- DUne antiphrase.
53. Le collier du Chien est un symbole :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Ade servitude.
- Bd'attachement.
- Cde protection.
- Dd'engagement.
54. Le verbe « s'enfuir » dans le dernier vers est conjugué au présent de l'indicatif. Il s'agit d'un :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Aprésent d'énonciation.
- Bprésent d'injonction.
- Cprésent de narration.
- Dprésent de vérité générale.
55. Le verbe « courir » dans le dernier vers est conjugué au présent de l'indicatif. Il s'agit d'un :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Aprésent d'énonciation.
- Bprésent de vérité générale.
- Cprésent de narration.
- Dprésent de description.
56. Le dynamisme de cette fable est assuré par la tonalité ou le registre :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Adidactique.
- Bdramatique.
- Ccomique.
- Dpolémique.
57. Faites le décompte syllabique du vers 1. « Un Loup n'avait que les os et la peau » il s'agit d'un :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Adécasyllabe.
- Balexandrin.
- Cendécasyllabe.
- Dennéasyllabe.
58. Faites le décompte syllabique du vers 5 : « L'attaquer, le mettre en quartiers. » Il s'agit d'un :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Aheptasyllabe.
- Boctosyllabe.
- Chexasyllabe.
- Dpentasyllabe.
59. Le vers 9 « À se défendre hardiment » comporte :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Aun rejet.
- Bune synérèse.
- Cun enjambement.
- Dune diérèse.
60. Le vers 17 « Cancres hères, et pauvres diables » est un octosyllabe car il comporte :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Aune diérèse.
- Bune synérèse.
- Cun « c » muet élidable.
- Ddes « c » muets non élidables.
61. Le vers 3 est un alexandrin rythmé comme suit :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- ACe Loup/ rencon/tre un Dogue //aussi puissant/ que beau (2/2/2//4/2)
- BCe Loup / rencontre un Do//gue aussi puissant /que beau (2/4//4/2)
- CCe Loup rencon/tre un Dogue// aussi puissant que beau (4/2//6)
- DCe Loup/ rencontre/ un Do//gue aussi puissant/ que beau (2/3/1//4/2)
62. Les rimes des vers 5 à 8 sont du point de vue de leur disposition :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Aembrassées.
- Bsuivies.
- Ccroisées.
- Dalternées.
63. Les rimes suivantes « garde I mégarde ; misérables/diables » sont du point de vue de leur qualité :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Ariches.
- Bsuffisantes.
- Corphelines.
- Dpauvres.
64. Une fable où le fabuliste varie les mètres est dite :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Aisométrique.
- Btonométrique.
- Chétérométrique.
- Dtrimétrique.
65. Quel type de discours rapporté est employé dans les vers 11 et 12 ? « ....et lui fait compliment sur son embonpoint, qu'il admire,»
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- AUn discours indirect.
- BUn discours indirect libre.
- CUn discours narrativisé.
- DUn discours polyphonique.
66. Quel type de discours rapporté est employé dans les vers 13 à 21 ?
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- AUn discours direct.
- BUn discours indirect libre.
- CUn discours indirect.
- DUn discours intégré au récit.
67. Le discours rapporté dans les vers 13 à 21 fonctionne comme :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Aun dialogue.
- Bune tirade.
- Cun monologue.
- Dun aparté.
68. Le discours rapporté dans les vers 13 à 21 a une visée :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Anarrative.
- Bdescriptive.
- Cdissuasive.
- Dargumentative.
69. La morale de cette fable peut se résumer comme suit :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Amieux vaut mourir de faim que de renoncer à sa liberté et à son indépendance.
- Bil ne faut pas renoncer à la vie sauvage pour des os de poulets.
- Cles chiens sont faits pour être domestiqués contrairement aux loups.
- Dil faut accepter son sort car chercher à améliorer sa situation peut l'envenimer.
70. On accède aux pensées du Loup par le discours indirect libre dans le vers 5. Au théâtre on aurait :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Aun aparté.
- Bun dialogue.
- Cune stichomythie.
- Dune didascalie.
71. La véritable cible de dénonciation dans cette fable est :
1. Un Loup n’avait que les os et la peau ;
2. Tant les Chiens faisaient bonne garde.
3. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
4. Gras, poli qui s’était fourvoyé par mégarde.
5. L’attaquer, le mettre en quartiers,
6. Sire Loup l’eût fait volontiers.
7. Mais il fallait livrer bataille
8. Et le Mâtin était de taille
9. À se défendre hardiment.
10. Le Loup donc l’aborde humblement,
11. Entre en propos, et lui fait compliment
12. Sur son embonpoint, qu’il admire.
13. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
14. D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
15. Quittez les bois, vous ferez bien :
16. Vos pareils y sont misérables,
17. Cancres hères, et pauvres diables,
18. Dont la condition est de mourir de faim.
19. Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée
20. Tout à la pointe de l’épée.
21. Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
22. Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
23. Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
24. Portants bâtons, et mendiants ;
25. Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
26. Moyennant quoi votre salaire
27. Sera force reliefs de toutes les façons :
28. Os de poulets, os de pigeons,
29. Sans parler de mainte caresse.
30. Le Loup déjà se forge une félicité
31. Qui le fait pleurer de tendresse.
32. Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
33. Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
34. Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
35. De ce que vous voyez est peut-être la cause.
36. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
37. Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
38. Il importe si bien, que de tous vos repas
39. Je ne veux en aucune sorte,
40. Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
41. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
- Al'esclavage et la servitude.
- Ble mauvais traitement des bêtes.
- Cla vie des courtisans.
- Dle système de mécénat assorti d'une censure.
72. Le thème principal de cette scène est :
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- Al'esclavage.
- Bl'exploitation des ouvriers.
- Cla révolution industrielle.
- Dles droits des femmes.
73. Le personnage principal dans cet extrait est :
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- Ale quaker.
- BJohn Bell.
- CTobie.
- Dles ouvriers.
74. Dans cette scène, le dramaturge :
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- Adénonce la tyrannie des patrons.
- Bdéfend les droits des femmes.
- Cdécrit le monde des mines.
- Draconte la vie de John Bell.
75. La dernière réplique de John Bell est :
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- Aun monologue.
- Bune soliloque.
- Cune tirade.
- Dun dialogue.
76. (regardant arriver John Bell) est :
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- Aune mise en scène.
- Bun soliloque.
- Cune didascalie.
- Dun aparté.
77. Quel est le sens de l'expression « homme sans foi » dans la dernière réplique ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- AL'homme, sceptique, qui n'a pas confiance en l'avenir.
- BL'homme, vulnérable, qui n'a pas confiance en lui-même.
- CL'homme, sans scrupules, sans foi ni loi.
- DL'homme, pragmatique, qui ne croit qu'en ce qu'il voit.
78. Que signifie le terme « Shillings » ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- AUn outil pour creuser.
- BUne machine moderne.
- CUne unité monétaire anglaise.
- DDes ouvrages anciens.
79. Quel est le synonyme de « prodigue » ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- AProdige.
- BDépensier.
- CProdigieux.
- DMiraculeux.
80. Dans la 2e et 3e répliques, le dramaturge a recours à :
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- Aun coup de théâtre.
- Bun quiproquo.
- Cun dialogue de sourds.
- Dune stichomythie.
81. Sur quel ton est prononcée l'expression « Ai-je acheté tout d'un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? » ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- ALa mélancolie.
- BL'indignation.
- CLe sarcasme.
- DLa joie.
82. Quel est le temps utilisé dans « Que chacun agisse ainsi » ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- AL'impératif présent.
- BL'imparfait de l'indicatif.
- CLe subjonctif présent.
- DLe conditionnel présent.
83. Quelle est la visée énonciative de cette expression « Que chacun agisse ainsi » ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- AUne orientation.
- BUne consigne.
- CUne recommandation.
- DUne exhortation.
84. Dans l'expression « N'est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j'ai nourri mon année ? », John Bell :
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- Araconte sa vie.
- Bjustifie son parcours.
- Cjustifie son autorité.
- Dse plaint de sa condition.
85. Dans l'expression « Si j'en suis le seul maître à présent », que remplace « en » ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- ADu quaker.
- BDe sa propre vie.
- CDes ouvriers.
- DDe la fabrique et des maisons de Norton.
86. À quel domaine renvoie le verbe « placer » ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- AL'industrie.
- BLa finance.
- CLa science.
- DLa mécanique.
87. Dans l'expression « mais j'ai acheté les mécaniques avec l'argent que mes bras ont gagné », quelle est la nature de ce qui est souligné ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- AUne proposition subordonnée circonstancielle.
- BUne proposition subordonnée complétive.
- CUne proposition subordonnée conditionnelle.
- DUne proposition subordonnée relative.
88. Quel est le champ lexical dominant dans le texte ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- ALa spéculation.
- BLe pouvoir.
- CLe travail.
- DLa cruauté.
89. Dans la phrase « Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production vous appartînt », à quel temps est conjugué le verbe souligné ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- ALe passé composé.
- BLe plus-que-parfait.
- CL'imparfait du subjonctif.
- DLe passé antérieur.
90. « Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production vous appartînt ». Transformez la phrase en commençant comme suit : « Si les machines vous avaient appartenu,... »
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- Aje trouverais très bon que leur production vous appartienne.
- Bj'aurais trouvé très bon que leur production vous appartînt.
- Cje trouve très bon que leur production vous appartienne.
- Dj'ai trouvé très bon que leur production vous ait appartenu.
91. Dans l'expression « ..., et n'aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. », quelle est la nature grammaticale de « ni » ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- AUn article.
- BUn pronom.
- CUn adverbe.
- DUne conjonction.
92. Comment expliquer l'expression prononcée par le quaker « le juste selon la loi » ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- AJohn Bell est un homme juste.
- BJohn Bell est moralement injuste.
- CJohn Bell est un homme bon.
- DJohn Bell est un justicier.
93. À quelle classe sociale appartient John Bell ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- ALa noblesse.
- BLe prolétariat.
- CLa bourgeoisie.
- DLes mondains.
94. Quels indices permettent d'affirmer que le texte appartient au genre dramatique ?
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- ALes temps utilisés.
- BLa présence de didascalies.
- CLes relations entre les personnages.
- DLe champ lexical dominant.
95. D'après le nom du dramaturge, la pièce dont cette scène est extraite est :
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- Aune tragédie moderne.
- Bun drame bourgeois.
- Cun drame romantique.
- Dune comédie classique.
96. La force argumentative du discours de John Bell dans sa dernière réplique repose sur :
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- Ason pouvoir pécuniaire.
- Bses déclarations fallacieuses.
- Cses raisonnements concessifs.
- Dses capacités oratoires.
97. « Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, ... » Le recours à la 1re personne du pluriel dans ce passage est au service d'une stratégie :
Cette scène se situe dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle (1770) mais reflète, en réalité, un état de choses constaté en France sous la monarchie de juillet. John Bell, patron autoritaire, reçoit une délégation d’ouvriers venus lui demander de reprendre un des leurs blessé par une machine et qu’il vient de congédier.
LE QUAKER (regardant arriver John Bell) : Le voilà en fureur ... Voilà l’homme riche, le spéculateur heureux ; voilà l’égoïste par excellence, le juste selon la loi.
JOHN BELL (Vingt ouvriers le suivent en silence, et s’arrêtent contre la porte. Aux ouvriers avec colère) : Non, non, non, non ! Vous travaillerez davantage, voilà tout.
UN OUVRIER (à ses camarades) : Et vous gagnerez moins, voilà tout.
JOHN BELL : Si je savais qui a répondu cela, je le chasserais sur le champ comme l’autre.
LE QUAKER : Bien dit John Bell ! tu es beau précisément comme un monarque au milieu de ses sujets.
JOHN BELL : Comme vous êtes quaker, je ne vous écoute pas, vous ; mais, si je savais lequel de ceux-là vient de parler ! Ah ! ... l’homme sans foi que celui qui a dit cette parole ! Ne m’avez-vous pas tous vu compagnon parmi vous ? Comment suis-je arrivé au bien-être que l’on me voit ? ai-je acheté tout d’un coup toutes les maisons de Norton avec sa fabrique ? Si j’en suis le seul maître à présent, n’ai-je pas donné l’exemple du travail et de l’économie ? N’est-ce pas en plaçant les produits de ma journée que j’ai nourri mon année ? Me suis-je montré paresseux ou prodigue dans ma conduite ? Que chacun agisse ainsi, et il deviendra aussi riche que moi. Les machines diminuent votre salaire, mais elles augmentent le mien ; j’en suis très fâché pour vous, mais très content pour moi. Si les machines vous appartenaient, je trouverais très bon que leur production leur appartînt ; mais j’ai acheté les mécaniques avec l’argent que mes bras ont gagné : faites de même, soyez laborieux et surtout économes. Rappelez-vous bien ce sage proverbe de nos pères : Gardons bien les sous, les shellings se gardent eux-mêmes. Et à présent qu’on ne me parle plus de Tobie ; il est chassé pour toujours. Retirez-vous sans rien dire, parce que le premier qui parlera sera chassé, comme, lui, de la fabrique, et n’aura ni pain, ni logement, ni travail dans le village. (Ils sortent.)
- Ade conviction et de distanciation.
- Bde délibération et de concertation.
- Cde proximité et de persuasion.
- Dde dissuasion et d'intimidation.
98. Retrouvez l'ordre chronologique initial du texte ci-dessous, sur l'évolution des sciences du langage.
1. Avec l’avènement de l’informatique, la linguistique computationnelle a émergé, explorant les moyens d’utiliser les ordinateurs pour modéliser et comprendre le langage naturel. Cela a conduit au développement des technologies de traitement automatique du langage naturel (TALN) et des systèmes de traduction automatique.
2. Les sciences du langage trouvent leurs racines dans la fascination millénaire de l’humanité pour le langage et la communication. Les premières réflexions remontent à l’Antiquité, où des philosophes tels que Platon et Aristote ont abordé des questions linguistiques dans leurs œuvres. Cependant, le véritable essor de la linguistique en tant que discipline académique distincte a eu lieu au 19e siècle.
3. Ainsi, de Platon à Chomsky, l’histoire des sciences du langage est une saga fascinante qui témoigne de l’incessante quête humaine pour comprendre le fondement même de la communication.
4. Au cours du 20e siècle, la linguistique a connu une diversification considérable avec l’émergence de différentes écoles de pensée. Noam Chomsky, avec sa théorie de la grammaire générative, a apporté une contribution majeure en montrant que la capacité linguistique est innée chez les êtres humains. La linguistique structurale, qui avait dominé le paysage pendant un certain temps, a été progressivement remplacée par des approches plus dynamiques et contextuelles.
5. De nos jours, les sciences du langage continuent d’évoluer rapidement, avec des avancées dans des domaines tels que la psycholinguistique, la neurolinguistique, la linguistique cognitive, et d’autres disciplines interconnectées. Les chercheurs explorent également les aspects sociolinguistiques, culturels et pragmatiques du langage, reflétant la compréhension croissante de la complexité du phénomène linguistique dans son contexte global.
6. Au 19e siècle, avec le développement de la philologie, la linguistique a commencé à s’éloigner de l’étude purement littéraire du langage pour devenir une science autonome. Ferdinand de Saussure, un linguiste suisse, a joué un rôle essentiel dans cette transition. Saussure est souvent considéré comme le père de la linguistique moderne et a introduit des concepts fondamentaux tels que la langue et la parole, ainsi que la distinction entre la synchronie et la diachronie.
- A2-5-4-1-6-3
- B2-3-5-6-1-4
- C2-6-4-1-5-3
- D2-4-1-3-6-5