محاكاة متقدمة لمباراة التفتيش التربوي — معارف وديداكتيك التعليم الابتدائي
محاكاة غير رسمية من إعداد EduConcours، صُممت لقياس دقة القراءة وعمق التحليل والقدرة على حل وضعيات مركبة، لا مجرد استرجاع التعاريف. يتكون الاختبا…
Commencer →Révision approfondie de la langue française pour les concours des cadres de l'éducation : bases linguistiques et littéraires (classes de mots, phrase complexe, focalisation, genres et registres, figures de style, temps et modes, voix) et compétences testées directement dans les items de vocabulaire et d'expression : connecteurs logiques et ordre des phrases, synonymes et antonymes de niveau concours, intrus et champs sémantiques, homophones, paronymes, locutions et pléonasmes, accords piégeux et formation des mots. Chaque chapitre propose une méthode de réponse, des tableaux comparatifs, des exemples résolus et des QCM aux distracteurs proches, expliqués un par un.
La maîtrise de la langue française commence par l'identification correcte des classes de mots. Il faut distinguer la nature d'un mot, qui reste relativement stable, et sa fonction dans la phrase, qui dépend du contexte.
Un même mot garde sa nature mais change de fonction selon la phrase. Le nom « candidat » peut être sujet (« Le candidat répond. »), complément d'objet direct (« Le jury reçoit le candidat. »), attribut du sujet (« Il est le candidat retenu. ») ou complément du nom (« le dossier du candidat »).
| Fonction | Question posée | Exemple |
|---|---|---|
| Sujet | Qui est-ce qui ? / Qu'est-ce qui ? | Le jury délibère. |
| COD | Verbe + qui ? / quoi ? | Le jury reçoit le candidat. |
| COI | Verbe + à/de qui ? / quoi ? | Le jury pense au candidat. |
| Attribut du sujet | Sujet + être/verbe d'état + quoi ? | Il est compétent. |
| Complément circonstanciel | Quand ? Où ? Comment ? Pourquoi ? | Il révise chaque soir. |
L'interjection exprime une réaction ou interpelle sans fonction syntaxique dans la phrase: « Hélas, le délai est dépassé. » Elle reste isolée par une virgule ou un point d'exclamation et n'entre dans aucune relation de dépendance grammaticale avec le reste de la phrase.
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Un texte se reconnaît par son intention dominante, son organisation et ses outils linguistiques. Un même passage peut mêler plusieurs types, mais l'épreuve attend souvent l'identification du type dominant.
Le schéma narratif suit généralement: situation initiale, élément perturbateur, péripéties, dénouement, situation finale. Le schéma actanciel organise les rôles: sujet, objet, adjuvant, opposant, destinateur, destinataire.
Un texte peut mêler plusieurs types tout en gardant une visée dominante: un récit peut contenir des passages descriptifs sans devenir un texte descriptif. Pour trancher, il faut repérer quelle intention organise l'ensemble du passage et à quoi servent les passages secondaires: préparer une action, illustrer un propos, ralentir le rythme.
| Type | Temps verbal typique |
|---|---|
| Narratif | Passé simple / imparfait, ou présent de narration |
| Descriptif | Imparfait ou présent, verbes d'état |
| Argumentatif | Présent de vérité générale |
| Explicatif | Présent intemporel |
| Injonctif | Impératif ou infinitif |
« Le sol se réchauffe progressivement au printemps ; les graines germent alors plus vite. » Le présent intemporel, l'absence de personnage et le lien de cause à effet marqué par « alors » signalent un texte à dominante explicative, non narrative.
Un même texte peut changer de focalisation d'un paragraphe à l'autre: un roman commencé en focalisation zéro pour planter le décor peut ensuite adopter la focalisation interne d'un personnage pour créer de l'empathie.
Un champ lexical est un ensemble de mots de natures différentes liés à un même thème: angoisse, crainte, menaçant, terrifié relèvent de la peur. Il se distingue de la famille de mots, qui regroupe des termes formés sur la même racine (peur, peureux, apeuré) indépendamment du sens.
On distingue généralement trois niveaux: soutenu, courant et familier. Le choix du niveau dépend de la situation de communication, du destinataire et de l'effet recherché.
La notion, proposée par Gérard Genette, répond à la question « qui perçoit ? » et non « qui raconte ? ». Un narrateur à la troisième personne peut très bien adopter le point de vue d'un seul personnage : c'est alors la focalisation qui est interne, pas la voix narrative. Pour identifier la focalisation, comparez ce que le narrateur dit avec ce que le personnage peut savoir.
| Focalisation | Exemple | Indice à repérer |
|---|---|---|
| Zéro | Il ne savait pas encore que cette lettre changerait sa vie. | Le narrateur en sait plus que le personnage (anticipation, accès à plusieurs consciences). |
| Interne | Karim sentit son cœur battre ; il avait peur que la porte ne s'ouvre. | Perceptions, sensations, pensées du personnage ; verbes de perception et de sentiment. |
| Externe | Un homme entra, posa son chapeau sur la table et s'assit sans un mot. | Seulement des gestes et des paroles observables ; aucune pensée rapportée. |
| Notion | Définition | Exemple |
|---|---|---|
| Champ lexical | Mots de natures variées qui évoquent un même thème dans un texte. | angoisse, crainte, menaçant, trembler : la peur. |
| Champ sémantique | Ensemble des sens d'un seul mot (polysémie). | carte : carte à jouer, carte géographique, carte d'identité. |
| Famille de mots | Mots formés sur la même racine, quel que soit le sens. | terre, terrain, terrasse, enterrer. |
En analyse, le relevé d'un champ lexical n'a de valeur que s'il est interprété : un champ lexical dominant signale le thème, l'atmosphère ou l'intention du texte (ici, la peur installe une tension).
| Niveau | Vocabulaire | Syntaxe et prononciation |
|---|---|---|
| Soutenu | prier, s'enquérir, se désister | Phrases élaborées, négation complète, inversions. |
| Courant | demander, arriver | Phrases correctes et simples. |
| Familier | bouquin, bagnole, être à la bourre | Négation sans ne (j'sais pas), élisions, tournures orales. |
Ne confondez pas niveau de langue (degré de soin) et registre (tonalité d'un texte : comique, tragique, lyrique, polémique...), qui relève du chapitre 4.
Le genre renvoie à une famille de textes; le registre renvoie à l'effet produit sur le lecteur.
Le registre réaliste crée un effet de réel; le comique provoque le rire; le tragique impose la fatalité; l'épique amplifie l'action; le fantastique installe le doute; le merveilleux accepte le surnaturel; le lyrique exprime les sentiments; le pathétique suscite la pitié; le didactique instruit.
Un même genre peut combiner plusieurs registres: une tragédie (genre théâtral) peut mêler le tragique et le pathétique; une fable (genre narratif bref) associe souvent le didactique et le comique. Le registre ne définit donc pas le genre, il qualifie l'effet produit dans une scène ou un passage donné, qui peut varier à l'intérieur d'une même œuvre.
| Registre | Indices lexicaux et stylistiques |
|---|---|
| Tragique | Champ lexical de la fatalité, du destin, de la mort |
| Comique | Quiproquo, exagération, décalage de registre de langue |
| Lyrique | Première personne, exclamations, champ lexical du sentiment |
| Épique | Amplification, hyperboles, verbes d'action, grandeur |
| Fantastique | Hésitation entre explication rationnelle et surnaturelle |
Le genre (roman, théâtre, poésie) renvoie à une catégorie d'œuvres reconnue par une tradition littéraire; le type de texte (narratif, descriptif, argumentatif) renvoie à un mode d'organisation qui peut apparaître dans plusieurs genres. Une pièce de théâtre peut ainsi contenir des passages argumentatifs sans changer de genre.
La phrase simple contient une seule proposition, c'est-à-dire un seul verbe conjugué (ou aucun, dans le cas d'une phrase non verbale). Elle peut être verbale ou non verbale, minimale ou étendue.
Elle contient plusieurs propositions, donc plusieurs verbes conjugués. Les propositions peuvent être liées par juxtaposition, coordination ou subordination.
| Phrase | Verbes conjugués | Analyse |
|---|---|---|
| Il veut partir. | 1 (veut) | Phrase simple ; partir est un infinitif complément. |
| Il pleut, je reste. | 2 | Phrase complexe ; deux propositions juxtaposées. |
| Il pleut mais je sors. | 2 | Deux propositions coordonnées (mais). |
| Je sors bien qu'il pleuve. | 2 | Principale + subordonnée circonstancielle (concession). |
| Quel bruit ! | 0 | Phrase non verbale (exclamative). |
Une proposition indépendante ne dépend d'aucune autre ni ne régit aucune subordonnée. La principale est celle dont dépend une subordonnée. Dans Je pense que tu as raison, Je pense est la principale et que tu as raison la subordonnée.
Elle complète un nom ou un pronom. Elle peut être déterminative: Je n'aime pas les gens qui se plaignent toujours, appositive: Toubkal, qui s'élève à plus de 4000 m, ..., ou indéfinie: Qui ne dit mot consent.
Elle complète souvent un verbe: Je vous promets que je serai prudent. Elle peut être conjonctive ou interrogative indirecte (Je me demande s'il viendra). Avec un infinitif, on parle plutôt de complément infinitif : Je vous promets d'être prudent.
Elle exprime une circonstance: temps, cause, conséquence, but, concession, opposition, condition ou comparaison.
| Type | Mot introducteur | Test d'identification |
|---|---|---|
| Relative | pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où, lequel | On trouve un antécédent (nom ou pronom) que la proposition complète. le livre que je lis. |
| Complétive | conjonction que, si (interrogative indirecte), mots interrogatifs | Elle remplit la fonction d'un complément du verbe ou d'un sujet ; elle peut être remplacée par un nom ou un pronom (Je sais que tu lis → Je le sais). |
| Circonstancielle | conjonction de subordination : quand, parce que, si, bien que, pour que... | Elle est supprimable et déplaçable, et exprime une circonstance. |
| Valeur | Conjonctions | Mode |
|---|---|---|
| Cause | parce que, puisque, comme, étant donné que | indicatif |
| Conséquence | si... que, tellement... que, de sorte que | indicatif (subjonctif si la conséquence est envisagée) |
| But | pour que, afin que | subjonctif |
| Concession | bien que, quoique ; même si, alors que | subjonctif pour bien que, quoique ; indicatif pour même si, alors que |
| Condition | si, à condition que, pourvu que | indicatif après si ; subjonctif après à condition que, pourvu que |
| Temps | quand, lorsque, dès que, après que, avant que | indicatif ; subjonctif après avant que |
Le livre que je lis : que reprend le livre et fait fonction de complément d'objet : relative. Je sais que tu lis : que est une simple conjonction, sans antécédent : complétive.
Une figure de style est un procédé expressif qui agit sur le sens, l'image, le rythme ou l'effet produit.
« Cette obscure clarté qui tombe des étoiles » (Corneille) associe deux termes contradictoires (obscure / clarté): c'est un oxymore. L'effet n'est pas seulement décoratif: il traduit une atmosphère trouble et inquiétante, cohérente avec la tension dramatique de la scène. Relever la figure sans expliquer ce lien avec le contexte reste une réponse incomplète.
Une répétition n’est pas nécessairement une anaphore et toute association de termes opposés n’est pas automatiquement un oxymore : la construction syntaxique et le contexte doivent confirmer l’analyse.
| Figure | Définition | Exemple |
|---|---|---|
| Comparaison | Rapproche deux éléments avec un outil (comme, tel, semblable à). | Elle est belle comme le jour. |
| Métaphore | Rapproche sans outil de comparaison. | Cet homme est un lion. |
| Personnification | Attribue des traits humains à une chose ou un animal. | La mer rugissait de colère. |
| Allégorie | Représente une idée abstraite par une image développée. | La Justice, femme aux yeux bandés tenant une balance. |
| Métonymie | Désigne une chose par un terme lié logiquement (contenant, lieu, auteur). | Boire un verre ; lire du Hugo. |
| Synecdoque | Désigne le tout par la partie (ou l'inverse). | Une voile à l'horizon (un bateau). |
| Antithèse | Oppose deux idées dans une phrase ou un passage. | Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger. |
| Oxymore | Associe deux termes contradictoires dans un même groupe syntaxique. | Cette obscure clarté. |
| Antiphrase | Dit le contraire de ce qu'on pense (ironie). | Belle journée ! sous la pluie. |
| Litote | Dit moins pour suggérer plus. | Ce n'est pas mauvais. (c'est bon) |
| Euphémisme | Adoucit une réalité pénible. | Il nous a quittés. (il est mort) |
| Hyperbole | Exagère pour frapper. | Mort de rire. |
| Gradation | Enchaîne des termes d'intensité croissante ou décroissante. | C'est un roc ! c'est un pic ! c'est un cap ! |
| Anaphore | Répète le même mot en début de phrases ou de vers. | Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! |
| Allitération / assonance | Répétition d'une consonne / d'une voyelle. | Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? |
| Zeugma | Coordonne deux compléments de nature différente. | Il prit son chapeau et la fuite. |
Le discours peut être direct, indirect, indirect libre ou narrativisé. Le passage du direct à l'indirect entraîne des changements de personnes, de temps et d'indicateurs temporels.
À la voix active, le sujet fait l'action. À la voix passive, le sujet subit l'action: Laila met la lettre à la poste devient La lettre est mise à la poste par Laila. Le temps de l'auxiliaire être porte le temps de la transformation.
L'adjectif qualificatif peut être épithète, apposé ou attribut. Il s'accorde généralement en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte; les adjectifs de couleur exigent une attention particulière.
Le discours indirect libre restitue les paroles ou pensées d'un personnage sans subordination ni guillemets, tout en gardant certains traits de l'oral: « Elle regarda le tableau. Comment allait-elle réussir cette épreuve ? » La question insérée dans le récit, sans verbe introducteur ni guillemets, appartient au personnage et non au narrateur.
Le discours narrativisé résume une parole ou une pensée sans en restituer la formulation exacte: « Elle exprima son inquiétude au sujet de l'examen. » Contrairement au discours indirect, aucune proposition complétive ne rapporte le contenu mot pour mot.
| Discours direct | Discours indirect |
|---|---|
| aujourd'hui | ce jour-là |
| hier | la veille |
| demain | le lendemain |
| ici | là |
Exemple: « Je reviendrai demain », dit-elle devient Elle dit qu'elle reviendrait le lendemain.
La formation de la voix passive et ses limites d'emploi (verbes intransitifs, tournures pronominales à sens passif) sont détaillées dans le chapitre consacré à l'aspect verbal et à la voix; on retiendra ici surtout son intérêt en discours rapporté, où elle permet de garder le focus sur l'événement plutôt que sur son auteur: « La décision a été annoncée hier », affirma le directeur devient Le directeur affirma que la décision avait été annoncée la veille.
L'adjectif épithète qualifie directement le nom (« une réponse hésitante »), tandis que l'adjectif attribut, relié par un verbe d'état ou d'appréciation, qualifie le sujet ou le complément d'objet à distance (« Elle semblait hésitante »; « Ils jugent la réponse incomplète », attribut du COD). Dans un discours rapporté, l'accord de l'adjectif suit toujours le nom ou le pronom qu'il qualifie, indépendamment du temps du verbe introducteur.
Le texte narratif est l'un des genres les plus répandus : il raconte une histoire, réelle ou fictive, organisée en étapes. Ce chapitre synthétise les outils de la narratologie (Genette, Propp, Greimas, Bremond) permettant d'analyser précisément un récit : structure, temps, voix, point de vue et personnages.
Gérard Genette souligne l'ambiguïté du mot « récit » et distingue trois notions clés, à ne pas confondre dans une copie de concours :
L'énoncé narratif lui-même : le discours oral ou écrit qui assume la relation d'un événement ou d'une série d'événements. C'est le texte narratif en tant que tel.
Le signifié, le contenu narratif : la succession d'événements réels ou fictifs qui font l'objet du discours. Un résumé en quelques mots (le « sommaire ») condense l'histoire sans être le récit.
L'acte narratif producteur : le fait même de raconter, et la situation, réelle ou fictive, dans laquelle cet acte prend place.
Pour Genette, l'histoire et la narration ne nous sont accessibles que par l'intermédiaire du récit : un discours narratif doit raconter une histoire (sinon il n'est pas narratif) et être proféré par quelqu'un (sinon ce n'est pas un discours).
Tout récit est traité selon trois catégories fondamentales : le temps, la voix et le mode — les trois axes d'analyse développés dans ce chapitre.
Le schéma narratif ne se contente pas de décrire une action : il raconte une action composée de plusieurs épisodes qui tendent vers une fin, organisés selon un ordre logique.
| Étape | Définition |
|---|---|
| 1. Situation initiale | État d'équilibre de départ ; renseigne sur le cadre (historique, géographique, culturel) et présente les personnages. C'est par rapport à elle que les événements auront un sens. |
| 2. Élément perturbateur | L'élément déclencheur qui modifie le déroulement (arrivée/disparition d'un personnage, événement extérieur, décision) — le « nœud déclencheur » (Jean-Michel Adam). Il rompt l'équilibre initial. |
| 3. Actions / péripéties | Provoquées par l'élément perturbateur : moyens et tentatives des personnages pour retrouver l'équilibre et atteindre un but final. |
| 4. Dénouement | Résolution du problème posé par l'élément perturbateur. |
| 5. Situation finale | Nouvel état d'équilibre, en écho (ou en contraste) avec la situation initiale. |
À partir d'un corpus de contes merveilleux russes, Vladimir Propp dégage jusqu'à 31 fonctions, définies par le rôle d'une action dans le déroulement de l'intrigue. Toutes ne figurent pas dans chaque conte, mais celles qui apparaissent suivent, dans son modèle, un ordre stable. Cette morphologie est donc un outil d'analyse adapté d'abord au conte merveilleux, et non une grille universelle à imposer à tout récit.
Les sept premières fonctions possibles sont : éloignement, interdiction, transgression, recherche d'information par l'agresseur, obtention de l'information, tromperie et complicité involontaire de la victime. Il faut analyser la fonction de l'action, et non chercher à faire correspondre mécaniquement chaque phrase du texte à une case.
Selon la version étudiée, on peut notamment repérer l'éloignement, l'interdiction, la transgression, la recherche puis l'obtention d'une information par le loup, la tromperie et le méfait. Le dialogue final ne doit pas être qualifié automatiquement de « combat » au sens de Propp : l'identification d'une fonction dépend de l'action accomplie dans la version précise du conte.
À partir des fonctions de Propp, Algirdas Greimas construit un modèle plus abstrait à 6 actants, organisés selon trois axes.
Claude Bremond ne réduit pas le récit à trois parties fixes ni à une fin nécessairement heureuse. Il décrit des séquences élémentaires organisées autour d'une possibilité : une situation ouvre un processus qui peut être actualisé ou non ; s'il est engagé, il peut aboutir ou échouer.
| Moment logique | Question d'analyse |
|---|---|
| Virtualité | Quelle transformation devient possible : amélioration, dégradation, action à entreprendre ou danger à éviter ? |
| Actualisation ou non-actualisation | Le processus est-il effectivement engagé, ou la possibilité reste-t-elle sans suite ? |
| Achèvement ou échec | L'action atteint-elle son résultat, ou rencontre-t-elle un obstacle qui la fait échouer ? |
Plusieurs séquences peuvent s'enchaîner, s'alterner ou s'emboîter : l'amélioration d'un personnage peut, par exemple, provoquer la dégradation de la situation d'un autre.
Le conte relève d'une tradition narrative diverse : il peut être merveilleux, facétieux, étiologique ou réaliste, et ne formule pas nécessairement une morale. La fable, généralement brève, construit plus directement un récit exemplaire ; sa leçon peut être explicite ou laissée à l'interprétation.
La nouvelle se caractérise surtout par sa brièveté et sa concentration narrative. Elle peut suivre un schéma quinaire, mais ce n'est pas une obligation ; elle peut développer des descriptions, adopter une composition fragmentée et se terminer avec ou sans chute.
Chez Gérard Genette, le niveau qualifie la position de l'acte narratif par rapport au récit considéré. Il ne faut pas le confondre avec la participation du narrateur à l'histoire, décrite séparément par les termes hétérodiégétique et homodiégétique.
| Niveau | Définition | Exemple générique |
|---|---|---|
| Extradiégétique | Niveau de l'acte narratif qui produit le récit premier ; « extra- » signifie ici extérieur à la diégèse racontée, non extérieur au texte matériel. | Une voix narrative raconte l'histoire principale. |
| Intradiégétique (ou diégétique) | Niveau des événements et des personnages du récit premier. Un personnage situé à ce niveau peut devenir narrateur d'un récit enchâssé. | Dans l'histoire principale, un voyageur prend la parole pour raconter son passé. |
| Métadiégétique | Niveau du récit au second degré, produit à l'intérieur du récit premier par un narrateur intradiégétique. | Le passé raconté par le voyageur constitue le récit enchâssé. |
Le temps est un élément constitutif du récit (Genette, Figures III). L'ordre d'apparition des événements dans le texte n'est presque jamais la succession chronologique de l'histoire.
Genette distingue deux instances : « qui parle ? » (la voix) et « qui voit ? » (la focalisation). Il propose trois catégories dans Figures III :
| Type de focalisation | Caractéristique |
|---|---|
| Récit non focalisé | Narrateur omniscient : sa connaissance dépasse celle des personnages, jusqu'à leurs pensées intimes. |
| Focalisation interne fixe | Le narrateur adopte le point de vue d'un seul personnage tout au long du récit. |
| Focalisation interne variable | Le point de vue passe successivement par plusieurs personnages. |
| Focalisation interne multiple | Un même événement est raconté selon les points de vue de différents personnages. |
| Focalisation externe | Point de vue strictement limité aux perceptions visuelles/auditives ; le narrateur est un témoin objectif et anonyme, « sans que nous soyons jamais admis à connaître ses pensées ou ses sentiments » (Todorov : le narrateur en dit moins que n'en sait le personnage). |
Tout récit présuppose au moins un narrateur, un focalisateur, et un narrataire — le destinataire du discours narratif à l'intérieur du texte (parfois interpellé : « lecteur », « cher lecteur »...). Au « degré zéro », il connaît la langue, la grammaire du récit, et dispose d'une mémoire stable, mais ignore ce que le narrateur ne lui a pas encore révélé.
Les personnages d'un récit fictif forment un système organisé selon plusieurs critères : le comportement (actif/passif, positif/négatif), la situation sociale (aristocrate, bourgeois...), la situation dans le groupe (intégré/isolé), la classe d'âge, l'idéologie. Ces classifications sont souvent binaires et doivent être dégagées du texte lui-même.
Confondre focalisation (« qui voit ? ») et voix narrative (« qui parle ? ») : un même narrateur (voix) peut adopter des focalisations différentes selon les passages d'un même récit. De même, ne pas confondre le niveau narratif (intra/extra/métadiégétique) avec le type de focalisation : ce sont deux grilles d'analyse indépendantes, à combiner.
L'indicatif, mode du réel, est le plus riche des modes : chaque temps y exprime, au-delà de sa valeur temporelle de base, plusieurs nuances selon le contexte. Ce chapitre détaille ces valeurs, temps par temps, avant d'aborder le conditionnel (temps et mode).
Il exprime avant tout une action actuelle, en train de se produire au moment même où l'on parle (présent momentané) : « Tu me railles, tu as raison. » Selon le contexte, il exprime aussi :
C'est le plus subtil des temps du passé. Il exprime :
Remarque : le passé simple peut aussi exprimer, sans idée de continuité, un fait qui dure mais dont la durée est limitée précisément par un complément de temps : Il marcha trente jours. (V. Hugo)
Plus familier et plus courant, il exprime :
Il a une valeur de futur ou de futur antérieur de l'indicatif, employé après un verbe principal au passé : Je pensais qu'il viendrait, qu'il serait venu (correspond à je pense qu'il viendra, qu'il sera venu).
Trois cas selon la réalisation de l'hypothèse :
Conjuguer au passé antérieur ou au plus-que-parfait, selon la valeur exprimée :
| # | Phrase corrigée | Valeur exprimée |
|---|---|---|
| 1 | Quand l'auteur eut obtenu le silence, il commença. | Action entièrement achevée juste avant que l'auteur ne commence à parler |
| 2 | Quand ils eurent fini de clore et de murer, on mit l'aïeul au centre en une tour de pierre. | Fait entièrement achevé juste avant l'action suivante |
| 3 | Bonjour Monsieur, je suis entré pour vous apporter ma facture. | Valeur de passé composé, fait rejeté dans le passé |
| 4 | Si l'on avait dit à nos arrière-grands-pères qu'on atterrirait sur la Lune, ils ne l'auraient pas cru. | Fait situé dans le passé, après « si » |
| 5 | Ah ! Si vous m'aviez averti, j'aurais pris mes précautions. | Fait situé dans le passé, après « si » |
| 6 | J'avais donc mon petit coin de jardin à cultiver ; en une demi-heure j'eus bêché mon terrain. | Action passée accomplie rapidement |
| 7 | Quand il avait fini son tour d'horizon, chaque fois il haussait les épaules… | Fait habituel dans le passé |
La forme verbale varie selon la personne, le nombre, le mode, le temps, l'aspect et la voix. Ce chapitre traite du classement des verbes en groupes, des modes personnels et impersonnels, et des semi-auxiliaires.
Le classement traditionnel repose sur l'analyse graphique des formes verbales, en particulier des désinences (terminaisons). Il aboutit à trois groupes de conjugaison :
| Groupe | Critère de classement |
|---|---|
| 1ᵉʳ groupe | La répartition prend pour premier critère la forme de l'infinitif. |
| 2ᵉ groupe | La conjugaison repose sur la régularité des désinences temporelles, considérées comme marques essentielles du verbe, en minimisant les oppositions singulier/pluriel ou de personne. |
| 3ᵉ groupe | Seules les formes graphiques sont prises en considération ; toute variation graphique — qu'elle corresponde ou non à une différence de prononciation — peut déterminer un sous-groupe. |
Le mode exprime l'attitude du sujet parlant à l'égard de son énoncé. On oppose les modes personnels (qui distinguent les personnes par des désinences spécifiques) aux modes impersonnels (qui n'en possèdent pas).
Un semi-auxiliaire, suivi d'un infinitif ou d'un participe, nuance l'aspect ou le temps du verbe principal :
| Semi-auxiliaire | Valeur exprimée |
|---|---|
| Aller + infinitif | Futur proche |
| Devoir | Futur probable ou obligatoire |
| Faire | Aspect causatif |
| Ne pas laisser de / être en train de | Aspect duratif |
| Commencer à, se mettre à, se prendre à | Aspect inchoatif |
| Venir suivi de à | Sens fortuit |
| Faillir, manquer de | Aspect occasionnel |
| Être sur le point de, être en passe de, être près de | Futur très proche |
| Venir de | Passé récent |
| Pouvoir | Probabilité, proximité |
| Avoir à | Obligation |
| Aller + participe présent | Continuité |
Si le conditionnel est en progrès depuis sa création, le subjonctif, lui, est en recul : le français moderne, surtout à l'oral, tend à abandonner deux de ses quatre temps (l'imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif, cantonnés à l'écrit soutenu). Le subjonctif reste le mode affectif par excellence.
Toute forme verbale se compose de deux constituants : le radical (base), qui porte le sens lexical stable du verbe, et la désinence (terminaison), qui apporte les informations grammaticales (mode, personne, nombre, temps). Ce chapitre détaille leur formation par série de temps, puis classe les verbes selon leur nombre de bases (radicaux différents).
| Type de verbe | Particularité | Exemples |
|---|---|---|
| Verbes en -cer | Le « c » prend une cédille devant a/o : nous plaçons, je plaçais, je plaçai | placer, commencer, annoncer… |
| Verbes en -ger | Un « e » s'ajoute après le g devant a/o : nous rangeons, je rangeais | ranger, manger, voyager… |
| Type semer | « e » caduc devient « è » ouvert devant syllabe à e caduc (accent grave) | semer, achever, lever, mener, peser |
| Type céder | « e » fermé devient « e » ouvert devant syllabe à e caduc | céder, compléter, considérer, pénétrer, régler, répéter, révéler, sécher |
| Type jeter/appeler | Redoublement de la consonne (t/l) devant e caduc | jeter, appeler, rappeler, renouveler, ruisseler |
| Type geler/acheter | Accent grave sur le « e » au lieu du redoublement | geler, acheter, décider, dégeler, écarteler, marteler, modeler, peler |
| Verbes en -oyer/-uyer | Le « y » devient « i » devant voyelle autre que e caduc | nettoyer, ennuyer, broyer, déployer, noyer, appuyer (exception : envoyer/renvoyer ont un futur en -verr) |
| Verbes en -ayer | Le « y » peut être conservé ou remplacé par « i » devant e caduc | payer |
Certains verbes possèdent un radical unique ; d'autres varient selon le temps ou la personne, jusqu'à six bases différentes pour les plus irréguliers.
| Bases | Verbe(s) type | Bases identifiées |
|---|---|---|
| 1 base | courir (et dérivés : accourir, discourir, parcourir, secourir), cueillir (et dérivés), conclure/inclure/reclure, rire/sourire | radical unique à tous les temps |
| 2 bases | finir (fini / finiss) · fuir/s'enfuir (fui / fuy) · battre/mettre (bat/met court, batt/mett long) · rendre/prendre (rend ; prendre : pren/prenn/pri) · coudre (coud/cous) · moudre (moud/moul) · suivre (sui/suiv) · dire (di/dis) · lire (li/lis +lu) · cuire et famille (cui/cuis) · plaire (plai/plais +plu) | radical court et radical long selon le temps |
| 3 bases | offrir/ouvrir/couvrir/souffrir (offr, offri, offert) · haïr (haï, hai, haïsse) · vivre (vi, viv, +véc) · croire (croi, croy, cr) · traire/extraire (trai, tray — 2 bases) · écrire (écri, écriv) · absoudre/résoudre (absolv, absoud, absou) · craindre/plaindre/contraindre (crain, craign, craind) · peindre/joindre (pein, peign, peind) | base courte, longue, et parfois base réservée au participe passé |
| 4 bases | devoir (doi, dev, doiv, du) · paraître/connaître/naître/croître (parai, paraiss, paraît, par(u) — naître : n(é)/naqu au passé simple) | — |
| 5 bases | venir/se souvenir/parvenir (ven, vien, vienn, vin, viend) · voir/entrevoir/prévoir/revoir (voi, voy, ve, vi, vu) · savoir (sai, sav, sau, sach, s(u)) · valoir (vau, val, vaud, vaill +val(u)) · s'asseoir (assied, assié, assey, ass, assoi) · acquérir (acquier/acquièr, acquér/acquer, acqu — bases orales) | — |
| 6 bases | aller (six bases) · vouloir (veu, voul, veul, voud, veuill) · pouvoir (peu, pouv, peuv, pou, puiss + variante « puis-je ») · avoir (ai, a, ont, av, au, ay, eu) · faire (fai, font, fais, fe, fass, fi) · être (le plus grand nombre : suis, es(t), sommes, sont, ét, se, soi(t), soy, fu) | verbes les plus irréguliers du français |
Au-delà du temps chronologique, le verbe porte une valeur d'aspect (le déroulement interne du procès), peut se construire à la voix active ou passive, et peut prendre une forme pronominale. Ce chapitre synthétise ces trois dimensions.
Le procès exprimé par le verbe peut être envisagé de deux manières : le temps chronologique (passé/présent/futur, point de vue externe) et l'aspect (déroulement interne du procès, indépendamment de la chronologie).
Il vient de parler (passé récent) → il finit de parler (terminatif) → il est en train de parler (progressif/duratif) → il commence à parler (inchoatif) → il va parler (futur proche). Une même action peut ainsi être saisie à différents points de son déroulement interne.
En français, le passif se construit avec l'auxiliaire être suivi du participe passé — c'est être qui porte les marques de mode, temps, personne et nombre.
| Voix active | Voix passive |
|---|---|
| Le professeur (N1) explique (V) la leçon (N2). | La leçon (N2) est expliquée par le professeur (N1). |
| Nos amis construisent cette maison. | Cette maison est construite par nos amis. |
| On a fracturé la porte. | La porte a été fracturée. |
| On a bâti la mairie. | La mairie a été bâtie en 1932. |
On qualifie de pronominale toute forme verbale construite avec un pronom personnel conjoint (« se » à la 3ᵉ personne), et formant ses temps composés avec l'auxiliaire être.
Le pronom réfléchi fait partie intégrante de la forme lexicale (pas de forme simple correspondante) :
Construction pronominale (sans lecture réfléchie ni réciproque) : « Les feuilles mortes se ramassent à la pelle. »
La conjugaison française concentre l'essentiel des irrégularités morphologiques héritées du latin. Ce chapitre réunit une sélection de verbes difficiles — parmi les plus fréquemment mal orthographiés aux concours — avec leurs formes-pièges et les remarques indispensables.
Pour chaque verbe : présent (je / nous), passé simple, futur et participe passé. La colonne « Piège » signale l'erreur la plus courante.
| Verbe | Présent (je / nous) | Passé simple | Futur | Part. passé | Piège fréquent |
|---|---|---|---|---|---|
| haïr | je hais / nous haïssons | je haïs, nous haïmes | je haïrai | haï, haïe | tréma partout sauf aux 3 pers. du sing. du présent : je hais |
| acquérir | j'acquiers / nous acquérons | j'acquis | j'acquerrai | acquis, ise | deux « r » au futur (acquerrai) |
| mourir | je meurs / nous mourons | je mourus | je mourrai | mort, morte | deux « r » au futur ; auxiliaire être |
| asseoir | j'assieds / nous asseyons (ou j'assois) | j'assis | j'assiérai ou j'assoirai | assis, ise | deux séries de formes ; surseoir garde le « e » : je surseoirai |
| mouvoir | je meus / nous mouvons | je mus | je mouvrai | mû, mue | circonflexe au masc. sing. (mû) ; mais ému, promu |
| devoir | je dois / nous devons | je dus | je devrai | dû, due, dus | circonflexe au seul masc. sing. : dû (≠ du) |
| vaincre | je vaincs / nous vainquons | je vainquis | je vaincrai | vaincu, ue | 3ᵉ pers. du sing. sans « t » : il vainc |
| coudre | je couds / nous cousons | je cousis | je coudrai | cousu, ue | radical « cous- » au pluriel et au passé simple |
| naître | je nais / nous naissons | je naquis | je naîtrai | né, née | circonflexe : il naît ; auxiliaire être |
| résoudre | je résous / nous résolvons | je résolus | je résoudrai | résolu, ue | ≠ absoudre (absous, sans passé simple usuel) |
Les verbes en -cre comme vaincre et convaincre ne prennent pas de « t » à la 3ᵉ personne : il vainc, il convainc.
dû, mû, crû (croître) portent l'accent au seul masculin singulier, pour les distinguer de du, mu, cru.
mourir → je mourrai, courir → je courrai, acquérir → j'acquerrai : le « r » du radical s'ajoute à celui de la terminaison.
asseoir : j'assieds / j'assois. payer : je paie / je paye. Les deux séries sont admises.
Les items « mot de liaison » et « ordre des phrases » mesurent la cohérence textuelle : savoir quelle relation logique unit deux idées, quel connecteur l'exprime avec exactement la bonne nuance, et dans quel ordre s'enchaînent des phrases mélangées. Les pièges sont toujours les mêmes : une relation voisine (cause/but, opposition/concession), un mode erroné après le connecteur, une classe grammaticale qui ne convient pas (conjonction ou adverbe ?). Ce chapitre donne l'inventaire complet et la méthode pour ne plus hésiter.
| Classe | Rôle | Exemples |
|---|---|---|
| Conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) | Relie deux mots ou deux propositions de même fonction ; invariable | Il est fatigué mais il continue. |
| Conjonction de subordination (que, quand, parce que, bien que, si, comme, afin que…) | Introduit une proposition subordonnée dont le verbe a un mode précis | Il continue bien qu'il soit fatigué. |
| Adverbe connecteur (pourtant, cependant, ensuite, donc, ainsi, toutefois…) | Relie deux phrases ou propositions mais peut se déplacer dans la phrase | Il est fatigué ; il continue pourtant. |
| Préposition / locution prépositive (malgré, grâce à, à cause de, afin de…) | Introduit un groupe nominal ou un infinitif, jamais une proposition conjuguée | Malgré sa fatigue, il continue. |
| Relation | Connecteurs et construction | Exemple |
|---|---|---|
| Addition | et, de plus, en outre, par ailleurs, également, de surcroît, non seulement… mais encore | Il est compétent ; de plus, il est ponctuel. |
| Cause | car, parce que, puisque (cause connue), comme (en tête de phrase), étant donné que, vu que, dans la mesure où, en raison de, à cause de, grâce à, faute de | Comme il pleuvait, nous sommes restés. |
| Conséquence | donc, ainsi, par conséquent, c'est pourquoi, aussi (+ inversion), si bien que, de sorte que, au point que, tellement… que, tant… que | Il était si fatigué qu'il s'est endormi. |
| But | pour, afin de, de peur de, en vue de (+ infinitif) ; pour que, afin que, de crainte que (+ subjonctif) | Il étudie afin d'avoir son concours. |
| Opposition | mais, cependant, pourtant, toutefois, en revanche, au contraire, alors que, tandis que, or | Paul est bavard alors que son frère est silencieux. |
| Concession | bien que, quoique, encore que (+ subjonctif) ; même si (+ indicatif) ; malgré, en dépit de ; certes… mais ; quand même | Même s'il est fatigué, il continue. |
| Condition / hypothèse | si (+ indicatif), à condition que, pourvu que, à moins que (+ subjonctif), au cas où, dans l'hypothèse où (+ conditionnel), sinon, faute de quoi | À moins qu'il ne pleuve, nous sortirons. |
| Temps | quand, lorsque, dès que, aussitôt que, après que (+ indicatif), avant que, en attendant que, jusqu'à ce que (+ subjonctif), pendant que, tandis que | Dès qu'il est arrivé, il a appelé. |
| Comparaison | comme, de même que, ainsi que, tel, aussi… que, plus… que, comme si (+ imparfait) | Il parle comme si il savait tout. |
| Illustration / explication | par exemple, notamment, en particulier, c'est-à-dire, en effet, ainsi | Plusieurs langues, notamment l'arabe, y sont enseignées. |
| Alternative / restriction | ou, soit… soit, ou bien, sinon, seulement, excepté, sauf, hormis | Prends le train ou le bus. |
| Conclusion / reformulation | en somme, bref, en conclusion, finalement, en définitive, autrement dit, en d'autres termes | Bref, le projet est réalisable. |
| Piège | Règle | Exemple |
|---|---|---|
| Cause ou but ? | La cause répond à « pourquoi ? » (ce qui s'est passé avant) ; le but répond à « pour quoi faire ? » (ce qu'on vise). Le but impose le subjonctif ou l'infinitif ; la cause l'indicatif. | Il court parce qu'il est en retard (cause). Il court pour être à l'heure (but). |
| Opposition ou concession ? | L'opposition met deux faits en contraste, sans lien attendu ; la concession pose un obstacle qui n'empêche pas le résultat. | Il pleut alors que hier il faisait beau (opposition). Il sort bien qu'il pleuve (concession). |
| Conséquence ou conclusion ? | La conséquence est un fait qui découle d'un autre ; la conclusion résume tout un raisonnement. | Il a révisé, donc il a réussi. / En somme, il a réussi grâce au travail. |
| Car, parce que, puisque | Car : coordination, jamais en tête de phrase, explication ajoutée. Parce que : cause nouvelle, répond à « pourquoi ? ». Puisque : cause déjà connue ou évidente. | Puisque tu es là, aide-moi. |
| Mode imposé | Connecteurs |
|---|---|
| Subjonctif | bien que, quoique, pour que, afin que, avant que, jusqu'à ce que, à condition que, pourvu que, à moins que, sans que, de peur que, en attendant que |
| Indicatif | parce que, puisque, comme, tandis que, alors que, pendant que, après que, dès que, aussitôt que, si bien que, de sorte que (conséquence réelle), même si |
| Conditionnel | au cas où, dans l'hypothèse où, quand bien même |
| Infinitif | afin de, pour, avant de, sans, de peur de, en vue de |
Remarque : de sorte que et si bien que prennent l'indicatif pour exprimer une conséquence réelle (« Il a plu, de sorte que la fête a été annulée ») et le subjonctif pour un but (« Parle de sorte que tout le monde t'entende »).
Exemple 1. A. Il décida donc de rentrer à pied. — B. Un matin, Karim attendait le bus devant le lycée. — C. Mais le bus ne vint pas, malgré plus d'une heure d'attente. — D. Heureusement, il arriva chez lui avant la nuit.
Ordre : B – C – A – D. B ouvre (article indéfini, situation initiale) ; C contient « mais » (rupture) ; A contient « donc » (conséquence de C) ; D conclut (« heureusement »).
Exemple 2. Complétez : « Il a travaillé toute l'année, ___ il a réussi. » — « Il est resté silencieux, ___ il avait compris. » — « Il court ___ être à l'heure. »
Réponses : donc (conséquence) ; bien qu' ou alors qu' selon le sens (« il est resté silencieux alors qu'il avait compris » : opposition/concession) ; pour (but). Dans le deuxième cas, parce qu' serait possible si le sens était « silencieux car il avait compris » : le contexte tranche.
1. Je pars demain. — 2. Il faut donc que tu m'aides à préparer mes bagages. — 3. J'ai un long voyage à faire. Réponse : 3 – 1 – 2. La 3 présente le sujet (« un long voyage »), la 1 donne l'échéance, la 2 tire la conséquence (« donc »).
Les items « synonyme » et « antonyme » testent la précision du vocabulaire. L'erreur classique consiste à choisir un mot du même thème mais pas du même sens, ou du bon sens mais de la mauvaise intensité, du mauvais registre ou de la mauvaise classe grammaticale. Ce chapitre donne une méthode, les procédés de fabrication des contraires, un lexique de niveau concours et les pièges de nuance.
| Procédé | Exemples | Exceptions à connaître |
|---|---|---|
| Préfixes in-, im-, il-, ir- (avant b/m/p : im- ; avant l : il- ; avant r : ir-) | prudent → imprudent ; possible → impossible ; légal → illégal ; réel → irréel | inflammable = qui s'enflamme (pas le contraire de « flammable ») ; invaincu n'est pas un contraire de « vaincu » au sens de « battu ». |
| Préfixes dé-, dés-, mé-, mal-, a-, non-, anti- | faire → défaire ; avantage → désavantage ; honnête → malhonnête ; normal → anormal ; fumeur → non-fumeur | déchirer n'est pas le contraire de « chirer » (mot inexistant) ; malin n'est pas le contraire de « lin ». |
| Mot différent (cas le plus fréquent) | avare ↔ prodigue ; loquace ↔ taciturne ; concis ↔ prolixe ; éphémère ↔ durable | Pas de règle de formation : il faut connaître le lexique. |
| Mot | Synonyme(s) | Antonyme(s) |
|---|---|---|
| vaste | immense, étendu, spacieux | exigu, restreint, étriqué |
| lucide | clairvoyant, perspicace | confus, aveugle |
| éphémère | passager, fugace, bref | durable, permanent, pérenne |
| loquace | bavard, volubile, disert | taciturne, silencieux, réservé |
| prodigue | dépensier, généreux, dispendieux | avare, économe, parcimonieux |
| concis | bref, succinct, laconique | prolixe, verbeux, long |
| docile | obéissant, soumis, malléable | rebelle, indocile, récalcitrant |
| affable | aimable, courtois, avenant | revêche, désagréable, hargneux |
| audacieux | hardi, intrépide, téméraire | timoré, craintif, pusillanime |
| tenace | obstiné, persévérant, acharné | velléitaire, inconstant, versatile |
| futile | insignifiant, frivole, dérisoire | essentiel, capital, important |
| vétuste | délabré, vieilli, décrépit | neuf, moderne, flambant neuf |
| abondant | copieux, nombreux, foisonnant | rare, insuffisant, maigre |
| sobre | modéré, frugal, tempérant | excessif, glouton, intempérant |
| sagace | perspicace, avisé, fin | borné, naïf, obtus |
| franc | sincère, direct, loyal | hypocrite, dissimulé, fourbe |
| rare | exceptionnel, peu fréquent, insolite | courant, banal, commun |
| prudent | circonspect, avisé, précautionneux | imprudent, téméraire, insouciant |
| modeste | humble, discret, effacé | orgueilleux, prétentieux, vaniteux |
| diligent | zélé, appliqué, assidu | négligent, nonchalant, paresseux |
| lucratif | rentable, profitable, avantageux | ruineux, déficitaire |
| mordant | caustique, incisif, acerbe | doux, bienveillant |
| morne | triste, sombre, lugubre | joyeux, gai, enjoué |
| manifeste | évident, flagrant, patent | caché, douteux, obscur |
| éloquent | persuasif, disert, convaincant | muet, inexpressif, terne |
| pernicieux | nuisible, nocif, néfaste | bénéfique, salutaire, profitable |
| équitable | juste, impartial, objectif | partial, injuste, inique |
| indigent | pauvre, nécessiteux, démuni | riche, nanti, aisé |
| stérile | infécond, aride, improductif | fécond, fertile, productif |
| hostile | défavorable, ennemi, adverse | favorable, bienveillant, amical |
| unanime | général, collectif, commun | divisé, partagé |
| cohérent | logique, suivi, rationnel | incohérent, contradictoire, décousu |
| Verbe | Synonyme(s) | Antonyme(s) |
|---|---|---|
| acquérir | obtenir, gagner, se procurer | perdre, céder |
| approuver | consentir, accepter, cautionner | désapprouver, rejeter, réprouver |
| atténuer | adoucir, diminuer, calmer | aggraver, accentuer, renforcer |
| blâmer | critiquer, réprimander, condamner | louer, féliciter, approuver |
| dissimuler | cacher, masquer, taire | révéler, dévoiler, exposer |
| élucider | éclaircir, expliquer, résoudre | embrouiller, obscurcir, compliquer |
| entraver | gêner, empêcher, freiner | faciliter, favoriser, encourager |
| exalter | glorifier, célébrer, magnifier | dénigrer, rabaisser, décrier |
| proscrire | interdire, bannir, prohiber | autoriser, prescrire, permettre |
| réfuter | contredire, démentir, contester | confirmer, corroborer, admettre |
| sévir | punir, réprimer | pardonner, tolérer |
| s'abstenir | se retenir, renoncer à | agir, participer |
| divulguer | révéler, ébruiter, publier | taire, cacher |
| décourager | dissuader, démoraliser | encourager, stimuler |
| Idée | Du plus faible au plus fort |
|---|---|
| Colère | agacé → irrité → fâché → furieux → enragé |
| Peur | inquiet → craintif → apeuré → terrifié → épouvanté |
| Grandeur | grand → vaste → immense → colossal → gigantesque |
| Fatigue | las → fatigué → épuisé → exténué → éreinté |
| Beauté | joli → beau → magnifique → splendide → sublime |
| Pauvreté | modeste → gêné → pauvre → indigent → misérable |
| Couple | Différence |
|---|---|
| prudent / timide | Prudent : évite le risque ; timide : manque d'assurance. |
| économe / avare | Économe : dépense avec mesure ; avare : refuse de dépenser par attachement à l'argent. |
| têtu / tenace | Têtu est péjoratif ; tenace est mélioratif (persévérant). |
| ancien / vétuste | Ancien : qui date ; vétuste : en mauvais état. |
| sensé / censé | Sensé : raisonnable ; censé : supposé (« il est censé savoir »). |
| discret / secret | Discret : qui ne se fait pas remarquer ; secret : qui est caché. |
| résilier / résoudre / révoquer | Résilier : mettre fin à un contrat ; résoudre : trouver une solution ; révoquer : destituer ou annuler. |
Un même sens peut s'exprimer en trois registres : familier (bouquin, gosse, bosser), courant (livre, enfant, travailler), soutenu (ouvrage, enfant/progéniture, œuvrer). Les items « synonyme » demandent presque toujours le terme du registre le plus proche.
« Un homme laconique » → synonyme : concis, bref dans ses paroles ; antonyme : prolixe, bavard. Le piège : « silencieux », qui ne décrit pas la manière de parler.
« Il a réfuté cette hypothèse » → synonyme : contredit, démenti ; antonyme : confirmé, corroboré. Le piège : « refusé », qui ne s'applique pas à une thèse.
« Une situation préoccupante » → synonyme : inquiétante, alarmante ; antonyme : rassurante. Le piège : « occupée », mot de la même famille mais de sens différent.
L'item « intrus » (le mot qui n'appartient pas à la liste) et les items sur les mots étrangers à la liste demandent de trouver le critère commun avant de désigner celui qui lui échappe. Un seul mot doit échapper au critère. Le piège est qu'une liste peut se prêter à plusieurs critères : il faut choisir le plus général, celui qui laisse un seul mot de côté.
| Critère | Exemple de liste | Intrus et raison |
|---|---|---|
| Champ sémantique (catégorie) | chêne, hêtre, peuplier, rose, érable | rose (fleur ; les autres sont des arbres) |
| Sens : synonymes | triste, morne, sombre, abattu, joyeux | joyeux (sens opposé) |
| Nature grammaticale | courir, marcher, sauter, nager, rapide | rapide (adjectif ; les autres sont des verbes) |
| Registre de langue | voiture, auto, automobile, bagnole, véhicule | bagnole (familier) |
| Genre grammatical | atmosphère, octave, arachide, acné, pétale | pétale (masculin ; les autres sont féminins) |
| Famille de mots | terre, terrestre, enterrer, terrain, mer | mer (n'est pas de la famille de « terre ») |
| Homonymes piégeux | amande, noix, noisette, pistache, amende | amende (sanction ; les autres sont des fruits à coque) |
| Sens opposé / même sens | généreux, large, prodigue, libéral, avare | avare (les autres désignent celui qui donne volontiers) |
| Orthographe ou prononciation | cheval, journal, animal, canal, hôpital, festival | festival (pluriel en -s : des festivals ; les autres font -aux) |
| Champ | Mots types | Genre et espèces |
|---|---|---|
| Vêtements | veste, chemise, jupe, pantalon, manteau | Sous-vêtements : maillot, slip ; accessoires : écharpe, gant, ceinture ; chaussures : sandale, botte. |
| Habitation | maison, villa, chalet, appartement, demeure | Distinguer le logement (appartement, villa) de la pièce (salon, cuisine) et du mobilier. |
| Mesures | mètre, litre, kilo, hectare, minute | Longueur, volume, masse, surface, temps : chaque mot appartient à une grandeur différente. |
| Métiers de la justice | juge, avocat, greffier, huissier, notaire | Intrus possible : policier (sécurité, non justice). |
| École | élève, professeur, cartable, cours, examen | Personnes, matériel, activités : vérifiez la catégorie. |
| Sentiments | colère, joie, tristesse, peur, jalousie | Distinguer sentiment, sensation (faim), qualité (courage). |
| Langage | dire, déclarer, affirmer, murmurer, crier | Verbes de parole ; penser serait un intrus (activité mentale). |
| Liste | Critère trouvé | Intrus |
|---|---|---|
| lundi, mardi, janvier, jeudi, samedi | jours de la semaine | janvier |
| colère, rage, fureur, courroux, joie | manifestations de l'irritation | joie |
| généreux, prodigue, libéral, large, avare | qui donne sans compter | avare |
| rapide, vif, prompt, lent, preste | vitesse élevée | lent |
| écrire, rédiger, noter, consigner, lire | mettre par écrit | lire |
| sceptique, incrédule, méfiant, naïf, défiant | manque de confiance | naïf |
| hiver, été, printemps, automne, trimestre | saisons | trimestre |
| sonner, tinter, retentir, résonner, taire | produire un son | taire |
| élève, étudiant, apprenti, disciple, maître | qui apprend | maître |
| conjecture, supposition, hypothèse, présomption, certitude | idée non vérifiée | certitude |
Dans l'item « expression correcte », trois réponses sont souvent orthographiquement très proches et une seule est juste. Ce chapitre traite les homophones : mots qui se prononcent pareil mais s'écrivent différemment. Pour chaque paire, on retient un test de remplacement qui tranche sans hésiter.
| Paire | Test et règle | Exemple |
|---|---|---|
| a / à | a = verbe avoir (on peut dire « avait ») ; à = préposition | Il a un livre à lire. |
| ou / où | ou = « ou bien » ; où = lieu ou temps (relatif ou interrogatif) | Où vas-tu ? À Fès ou à Rabat ? |
| et / est | est = verbe être (on peut dire « était ») ; et = addition | Il est grand et fort. |
| on / ont | ont = avoir (« avaient ») ; on = pronom (« il ») | On sait qu'ils ont gagné. |
| son / sont | sont = être (« étaient ») ; son = déterminant possessif (« mon ») | Ils sont partis avec son frère. |
| ce / se | se devant un verbe (pronominal) ; ce devant un nom ou « qui/que » | Ce garçon se lave. |
| ces / ses | ces = ces… (démonstratif pluriel) ; ses = les siens | Ces élèves ont rangé ses affaires. |
| c'est / s'est / sait / sais | c'est = cela est ; s'est = auxiliaire d'un verbe pronominal ; sait/sais = verbe savoir | Il s'est trompé ; c'est vrai ; je sais que tu sais. |
| leur / leurs | leur pronom (devant un verbe) : invariable ; leur(s) déterminant : s'accorde avec le nom | Je leur parle de leurs projets. |
| la / là / l'a | là = lieu ; la = article ou pronom ; l'a = « l'avait » | Il l'a vue là, sur la table. |
| quand / quant / qu'en | quand = lorsque ; quant à = en ce qui concerne ; qu'en = que + en | Quand je viens ; quant à lui ; qu'en penses-tu ? |
| plutôt / plus tôt | plus tôt est le contraire de « plus tard » ; plutôt = de préférence | Viens plus tôt, plutôt que de rater le train. |
| quoique / quoi que | quoique = bien que ; quoi que = quelle que soit la chose que | Quoiqu'il soit tard ; quoi qu'il arrive. |
| quelque / quel que | quelque + nom ou nombre ; quel que + être au subjonctif (accord avec le sujet) | Quelles que soient tes raisons. |
| sinon / si non | sinon = autrement ; si non = si… ne… pas | Travaille, sinon tu échoueras. |
| parce que / par ce que | parce que = car ; par ce que = par la chose que | Il a ri parce qu'il était content. |
| davantage / d'avantage | davantage = plus (adverbe) ; d'avantage = de + avantage (nom) | Il y a d'avantage à partir. Travaille davantage. |
| tant / temps / t'en | tant = tellement ; temps = durée ; t'en = te + en | Il y a tant de temps ; ne t'en fais pas. |
| mais / mes / met / mets | mais = conjonction ; mes = possessif pluriel ; met/mets = verbe mettre | Mais je mets mes chaussures. |
| ni / n'y / nid | ni = négation coordonnée ; n'y = ne + y ; nid = abri d'oiseau | Il n'y va ni à l'école ni au parc. |
| Série | Sens des mots |
|---|---|
| ver / vers / verre / vert / vair | animal ; direction ou ligne de poème ; récipient ; couleur ; fourrure |
| cent / sang / sans / sent / s'en | nombre ; liquide ; absence ; verbe sentir ; pronom + en |
| mère / maire / mer | parent ; élu local ; étendue d'eau |
| chaud / chaux / show | température ; matière blanche ; spectacle |
| cou / coup / coût | partie du corps ; choc ; prix |
| foi / foie / fois | croyance ; organe ; occurrence |
| boue / bout / bous | terre mouillée ; extrémité ; verbe bouillir |
| balade / ballade | promenade ; poème chanté |
| sceau / seau / sot / saut | cachet officiel ; récipient ; stupide ; bond |
| tâche / tache | travail à faire ; marque de saleté |
| censé / sensé | supposé ; raisonnable |
| ancre / encre | pour le bateau ; pour écrire |
| compte / comte / conte | calcul ; titre de noblesse ; récit |
| point / poing | marque, signe ; main fermée |
| amande / amende | fruit ; sanction financière |
1. « Il ___ (a/à) trouvé ___ (ce/se) livre dans la pièce ___ (ou/où) il ___ (a/à) cherché hier. » → Il a trouvé ce livre dans la pièce où il a cherché hier. (où reprend un lieu ; « ou bien » serait absurde.)
2. « Ils ___ (son/sont) venus avec ___ (leur/leurs) amis. » → sont… leurs.
3. « ___ (Quoique/Quoi que) tu fasses, ne te décourage pas. » → Quoi que (= quelle que soit la chose que).
Après les homophones, l'item « expression correcte » interroge les paronymes (mots proches par la forme, éloignés par le sens), les locutions figées, les pléonasmes, les constructions verbales et les faux amis. Un mot mal choisi peut changer totalement le sens d'une phrase : on ne devine pas, on connaît.
| Mots | Sens | Exemple |
|---|---|---|
| conjecture / conjoncture | supposition / situation d'ensemble | La conjoncture économique est difficile. |
| perpétuer / perpétrer | faire durer / commettre (un crime) | Il a perpétré un délit. |
| éminent / imminent | remarquable / sur le point d'arriver | Un danger imminent. |
| effraction / infraction | bris de clôture ou de serrure / violation de la loi | Une infraction au code. |
| allusion / illusion | évocation indirecte / apparence trompeuse | Il a fait allusion à son départ. |
| émigrer / immigrer | quitter son pays / arriver dans un pays | Ils ont émigré du Maroc. |
| prodige / prodigue | miracle, génie / dépensier | Un enfant prodige. |
| acception / acceptation | sens d'un mot / fait d'accepter | Mot pris dans toutes ses acceptions. |
| conjuguer / conjurer | associer, ou mettre au temps d'un verbe / éloigner par un rite | Il faut conjuguer nos efforts. |
| colorer / colorier | donner une couleur / remplir de couleurs | Colorier un dessin. |
| décrépit / décrépi | très vieux, usé / dont l'enduit est enlevé | Un vieillard décrépit ; un mur décrépi. |
| différend / différent | désaccord / qui n'est pas pareil | Ils ont un différend. |
| éluder / élucider | éviter habilement / éclaircir | Il élude la question. |
| évoquer / invoquer | rappeler, citer / appeler à l'aide, alléguer | Invoquer un argument. |
| gradation / graduation | progression par degrés / division en degrés | Une gradation dans l'effort. |
| inculquer / inculper | faire entrer dans l'esprit / mettre en examen | Inculquer une règle. |
| percepteur / précepteur | qui perçoit les impôts / éducateur d'un enfant | Le précepteur du prince. |
| subvenir / survenir | pourvoir à / arriver brusquement | Subvenir aux besoins de sa famille. |
| amoral / immoral | sans notion de morale / contraire à la morale | Un acte immoral. |
| ostensible / ostentatoire | visible / fait pour être vu | Une richesse ostentatoire. |
| cinéphile / cynophile | qui aime le cinéma / qui aime les chiens | Deux paronymes formés avec -phile. |
| Forme correcte | Forme fautive courante | Remarque |
|---|---|---|
| à l'insu de | à l'insu à | = sans que quelqu'un le sache. |
| au fur et à mesure | aux fur et à mesure | Locution invariable. |
| de but en blanc | de bout en blanc | = brusquement, sans préparation. |
| à tout bout de champ | à tout bout de chant | = à tout propos. |
| avoir beau + infinitif | avoir beau mais | Il a beau protester, personne ne l'écoute. |
| mettre à nu | mettre à nue | Locution invariable. |
| au temps pour moi | autant pour moi | Les deux se rencontrent ; la forme normative est au temps pour moi. |
| se rendre compte (de) | se rendre compte que de | Construction directe ou avec que. |
| Verbe | Construction correcte | Faute fréquente |
|---|---|---|
| pallier | pallier un manque (transitif direct) | pallier à un manque |
| se rappeler | se rappeler quelque chose | se rappeler de quelque chose |
| se souvenir | se souvenir de quelque chose | se souvenir quelque chose |
| entrer | entrer dans la salle | entrer à la salle ; rentrer dedans |
| sortir | sortir de la maison | sortir dehors (pléonasme) |
| satisfaire | satisfaire à une exigence ; satisfaire quelqu'un | satisfaire à quelqu'un |
| influencer | influencer quelqu'un ; avoir de l'influence sur | influencer sur |
| aider | aider quelqu'un à faire | aider à quelqu'un |
| parler | parler à quelqu'un de quelque chose | parler quelqu'un |
| jouir | jouir de ses droits | jouir ses droits |
| penser | penser à quelqu'un ; penser que | penser de quelqu'un (= avoir une opinion sur) |
Un pléonasme répète inutilement une idée déjà contenue dans un mot : monter en haut, descendre en bas, sortir dehors, entrer dedans, puis ensuite, au jour d'aujourd'hui, s'avérer vrai, reculer en arrière, prévoir à l'avance, collaborer ensemble, falaise abrupte, un cas de figure, un faux prétexte, un hasard imprévu, la panacée universelle, un voyage itinérant.
| Mot | Sens réel | Piège |
|---|---|---|
| actuellement | en ce moment (≠ « actually » en anglais) | On ne dit pas « actuellement » pour « en réalité ». |
| éventuellement | peut-être, si le cas se présente | Pas « finalement ». |
| sensible | qui ressent facilement ; perceptible | Pas « raisonnable ». |
| demander | poser une demande | ≠ « to demand ». |
| préjudice | dommage subi | Pas « préjugé ». |
| résilier | mettre fin à un contrat | Pas « résoudre ». |
| décade / décennie | dix jours / dix ans | Une décennie pour dix ans. |
| se prévaloir / prévaloir | tirer avantage de / l'emporter | Verbes de sens différents. |
| subvenir / survenir | pourvoir à / se produire soudainement | Voir paronymes. |
Les accords sont au cœur de l'item « expression correcte ». Les questions portent presque toujours sur les mêmes cas piégeux : participe passé, tout, même, quelque, adjectifs de couleur, noms composés, verbes à sujet collectif. Une seule règle, appliquée avec méthode, suffit pour chaque cas.
| Emploi | Règle | Exemple |
|---|---|---|
| Sans auxiliaire (adjectif) | Accord avec le nom qu'il qualifie | Des élèves attentifs ; des lettres écrites à la main. |
| Avec être | Accord avec le sujet | Elles sont parties ; les lettres sont envoyées. |
| Avec avoir | Accord avec le COD placé avant le verbe ; sinon invariable | Les lettres qu'il a écrites ; il a écrit des lettres. |
| Verbes pronominaux réfléchis ou réciproques | Accord avec le COD placé avant (souvent le pronom réfléchi) ; invariable si le COD suit | Elle s'est lavée ; elle s'est lavé les mains. |
| Verbes pronominaux essentiels (s'évanouir, se souvenir, s'enfuir…) | Accord avec le sujet | Elles se sont évanouies. |
| Participe suivi d'un infinitif | Accord si le COD placé avant fait l'action de l'infinitif ; sinon invariable | Les artistes que j'ai vus chanter (ils chantent) ; les chansons que j'ai entendu chanter (on chante les chansons). |
| Participes invariables | coûté, valu, pesé, couru, vécu au sens propre (mesure, durée) : invariables | Les vingt euros que ce livre m'a coûté. |
| Emploi | Règle | Exemple |
|---|---|---|
| Adjectif | S'accorde : tout, toute, tous, toutes | Toutes les élèves sont là. |
| Pronom | Tout (invariable) ou tous, toutes | Ils sont tous là ; tout est bien. |
| Adverbe devant adjectif ou adverbe | Invariable, sauf devant un adjectif féminin commençant par une consonne ou un h aspiré | Ils sont tout surpris ; elles sont toutes contentes ; elle est tout étonnée (voyelle). |
| Mot | Règle | Exemple |
|---|---|---|
| même (adjectif) | S'accorde : après le nom ou le pronom, ou devant un nom (« les mêmes ») | Ils ont les mêmes goûts ; eux-mêmes. |
| même (adverbe) | Invariable : signifie « aussi » ou « jusqu'à » | Tous, même les enfants, ont répondu. |
| quelque | Adjectif (s'accorde) devant un nom ; adverbe (invariable) devant un nombre (= environ) | Quelques amis ; quelque vingt élèves. |
| quel que | Pronom relatif indéfini + être au subjonctif ; quel s'accorde avec le sujet | Quelles que soient tes raisons. |
| chaque | Toujours au singulier | Chaque élève a son cahier. |
| demi, nu, feu (devant le nom) | Invariables devant le nom, accord après | Une demi-heure ; une heure et demie. |
| Cas | Règle | Exemple |
|---|---|---|
| Nom collectif suivi d'un complément | Accord selon l'idée : pluriel si l'attention porte sur les éléments, singulier sinon | Une foule de curieux s'est rassemblée / se sont rassemblés. |
| Sujets liés par ou | Singulier si l'un exclut l'autre ; pluriel si les deux agissent | Le maire ou le préfet présidera la cérémonie. |
| Sujets liés par ni… ni… | Singulier ou pluriel selon le sens | Ni l'un ni l'autre n'est venu. |
| Sujet inversé | Accord avec le vrai sujet, placé après | Que sont devenus tes projets ? |
| Un des… qui | Pluriel si l'action concerne tous les éléments ; singulier si un seul agit | C'est l'un des élèves qui ont réussi. |
| Plus d'un / moins de deux | Plus d'un + singulier ; moins de deux + pluriel | Plus d'un élève est absent ; moins de deux jours restent. |
| Cas | Règle | Exemple |
|---|---|---|
| Adjectifs de couleur simples | S'accordent (rouge, noir, vert…) | Des robes vertes. |
| Couleurs composées ou issues d'un nom (orange, marron, rose) | Invariables quand elles sont des noms employés comme adjectifs ; invariables aussi quand deux adjectifs se combinent | Des yeux marron ; des yeux bleu clair. |
| Adjectif de deux noms de genre différent | Accord au masculin pluriel | Un garçon et une fille contents. |
| Adjectifs composés | Le second s'accorde en général ; le premier s'accorde s'il est adjectif | Des enfants sourds-muets ; des portes grand ouvertes. |
| Adverbes en -ment | Invariables | Elles parlent doucement. |
| Cas | Règle | Exemple |
|---|---|---|
| Noms en -al | -aux (sauf bal, carnaval, festival, récital, chacal, régal, cal : -als) | des chevaux, des journaux ; des festivals. |
| Noms en -ail | -ails (sauf travail, vitrail, corail, émail, soupirail, vantail : -aux) | des détails ; des travaux. |
| Noms en -ou | -ous (sauf bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou : -oux) | des trous ; des bijoux. |
| Noms en -eau, -au, -eu | -x (sauf landau, sarrau, bleu, pneu : -s) | des bateaux ; des feux ; des pneus. |
| Noms composés | Selon la nature : nom + nom (les deux), verbe + nom (le nom) | des choux-fleurs ; des gratte-ciel ; des tire-bouchons. |
| Œil, ciel, aïeul | yeux, cieux (ciels en peinture), aïeux (ancêtres) ou aïeuls (grands-pères) | des yeux, les cieux. |
1. « Les vingt euros que ce livre m'a (coûté / coûtés). » → coûté (participe invariable au sens propre ; au sens figuré, il s'accorde : les efforts que ce travail m'a coûtés). 2. « Elles sont (tout / toutes) étonnées. » → tout (voyelle initiale). 3. « Elles sont (tout / toutes) contentes. » → toutes (consonne initiale). 4. « (Quelque / Quelques) vingt élèves étaient absents. » → quelque (= environ). 5. « Il s'est (lavé / lavée) les mains. » → lavé (COD après).
Pour repérer un intrus, trouver un synonyme ou choisir l'expression correcte, il faut comprendre comment les mots se fabriquent. Connaître les préfixes, les suffixes, les racines grecques et latines et la notion de famille de mots permet de deviner le sens d'un terme inconnu et d'éliminer les réponses fantaisistes. Ce chapitre est un outil transversal pour tous les items de vocabulaire.
| Procédé | Définition | Exemples |
|---|---|---|
| Dérivation par suffixe | Ajout d'un suffixe après le radical | tremblement, chanteur, joliment |
| Dérivation par préfixe | Ajout d'un préfixe avant le radical | défaire, refaire, injuste |
| Dérivation parasynthétique | Ajout simultané d'un préfixe et d'un suffixe (le mot sans l'un des deux n'existe pas) | éclaircir, enterrer, aterrir |
| Composition | Réunion de deux mots existants | chou-fleur, porte-monnaie, portefeuille |
| Composition savante | Assemblage d'éléments grecs ou latins | téléphone, biologie, cynophile |
| Conversion | Changement de classe sans modification du mot | le manger, le beau, un dîner |
| Abréviation, siglaison | Raccourcissement ou initiales | cinéma → ciné ; ONU, SMIG |
| Emprunt | Mot pris à une autre langue | algèbre, sofa (arabe) ; week-end (anglais) ; pizza (italien) |
| Préfixe | Sens | Exemples |
|---|---|---|
| in-, im-, il-, ir-, a-, dé-, dés-, mé-, mal- | contraire, privation | illégal, anormal, déloyal, désavantage, malhonnête |
| re-, ré- | répétition, retour | refaire, relire, réélire |
| pré-, anté-, anti- | avant / contre | préhistoire, antérieur ; antibiotique |
| post-, ap(r)ès | après | postérieur, postscolaire |
| sur-, sus-, super-, hyper- | au-dessus, excès | surcharge, supermarché, hypersensible |
| sous-, sub-, hypo-, infra- | en dessous, insuffisance | sous-sol, subalterne, hypotension |
| co-, con-, syn- | avec, ensemble | coéquipier, concitoyen, synonyme |
| trans-, inter-, intra- | à travers, entre, à l'intérieur | transport, interrompre, intramusculaire |
| poly-, multi-, uni-, mono- | nombre | polyglotte, multiculturel, unanime, monologue |
| Suffixe | Valeur | Exemples |
|---|---|---|
| -eur, -ier, -iste, -ien, -aire | agent, métier | chanteur, boulanger, journaliste, musicien, bibliothécaire |
| -ment, -tion, -age, -ure, -ée | action ou résultat (noms) | entraînement, création, lavage, brûlure, journée |
| -able, -ible, -uble | possibilité (« qui peut être… ») | mangeable, lisible, soluble |
| -eux, -ique, -al, -ant, -ent | qualité (adjectifs) | courageux, magnifique, mondial, brillant, prudent |
| -ité, -esse, -isme, -ise, -ance, -ence | qualité, état (noms) | beauté, richesse, optimisme, franchise, tolérance, prudence |
| -ir, -er, -iser, -ifier | verbes | grandir, parler, organiser, simplifier |
| -ment (adverbe) | manière | joyeusement, évidemment, prudemment |
| -et, -ette, -eau, -ule, -on | diminutif | jardinet, fillette, chevreau, globule, ânon |
| Racine | Sens | Exemples |
|---|---|---|
| -phile / -phobe | qui aime / qui craint | cinéphile, cynophile ; xénophobe, claustrophobe |
| -logue / -logie | discours, science | dialogue, biologie, sociologie |
| -graphe / -graphie | qui écrit / écriture | calligraphe, géographie, photographie |
| -cide / -phage | qui tue / qui mange | insecticide, suicide ; carnivore, anthropophage |
| -cratie / -archie | pouvoir, gouvernement | démocratie, monarchie |
| anthropo- / andro- / gyn(éco)- | homme (humain) / homme (mâle) / femme | anthropologie, androïde, gynécologie |
| bio- / géo- / hydro- / aéro- / thermo- | vie / terre / eau / air / chaleur | biologie, géographie, hydraulique, aérodrome, thermomètre |
| tele- / micro- / macro- / méga- | distance / petit / grand / très grand | télévision, microscope, macroéconomie, mégapole |
| aqua- / terr- / vit- / voc- / dict- | eau / terre / vie / voix / dire | aquarium, terrestre, vital, vocal, dictée |
| Famille | Mots | Faux membres |
|---|---|---|
| chant- | chanter, chanteur, enchanter, chanson, chantonner, déchanter | champ, chantier |
| port- | porter, transport, portable, importer, exporter, apport | porc, porche, port (de mer) |
| terr- | terre, terrain, terrasse, terrestre, atterrir, enterrer, territoire | terreur, terrible |
| dent- | dent, dentiste, denture, édenté, dentelle, indenter | — |
1. Décomposez incompréhensible : in- (préfixe) + compréhens- (radical) + -ible (suffixe). 2. Quel mot est formé par parasynthèse ? embellir (em- + belle + -ir), car ni embelle ni bellir n'existent. 3. Quel est l'intrus dans « chanter, chanteur, enchanter, champ, chanson » ? champ (pas de lien de sens avec chant).
Un test court de 10 questions, allant des notions essentielles à leur mise en application, avec correction expliquée.
Ce module traverse la grammaire de phrase, la stylistique, la narratologie et la morphologie verbale ; les références ci-dessous sont des ouvrages de référence pour les notions abordées dans ses chapitres :
| Notion | Référence |
|---|---|
| Chapitre 5-6. Phrase simple, complexe et subordonnées | |
| Grammaire de la phrase française | Riegel, M., Pellat, J.-C. & Rioul, R. (2018). Grammaire méthodique du français. Presses universitaires de France. |
| Chapitre 7. Figures de style | |
| Rhétorique et stylistique | Fromilhague, C. (2010). Les Figures de style. Armand Colin. |
| Chapitre 8. Discours rapporté | |
| Discours indirect libre et narrativisé | Authier-Revuz, J. (1992). « Repères dans le champ du discours rapporté ». L'Information grammaticale, 55-56. |
| Chapitre 9. Narratologie | |
| Récit, histoire, narration ; voix et niveaux narratifs | Genette, G. (1972). Figures III. Éditions du Seuil. |
| Morphologie du conte (fonctions et sphères d'action) | Propp, V. (1970 [1928]). Morphologie du conte. Éditions du Seuil. |
| Schéma actantiel | Greimas, A. J. (1966). Sémantique structurale. Larousse. |
| Logique des possibles narratifs | Bremond, C. (1973). Logique du récit. Éditions du Seuil. |
| Marques linguistiques du point de vue | Rabatel, A. (1998). La Construction textuelle du point de vue. Delachaux et Niestlé. |
| Chapitre 10-14. Morphologie verbale et conjugaison | |
| Description de référence des temps et modes | Grevisse, M. & Goosse, A. (2016). Le Bon Usage (16ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. |
Remarque : il s'agit de références bibliographiques vers les travaux originaux, non de liens vers leurs textes intégraux (susceptibles d'être protégés par le droit d'auteur) ; on peut les trouver dans les bibliothèques universitaires ou les bases de données académiques.
Des examens associés au concours de ce module.
محاكاة غير رسمية من إعداد EduConcours، صُممت لقياس دقة القراءة وعمق التحليل والقدرة على حل وضعيات مركبة، لا مجرد استرجاع التعاريف. يتكون الاختبا…
Commencer →محاكاة لامتحان الثقافة التربوية العامة المشترك بين مختلف مسالك مراكز تكوين أطر التدريس (CRMEF): التشريع المدرسي، علوم التربية، علم النفس التربوي…
Commencer →⚠️ تنبيه: هذا الامتحان التجريبي اجتهاد شخصي ومن صياغة الأستاذ عبد الحق، وليس نسخة عن امتحان رسمي صادر عن أي جهة وزارية أو أكاديمية. وضعية مهنية …
Commencer →دليل مجاني من 12 صفحة لمباراة مفتشي التعليم الابتدائي: أوزان الاختبارين الكتابيين مفصلة بحسب توصيف يوليوز 2025، ومسار من أربع مراحل، وبرنامج من ستة أ…
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