محاكاة متقدمة لمباراة التفتيش التربوي — معارف وديداكتيك التعليم الابتدائي
محاكاة غير رسمية من إعداد EduConcours، صُممت لقياس دقة القراءة وعمق التحليل والقدرة على حل وضعيات مركبة، لا مجرد استرجاع التعاريف. يتكون الاختبا…
Commencer →Révision approfondie des savoirs de langue française: classes de mots, typologie textuelle, focalisation, registres, phrase complexe, figures de style, discours rapporté, voix active/passive et adjectif.
La maîtrise de la langue française commence par l'identification correcte des classes de mots. Il faut distinguer la nature d'un mot, qui reste relativement stable, et sa fonction dans la phrase, qui dépend du contexte.
Un même mot garde sa nature mais change de fonction selon la phrase. Le nom « candidat » peut être sujet (« Le candidat répond. »), complément d'objet direct (« Le jury reçoit le candidat. »), attribut du sujet (« Il est le candidat retenu. ») ou complément du nom (« le dossier du candidat »).
| Fonction | Question posée | Exemple |
|---|---|---|
| Sujet | Qui est-ce qui ? / Qu'est-ce qui ? | Le jury délibère. |
| COD | Verbe + qui ? / quoi ? | Le jury reçoit le candidat. |
| COI | Verbe + à/de qui ? / quoi ? | Le jury pense au candidat. |
| Attribut du sujet | Sujet + être/verbe d'état + quoi ? | Il est compétent. |
| Complément circonstanciel | Quand ? Où ? Comment ? Pourquoi ? | Il révise chaque soir. |
L'interjection exprime une réaction ou interpelle sans fonction syntaxique dans la phrase: « Hélas, le délai est dépassé. » Elle reste isolée par une virgule ou un point d'exclamation et n'entre dans aucune relation de dépendance grammaticale avec le reste de la phrase.
Un texte se reconnaît par son intention dominante, son organisation et ses outils linguistiques. Un même passage peut mêler plusieurs types, mais l'épreuve attend souvent l'identification du type dominant.
Le schéma narratif suit généralement: situation initiale, élément perturbateur, péripéties, dénouement, situation finale. Le schéma actanciel organise les rôles: sujet, objet, adjuvant, opposant, destinateur, destinataire.
Un texte peut mêler plusieurs types tout en gardant une visée dominante: un récit peut contenir des passages descriptifs sans devenir un texte descriptif. Pour trancher, il faut repérer quelle intention organise l'ensemble du passage et à quoi servent les passages secondaires: préparer une action, illustrer un propos, ralentir le rythme.
| Type | Temps verbal typique |
|---|---|
| Narratif | Passé simple / imparfait, ou présent de narration |
| Descriptif | Imparfait ou présent, verbes d'état |
| Argumentatif | Présent de vérité générale |
| Explicatif | Présent intemporel |
| Injonctif | Impératif ou infinitif |
« Le sol se réchauffe progressivement au printemps ; les graines germent alors plus vite. » Le présent intemporel, l'absence de personnage et le lien de cause à effet marqué par « alors » signalent un texte à dominante explicative, non narrative.
Un même texte peut changer de focalisation d'un paragraphe à l'autre: un roman commencé en focalisation zéro pour planter le décor peut ensuite adopter la focalisation interne d'un personnage pour créer de l'empathie.
Un champ lexical est un ensemble de mots de natures différentes liés à un même thème: angoisse, crainte, menaçant, terrifié relèvent de la peur. Il se distingue de la famille de mots, qui regroupe des termes formés sur la même racine (peur, peureux, apeuré) indépendamment du sens.
On distingue généralement trois niveaux: soutenu, courant et familier. Le choix du niveau dépend de la situation de communication, du destinataire et de l'effet recherché.
Le genre renvoie à une famille de textes; le registre renvoie à l'effet produit sur le lecteur.
Le registre réaliste crée un effet de réel; le comique provoque le rire; le tragique impose la fatalité; l'épique amplifie l'action; le fantastique installe le doute; le merveilleux accepte le surnaturel; le lyrique exprime les sentiments; le pathétique suscite la pitié; le didactique instruit.
Un même genre peut combiner plusieurs registres: une tragédie (genre théâtral) peut mêler le tragique et le pathétique; une fable (genre narratif bref) associe souvent le didactique et le comique. Le registre ne définit donc pas le genre, il qualifie l'effet produit dans une scène ou un passage donné, qui peut varier à l'intérieur d'une même œuvre.
| Registre | Indices lexicaux et stylistiques |
|---|---|
| Tragique | Champ lexical de la fatalité, du destin, de la mort |
| Comique | Quiproquo, exagération, décalage de registre de langue |
| Lyrique | Première personne, exclamations, champ lexical du sentiment |
| Épique | Amplification, hyperboles, verbes d'action, grandeur |
| Fantastique | Hésitation entre explication rationnelle et surnaturelle |
Le genre (roman, théâtre, poésie) renvoie à une catégorie d'œuvres reconnue par une tradition littéraire; le type de texte (narratif, descriptif, argumentatif) renvoie à un mode d'organisation qui peut apparaître dans plusieurs genres. Une pièce de théâtre peut ainsi contenir des passages argumentatifs sans changer de genre.
La phrase simple contient une seule proposition, c'est-à-dire un seul verbe conjugué (ou aucun, dans le cas d'une phrase non verbale). Elle peut être verbale ou non verbale, minimale ou étendue.
Elle contient plusieurs propositions, donc plusieurs verbes conjugués. Les propositions peuvent être liées par juxtaposition, coordination ou subordination.
Elle complète un nom ou un pronom. Elle peut être déterminative: Je n'aime pas les gens qui se plaignent toujours, appositive: Toubkal, qui s'élève à plus de 4000 m, ..., ou indéfinie: Qui ne dit mot consent.
Elle complète souvent un verbe: Je vous promets que je serai prudent. Elle peut être conjonctive, interrogative indirecte ou infinitive: Je vous promets d'être prudent.
Elle exprime une circonstance: temps, cause, conséquence, but, concession, opposition, condition ou comparaison.
Une figure de style est un procédé expressif qui agit sur le sens, l'image, le rythme ou l'effet produit.
« Cette obscure clarté qui tombe des étoiles » (Corneille) associe deux termes contradictoires (obscure / clarté): c'est un oxymore. L'effet n'est pas seulement décoratif: il traduit une atmosphère trouble et inquiétante, cohérente avec la tension dramatique de la scène. Relever la figure sans expliquer ce lien avec le contexte reste une réponse incomplète.
Une répétition n’est pas nécessairement une anaphore et toute association de termes opposés n’est pas automatiquement un oxymore : la construction syntaxique et le contexte doivent confirmer l’analyse.
Le discours peut être direct, indirect, indirect libre ou narrativisé. Le passage du direct à l'indirect entraîne des changements de personnes, de temps et d'indicateurs temporels.
À la voix active, le sujet fait l'action. À la voix passive, le sujet subit l'action: Laila met la lettre à la poste devient La lettre est mise à la poste par Laila. Le temps de l'auxiliaire être porte le temps de la transformation.
L'adjectif qualificatif peut être épithète, apposé ou attribut. Il s'accorde généralement en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte; les adjectifs de couleur exigent une attention particulière.
Le discours indirect libre restitue les paroles ou pensées d'un personnage sans subordination ni guillemets, tout en gardant certains traits de l'oral: « Elle regarda le tableau. Comment allait-elle réussir cette épreuve ? » La question insérée dans le récit, sans verbe introducteur ni guillemets, appartient au personnage et non au narrateur.
Le discours narrativisé résume une parole ou une pensée sans en restituer la formulation exacte: « Elle exprima son inquiétude au sujet de l'examen. » Contrairement au discours indirect, aucune proposition complétive ne rapporte le contenu mot pour mot.
| Discours direct | Discours indirect |
|---|---|
| aujourd'hui | ce jour-là |
| hier | la veille |
| demain | le lendemain |
| ici | là |
Exemple: « Je reviendrai demain », dit-elle devient Elle dit qu'elle reviendrait le lendemain.
La formation de la voix passive et ses limites d'emploi (verbes intransitifs, tournures pronominales à sens passif) sont détaillées dans le chapitre consacré à l'aspect verbal et à la voix; on retiendra ici surtout son intérêt en discours rapporté, où elle permet de garder le focus sur l'événement plutôt que sur son auteur: « La décision a été annoncée hier », affirma le directeur devient Le directeur affirma que la décision avait été annoncée la veille.
L'adjectif épithète qualifie directement le nom (« une réponse hésitante »), tandis que l'adjectif attribut, relié par un verbe d'état ou d'appréciation, qualifie le sujet ou le complément d'objet à distance (« Elle semblait hésitante »; « Ils jugent la réponse incomplète », attribut du COD). Dans un discours rapporté, l'accord de l'adjectif suit toujours le nom ou le pronom qu'il qualifie, indépendamment du temps du verbe introducteur.
Le texte narratif est l'un des genres les plus répandus : il raconte une histoire, réelle ou fictive, organisée en étapes. Ce chapitre synthétise les outils de la narratologie (Genette, Propp, Greimas, Bremond) permettant d'analyser précisément un récit : structure, temps, voix, point de vue et personnages.
Gérard Genette souligne l'ambiguïté du mot « récit » et distingue trois notions clés, à ne pas confondre dans une copie de concours :
L'énoncé narratif lui-même : le discours oral ou écrit qui assume la relation d'un événement ou d'une série d'événements. C'est le texte narratif en tant que tel.
Le signifié, le contenu narratif : la succession d'événements réels ou fictifs qui font l'objet du discours. Un résumé en quelques mots (le « sommaire ») condense l'histoire sans être le récit.
L'acte narratif producteur : le fait même de raconter, et la situation, réelle ou fictive, dans laquelle cet acte prend place.
Pour Genette, l'histoire et la narration ne nous sont accessibles que par l'intermédiaire du récit : un discours narratif doit raconter une histoire (sinon il n'est pas narratif) et être proféré par quelqu'un (sinon ce n'est pas un discours).
Tout récit est traité selon trois catégories fondamentales : le temps, la voix et le mode — les trois axes d'analyse développés dans ce chapitre.
Le schéma narratif ne se contente pas de décrire une action : il raconte une action composée de plusieurs épisodes qui tendent vers une fin, organisés selon un ordre logique.
| Étape | Définition |
|---|---|
| 1. Situation initiale | État d'équilibre de départ ; renseigne sur le cadre (historique, géographique, culturel) et présente les personnages. C'est par rapport à elle que les événements auront un sens. |
| 2. Élément perturbateur | L'élément déclencheur qui modifie le déroulement (arrivée/disparition d'un personnage, événement extérieur, décision) — le « nœud déclencheur » (Jean-Michel Adam). Il rompt l'équilibre initial. |
| 3. Actions / péripéties | Provoquées par l'élément perturbateur : moyens et tentatives des personnages pour retrouver l'équilibre et atteindre un but final. |
| 4. Dénouement | Résolution du problème posé par l'élément perturbateur. |
| 5. Situation finale | Nouvel état d'équilibre, en écho (ou en contraste) avec la situation initiale. |
À partir d'un corpus de contes merveilleux russes, Vladimir Propp dégage jusqu'à 31 fonctions, définies par le rôle d'une action dans le déroulement de l'intrigue. Toutes ne figurent pas dans chaque conte, mais celles qui apparaissent suivent, dans son modèle, un ordre stable. Cette morphologie est donc un outil d'analyse adapté d'abord au conte merveilleux, et non une grille universelle à imposer à tout récit.
Les sept premières fonctions possibles sont : éloignement, interdiction, transgression, recherche d'information par l'agresseur, obtention de l'information, tromperie et complicité involontaire de la victime. Il faut analyser la fonction de l'action, et non chercher à faire correspondre mécaniquement chaque phrase du texte à une case.
Selon la version étudiée, on peut notamment repérer l'éloignement, l'interdiction, la transgression, la recherche puis l'obtention d'une information par le loup, la tromperie et le méfait. Le dialogue final ne doit pas être qualifié automatiquement de « combat » au sens de Propp : l'identification d'une fonction dépend de l'action accomplie dans la version précise du conte.
À partir des fonctions de Propp, Algirdas Greimas construit un modèle plus abstrait à 6 actants, organisés selon trois axes.
Claude Bremond ne réduit pas le récit à trois parties fixes ni à une fin nécessairement heureuse. Il décrit des séquences élémentaires organisées autour d'une possibilité : une situation ouvre un processus qui peut être actualisé ou non ; s'il est engagé, il peut aboutir ou échouer.
| Moment logique | Question d'analyse |
|---|---|
| Virtualité | Quelle transformation devient possible : amélioration, dégradation, action à entreprendre ou danger à éviter ? |
| Actualisation ou non-actualisation | Le processus est-il effectivement engagé, ou la possibilité reste-t-elle sans suite ? |
| Achèvement ou échec | L'action atteint-elle son résultat, ou rencontre-t-elle un obstacle qui la fait échouer ? |
Plusieurs séquences peuvent s'enchaîner, s'alterner ou s'emboîter : l'amélioration d'un personnage peut, par exemple, provoquer la dégradation de la situation d'un autre.
Le conte relève d'une tradition narrative diverse : il peut être merveilleux, facétieux, étiologique ou réaliste, et ne formule pas nécessairement une morale. La fable, généralement brève, construit plus directement un récit exemplaire ; sa leçon peut être explicite ou laissée à l'interprétation.
La nouvelle se caractérise surtout par sa brièveté et sa concentration narrative. Elle peut suivre un schéma quinaire, mais ce n'est pas une obligation ; elle peut développer des descriptions, adopter une composition fragmentée et se terminer avec ou sans chute.
Chez Gérard Genette, le niveau qualifie la position de l'acte narratif par rapport au récit considéré. Il ne faut pas le confondre avec la participation du narrateur à l'histoire, décrite séparément par les termes hétérodiégétique et homodiégétique.
| Niveau | Définition | Exemple générique |
|---|---|---|
| Extradiégétique | Niveau de l'acte narratif qui produit le récit premier ; « extra- » signifie ici extérieur à la diégèse racontée, non extérieur au texte matériel. | Une voix narrative raconte l'histoire principale. |
| Intradiégétique (ou diégétique) | Niveau des événements et des personnages du récit premier. Un personnage situé à ce niveau peut devenir narrateur d'un récit enchâssé. | Dans l'histoire principale, un voyageur prend la parole pour raconter son passé. |
| Métadiégétique | Niveau du récit au second degré, produit à l'intérieur du récit premier par un narrateur intradiégétique. | Le passé raconté par le voyageur constitue le récit enchâssé. |
Le temps est un élément constitutif du récit (Genette, Figures III). L'ordre d'apparition des événements dans le texte n'est presque jamais la succession chronologique de l'histoire.
Gérard Genette lie le statut du narrateur aux rapports de subordination entre récits situés à des niveaux narratifs (diégétiques) différents.
| Niveau | Définition | Exemple (Le Rouge et le Noir, Stendhal) |
|---|---|---|
| Intradiégétique | Le récit au premier degré : le narrateur reste en retrait et se borne à narrer. | M. de Rênal se promène avec sa femme : récit premier, niveau diégétique. |
| Métadiégétique | Passage au récit au second degré (métarécit) : le narrateur délègue la parole à un personnage, qui raconte à son tour. | M. de Rênal prend la parole et raconte sa propre expérience, enchâssée dans le récit premier. |
| Extradiégétique | Événements racontés à l'extérieur du texte, relatifs aux conditions de création ou de narration (manuscrit, journal intime...) ; le narrateur peut commenter ou juger. | Le narrateur ouvre un autre univers (celui d'un « conteur parisien ») et commente ironiquement le propos. |
Genette distingue deux instances : « qui parle ? » (la voix) et « qui voit ? » (la focalisation). Il propose trois catégories dans Figures III :
| Type de focalisation | Caractéristique |
|---|---|
| Récit non focalisé | Narrateur omniscient : sa connaissance dépasse celle des personnages, jusqu'à leurs pensées intimes. |
| Focalisation interne fixe | Le narrateur adopte le point de vue d'un seul personnage tout au long du récit. |
| Focalisation interne variable | Le point de vue passe successivement par plusieurs personnages. |
| Focalisation interne multiple | Un même événement est raconté selon les points de vue de différents personnages. |
| Focalisation externe | Point de vue strictement limité aux perceptions visuelles/auditives ; le narrateur est un témoin objectif et anonyme, « sans que nous soyons jamais admis à connaître ses pensées ou ses sentiments » (Todorov : le narrateur en dit moins que n'en sait le personnage). |
Tout récit présuppose au moins un narrateur, un focalisateur, et un narrataire — le destinataire du discours narratif à l'intérieur du texte (parfois interpellé : « lecteur », « cher lecteur »...). Au « degré zéro », il connaît la langue, la grammaire du récit, et dispose d'une mémoire stable, mais ignore ce que le narrateur ne lui a pas encore révélé.
Les personnages d'un récit fictif forment un système organisé selon plusieurs critères : le comportement (actif/passif, positif/négatif), la situation sociale (aristocrate, bourgeois...), la situation dans le groupe (intégré/isolé), la classe d'âge, l'idéologie. Ces classifications sont souvent binaires et doivent être dégagées du texte lui-même.
Confondre focalisation (« qui voit ? ») et voix narrative (« qui parle ? ») : un même narrateur (voix) peut adopter des focalisations différentes selon les passages d'un même récit. De même, ne pas confondre le niveau narratif (intra/extra/métadiégétique) avec le type de focalisation : ce sont deux grilles d'analyse indépendantes, à combiner.
L'indicatif, mode du réel, est le plus riche des modes : chaque temps y exprime, au-delà de sa valeur temporelle de base, plusieurs nuances selon le contexte. Ce chapitre détaille ces valeurs, temps par temps, avant d'aborder le conditionnel (temps et mode).
Il exprime avant tout une action actuelle, en train de se produire au moment même où l'on parle (présent momentané) : « Tu me railles, tu as raison. » Selon le contexte, il exprime aussi :
C'est le plus subtil des temps du passé. Il exprime :
Remarque : le passé simple peut aussi exprimer, sans idée de continuité, un fait qui dure mais dont la durée est limitée précisément par un complément de temps : Il marcha trente jours. (V. Hugo)
Plus familier et plus courant, il exprime :
Il a une valeur de futur ou de futur antérieur de l'indicatif, employé après un verbe principal au passé : Je pensais qu'il viendrait, qu'il serait venu (correspond à je pense qu'il viendra, qu'il sera venu).
Trois cas selon la réalisation de l'hypothèse :
Conjuguer au passé antérieur ou au plus-que-parfait, selon la valeur exprimée :
| # | Phrase corrigée | Valeur exprimée |
|---|---|---|
| 1 | Quand l'auteur eut obtenu le silence, il commença. | Action entièrement achevée juste avant que l'auteur ne commence à parler |
| 2 | Quand ils eurent fini de clore et de murer, on mit l'aïeul au centre en une tour de pierre. | Fait entièrement achevé juste avant l'action suivante |
| 3 | Bonjour Monsieur, je suis entré pour vous apporter ma facture. | Valeur de passé composé, fait rejeté dans le passé |
| 4 | Si l'on avait dit à nos arrière-grands-pères qu'on atterrirait sur la Lune, ils ne l'auraient pas cru. | Fait situé dans le passé, après « si » |
| 5 | Ah ! Si vous m'aviez averti, j'aurais pris mes précautions. | Fait situé dans le passé, après « si » |
| 6 | J'avais donc mon petit coin de jardin à cultiver ; en une demi-heure j'eus bêché mon terrain. | Action passée accomplie rapidement |
| 7 | Quand il avait fini son tour d'horizon, chaque fois il haussait les épaules… | Fait habituel dans le passé |
La forme verbale varie selon la personne, le nombre, le mode, le temps, l'aspect et la voix. Ce chapitre traite du classement des verbes en groupes, des modes personnels et impersonnels, et des semi-auxiliaires.
Le classement traditionnel repose sur l'analyse graphique des formes verbales, en particulier des désinences (terminaisons). Il aboutit à trois groupes de conjugaison :
| Groupe | Critère de classement |
|---|---|
| 1ᵉʳ groupe | La répartition prend pour premier critère la forme de l'infinitif. |
| 2ᵉ groupe | La conjugaison repose sur la régularité des désinences temporelles, considérées comme marques essentielles du verbe, en minimisant les oppositions singulier/pluriel ou de personne. |
| 3ᵉ groupe | Seules les formes graphiques sont prises en considération ; toute variation graphique — qu'elle corresponde ou non à une différence de prononciation — peut déterminer un sous-groupe. |
Le mode exprime l'attitude du sujet parlant à l'égard de son énoncé. On oppose les modes personnels (qui distinguent les personnes par des désinences spécifiques) aux modes impersonnels (qui n'en possèdent pas).
Un semi-auxiliaire, suivi d'un infinitif ou d'un participe, nuance l'aspect ou le temps du verbe principal :
| Semi-auxiliaire | Valeur exprimée |
|---|---|
| Aller + infinitif | Futur proche |
| Devoir | Futur probable ou obligatoire |
| Faire | Aspect causatif |
| Ne pas laisser de / être en train de | Aspect duratif |
| Commencer à, se mettre à, se prendre à | Aspect inchoatif |
| Venir suivi de à | Sens fortuit |
| Faillir, manquer de | Aspect occasionnel |
| Être sur le point de, être en passe de, être près de | Futur très proche |
| Venir de | Passé récent |
| Pouvoir | Probabilité, proximité |
| Avoir à | Obligation |
| Aller + participe présent | Continuité |
Si le conditionnel est en progrès depuis sa création, le subjonctif, lui, est en recul : le français moderne, surtout à l'oral, tend à abandonner deux de ses quatre temps (l'imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif, cantonnés à l'écrit soutenu). Le subjonctif reste le mode affectif par excellence.
Toute forme verbale se compose de deux constituants : le radical (base), qui porte le sens lexical stable du verbe, et la désinence (terminaison), qui apporte les informations grammaticales (mode, personne, nombre, temps). Ce chapitre détaille leur formation par série de temps, puis classe les verbes selon leur nombre de bases (radicaux différents).
| Type de verbe | Particularité | Exemples |
|---|---|---|
| Verbes en -cer | Le « c » prend une cédille devant a/o : nous plaçons, je plaçais, je plaçai | placer, commencer, annoncer… |
| Verbes en -ger | Un « e » s'ajoute après le g devant a/o : nous rangeons, je rangeais | ranger, manger, voyager… |
| Type semer | « e » caduc devient « è » ouvert devant syllabe à e caduc (accent grave) | semer, achever, lever, mener, peser |
| Type céder | « e » fermé devient « e » ouvert devant syllabe à e caduc | céder, compléter, considérer, pénétrer, régler, répéter, révéler, sécher |
| Type jeter/appeler | Redoublement de la consonne (t/l) devant e caduc | jeter, appeler, rappeler, renouveler, ruisseler |
| Type geler/acheter | Accent grave sur le « e » au lieu du redoublement | geler, acheter, décider, dégeler, écarteler, marteler, modeler, peler |
| Verbes en -oyer/-uyer | Le « y » devient « i » devant voyelle autre que e caduc | nettoyer, ennuyer, broyer, déployer, noyer, appuyer (exception : envoyer/renvoyer ont un futur en -verr) |
| Verbes en -ayer | Le « y » peut être conservé ou remplacé par « i » devant e caduc | payer |
Certains verbes possèdent un radical unique ; d'autres varient selon le temps ou la personne, jusqu'à six bases différentes pour les plus irréguliers.
| Bases | Verbe(s) type | Bases identifiées |
|---|---|---|
| 1 base | courir (et dérivés : accourir, discourir, parcourir, secourir), cueillir (et dérivés), conclure/inclure/reclure, rire/sourire | radical unique à tous les temps |
| 2 bases | finir (fini / finiss) · fuir/s'enfuir (fui / fuy) · battre/mettre (bat/met court, batt/mett long) · rendre/prendre (rend ; prendre : pren/prenn/pri) · coudre (coud/cous) · moudre (moud/moul) · suivre (sui/suiv) · dire (di/dis) · lire (li/lis +lu) · cuire et famille (cui/cuis) · plaire (plai/plais +plu) | radical court et radical long selon le temps |
| 3 bases | offrir/ouvrir/couvrir/souffrir (offr, offri, offert) · haïr (haï, hai, haïsse) · vivre (vi, viv, +véc) · croire (croi, croy, cr) · traire/extraire (trai, tray — 2 bases) · écrire (écri, écriv) · absoudre/résoudre (absolv, absoud, absou) · craindre/plaindre/contraindre (crain, craign, craind) · peindre/joindre (pein, peign, peind) | base courte, longue, et parfois base réservée au participe passé |
| 4 bases | devoir (doi, dev, doiv, du) · paraître/connaître/naître/croître (parai, paraiss, paraît, par(u) — naître : n(é)/naqu au passé simple) | — |
| 5 bases | venir/se souvenir/parvenir (ven, vien, vienn, vin, viend) · voir/entrevoir/prévoir/revoir (voi, voy, ve, vi, vu) · savoir (sai, sav, sau, sach, s(u)) · valoir (vau, val, vaud, vaill +val(u)) · s'asseoir (assied, assié, assey, ass, assoi) · acquérir (acquier/acquièr, acquér/acquer, acqu — bases orales) | — |
| 6 bases | aller (six bases) · vouloir (veu, voul, veul, voud, veuill) · pouvoir (peu, pouv, peuv, pou, puiss + variante « puis-je ») · avoir (ai, a, ont, av, au, ay, eu) · faire (fai, font, fais, fe, fass, fi) · être (le plus grand nombre : suis, es(t), sommes, sont, ét, se, soi(t), soy, fu) | verbes les plus irréguliers du français |
Au-delà du temps chronologique, le verbe porte une valeur d'aspect (le déroulement interne du procès), peut se construire à la voix active ou passive, et peut prendre une forme pronominale. Ce chapitre synthétise ces trois dimensions.
Le procès exprimé par le verbe peut être envisagé de deux manières : le temps chronologique (passé/présent/futur, point de vue externe) et l'aspect (déroulement interne du procès, indépendamment de la chronologie).
Il vient de parler (passé récent) → il finit de parler (terminatif) → il est en train de parler (progressif/duratif) → il commence à parler (inchoatif) → il va parler (futur proche). Une même action peut ainsi être saisie à différents points de son déroulement interne.
En français, le passif se construit avec l'auxiliaire être suivi du participe passé — c'est être qui porte les marques de mode, temps, personne et nombre.
| Voix active | Voix passive |
|---|---|
| Le professeur (N1) explique (V) la leçon (N2). | La leçon (N2) est expliquée par le professeur (N1). |
| Nos amis construisent cette maison. | Cette maison est construite par nos amis. |
| On a fracturé la porte. | La porte a été fracturée. |
| On a bâti la mairie. | La mairie a été bâtie en 1932. |
On qualifie de pronominale toute forme verbale construite avec un pronom personnel conjoint (« se » à la 3ᵉ personne), et formant ses temps composés avec l'auxiliaire être.
Le pronom réfléchi fait partie intégrante de la forme lexicale (pas de forme simple correspondante) :
Construction pronominale (sans lecture réfléchie ni réciproque) : « Les feuilles mortes se ramassent à la pelle. »
La conjugaison française concentre l'essentiel des irrégularités morphologiques héritées du latin. Ce chapitre réunit une sélection de verbes difficiles — parmi les plus fréquemment mal orthographiés aux concours — avec leurs formes-pièges et les remarques indispensables.
Pour chaque verbe : présent (je / nous), passé simple, futur et participe passé. La colonne « Piège » signale l'erreur la plus courante.
| Verbe | Présent (je / nous) | Passé simple | Futur | Part. passé | Piège fréquent |
|---|---|---|---|---|---|
| haïr | je hais / nous haïssons | je haïs, nous haïmes | je haïrai | haï, haïe | tréma partout sauf aux 3 pers. du sing. du présent : je hais |
| acquérir | j'acquiers / nous acquérons | j'acquis | j'acquerrai | acquis, ise | deux « r » au futur (acquerrai) |
| mourir | je meurs / nous mourons | je mourus | je mourrai | mort, morte | deux « r » au futur ; auxiliaire être |
| asseoir | j'assieds / nous asseyons (ou j'assois) | j'assis | j'assiérai ou j'assoirai | assis, ise | deux séries de formes ; surseoir garde le « e » : je surseoirai |
| mouvoir | je meus / nous mouvons | je mus | je mouvrai | mû, mue | circonflexe au masc. sing. (mû) ; mais ému, promu |
| devoir | je dois / nous devons | je dus | je devrai | dû, due, dus | circonflexe au seul masc. sing. : dû (≠ du) |
| vaincre | je vaincs / nous vainquons | je vainquis | je vaincrai | vaincu, ue | 3ᵉ pers. du sing. sans « t » : il vainc |
| coudre | je couds / nous cousons | je cousis | je coudrai | cousu, ue | radical « cous- » au pluriel et au passé simple |
| naître | je nais / nous naissons | je naquis | je naîtrai | né, née | circonflexe : il naît ; auxiliaire être |
| résoudre | je résous / nous résolvons | je résolus | je résoudrai | résolu, ue | ≠ absoudre (absous, sans passé simple usuel) |
Ce module traverse la grammaire de phrase, la stylistique, la narratologie et la morphologie verbale ; les références ci-dessous sont des ouvrages de référence pour les notions abordées dans ses chapitres :
| Chapitre | Notion | Référence |
|---|---|---|
| 5-6. Phrase simple, complexe et subordonnées | Grammaire de la phrase française | Riegel, M., Pellat, J.-C. & Rioul, R. (2018). Grammaire méthodique du français. Presses universitaires de France. |
| 7. Figures de style | Rhétorique et stylistique | Fromilhague, C. (2010). Les Figures de style. Armand Colin. |
| 8. Discours rapporté | Discours indirect libre et narrativisé | Authier-Revuz, J. (1992). « Repères dans le champ du discours rapporté ». L'Information grammaticale, 55-56. |
| 9. Narratologie | Récit, histoire, narration ; voix et niveaux narratifs | Genette, G. (1972). Figures III. Éditions du Seuil. |
| 9. Narratologie | Morphologie du conte (fonctions et sphères d'action) | Propp, V. (1970 [1928]). Morphologie du conte. Éditions du Seuil. |
| 9. Narratologie | Schéma actantiel | Greimas, A. J. (1966). Sémantique structurale. Larousse. |
| 9. Narratologie | Logique des possibles narratifs | Bremond, C. (1973). Logique du récit. Éditions du Seuil. |
| 9. Narratologie | Marques linguistiques du point de vue | Rabatel, A. (1998). La Construction textuelle du point de vue. Delachaux et Niestlé. |
| 10-14. Morphologie verbale et conjugaison | Description de référence des temps et modes | Grevisse, M. & Goosse, A. (2016). Le Bon Usage (16ᵉ éd.). De Boeck Supérieur. |
Remarque : il s'agit de références bibliographiques vers les travaux originaux, non de liens vers leurs textes intégraux (susceptibles d'être protégés par le droit d'auteur) ; on peut les trouver dans les bibliothèques universitaires ou les bases de données académiques.
Les verbes en -cre comme vaincre et convaincre ne prennent pas de « t » à la 3ᵉ personne : il vainc, il convainc.
dû, mû, crû (croître) portent l'accent au seul masculin singulier, pour les distinguer de du, mu, cru.
mourir → je mourrai, courir → je courrai, acquérir → j'acquerrai : le « r » du radical s'ajoute à celui de la terminaison.
asseoir : j'assieds / j'assois. payer : je paie / je paye. Les deux séries sont admises.
Un test court de 10 questions, des notions essentielles à leur mise en application, avec correction expliquée.
Des examens associés au concours de ce module.
محاكاة غير رسمية من إعداد EduConcours، صُممت لقياس دقة القراءة وعمق التحليل والقدرة على حل وضعيات مركبة، لا مجرد استرجاع التعاريف. يتكون الاختبا…
Commencer →مباراة الولوج إلى مركز التوجيه والتخطيط التربوي — دورة 2025. المسلك: تكوين المستشارين في التوجيه التربوي. المادة: موضوع في سيكولوجية التربية — م…
Commencer →محاكاة لامتحان الثقافة التربوية العامة المشترك بين مختلف مسالك مراكز تكوين أطر التدريس (CRMEF): التشريع المدرسي، علوم التربية، علم النفس التربوي…
Commencer →دليل مجاني يشرح أوزان مباراة التفتيش بالتعليم الابتدائي، ويرتب الوحدات الأساسية والمكملة مع روابط مباشرة للتعلم.
حمّله مجانًا ←