الامتحان التجريبي للكفاءة المهنية — دراسة وضعية مهنية: التربية الدامجة والإنصاف في التقويم
⚠️ تنبيه: هذا الامتحان التجريبي اجتهاد شخصي ومن صياغة الأستاذ عبد الحق، وليس نسخة عن امتحان رسمي صادر عن أي جهة وزارية أو أكاديمية. وضعية مهنية …
Commencer →Unité conforme aux descriptifs officiels de l’examen d’aptitude professionnelle (CNEE, décembre 2025), spécialité langue française, composante didactique (80 %) : planification (30 %), gestion (30 %), évaluation (20 %), remédiation / renforcement / approfondissement (20 %). Elle s’appuie sur les Orientations pédagogiques du collège (2009) et du lycée qualifiant (2007) et propose treize chapitres et un quiz au format de l’épreuve (cinq options, la dernière « toutes les propositions ci-dessus sont fausses »).
Cette unité prépare la composante « Didactique de la matière de spécialité » (80 %) de l’examen d’aptitude professionnelle, spécialité langue française, session de décembre 2025. Le descriptif officiel du CNEE est le même pour le collège et le lycée : quatre domaines (planification, gestion, évaluation, remédiation) et dix-neuf éléments. Les documents de référence sont les Orientations pédagogiques du collège (2009) et du lycée qualifiant (2007).
| Élément | Ce que dit le descriptif |
|---|---|
| Type d’examen | Aptitude professionnelle pour l’accès au premier grade du cadre « professeur de l’enseignement secondaire collégial » ou « qualifiant » |
| Spécialité | Langue française |
| Questions | Questions à choix multiple (QCM) |
| Épreuve | « Sciences de l’éducation et didactique de la matière de spécialité » : coefficient 1, durée 3 heures |
| Composante 1 | Sciences de l’éducation : 20 % |
| Composante 2 | Didactique de la matière de spécialité : 80 % |
Les consignes des épreuves de la même session, observées dans d’autres spécialités, indiquent des questions fermées à cinq options (A à E), dont la dernière est « toutes les propositions ci-dessus sont fausses », une pondération de 1, 2 ou 3 points et une notation négative pour une réponse fausse. Le sujet du lycée de décembre 2025 (50 questions, Q21 à Q70) confirme ce format : cinq options et E « aucune des réponses ci-dessus n’est exacte ». Vérifiez toujours le règlement sur la feuille d’examen. Notre banque de questions suit ce format.
| Domaine | Poids | Éléments du descriptif |
|---|---|---|
| 1. Planification | 30 % | 1.1 compétence et objectifs ; 1.2 organisation pédagogique ; 1.3 domaines d’apprentissage ; 1.4 méthodologie de travail ; 1.5 outils didactiques |
| 2. Gestion | 30 % | 2.1 stratégies ; 2.2 rythmes d’apprentissage ; 2.3 interactions en classe ; 2.4 gestion du temps et de l’espace ; 2.5 utilisation des outils didactiques |
| 3. Évaluation | 20 % | 3.1 objectifs de l’évaluation ; 3.2 types ; 3.3 modes ; 3.4 outils ; 3.5 conditions de passation |
| 4. Remédiation / renforcement / approfondissement | 20 % | 4.1 traitement des résultats ; 4.2 modes de soutien ; 4.3 types de soutien ; 4.4 conditions de réalisation |
Deux nuances séparent les deux descriptifs. À l’élément 1.2, le collège parle de « période, séquence, séance pédagogique », le lycée de « projet, module, séquence, séance pédagogique ». À l’élément 3.3, le collège énumère côte à côte les questions ouvertes, les questions fermées, le QCM, le QCR, l’appariement et le vrai/faux ; le lycée présente le QCM, le QCR, l’appariement et le vrai/faux comme des exemples de questions fermées. Les autres éléments sont identiques.
| Chapitre | Contenu | Éléments couverts |
|---|---|---|
| 2 | Compétence, objectif, cadre curriculaire | 1.1 |
| 3 | Période, projet, module, séquence, séance | 1.2 |
| 4 | Lire et écouter / s’exprimer | 1.3 |
| 5 | Langue et écrire | 1.3 |
| 6 | Méthodologie de travail et outils didactiques | 1.4, 1.5 |
| 7 | Stratégies et rythmes d’apprentissage | 2.1, 2.2 |
| 8 | Interactions, temps, espace, outils en classe | 2.3, 2.4, 2.5 |
| 9 | Objectifs, types et modes d’évaluation | 3.1, 3.2, 3.3 |
| 10 | Outils d’évaluation, barème, passation | 3.4, 3.5 |
| 11 | Traitement des résultats et soutien | 4.1 à 4.4 |
| 12 | Synthèse, pièges fréquents et références | Tous |
L’élément 1.1 du descriptif porte sur la « compétence et les objectifs de l’enseignement/apprentissage ». Il faut savoir distinguer une compétence d’un objectif, situer chacun dans le curriculum officiel, et reconnaître ce que les Orientations pédagogiques en disent : cinq compétences visées au collège (2009), trois volets du profil de sortie au lycée (2007).
| Notion | Définition retenue | Exemple en français |
|---|---|---|
| Compétence | Capacité d’agir efficacement dans un type défini de situations, qui s’appuie sur des connaissances sans s’y réduire (Perrenoud, repris par le référentiel du lycée). Elle mobilise des ressources internes et externes et s’acquiert « dans et par l’action » (Le Boterf) | Produire un récit cohérent adapté à un destinataire |
| Objectif général | Intention d’enseignement formulée de façon large, au niveau du cycle ou du module | Amener l’élève à lire un texte narratif |
| Objectif spécifique | Étape précise de l’apprentissage, au niveau d’une séquence | Repérer les marques de l’énonciation dans un récit |
| Objectif opérationnel | Comportement observable, dans des conditions données, avec un critère de réussite (Mager) | Relever en cinq minutes, dans le texte, trois pronoms de la 1re personne |
Une compétence ne se réduit pas à une liste de connaissances : l’élève compétent sait mobiliser et combiner ses ressources face à une situation nouvelle. Un objectif opérationnel, lui, se vérifie par une performance précise. Les deux ne s’opposent pas : la compétence se construit par une suite d’objectifs, puis se vérifie dans une situation d’intégration.
La taxonomie de Bloom (1956, révisée en 2001) aide à choisir le niveau cognitif visé : mémoriser, comprendre, appliquer, analyser, évaluer, créer. Dans une séquence de lecture, on passe typiquement de « relever » (mémoriser/repérer) à « expliquer » (comprendre) puis à « justifier une interprétation » (analyser).
Les Orientations pédagogiques de 2009 retiennent cinq compétences pour l’enseignement/apprentissage du français au collège :
| Compétence | Ce qu’elle recouvre |
|---|---|
| Communicative | Maîtriser les règles de base du fonctionnement de la langue ; tenir compte des situations de communication ; adapter l’énoncé à l’intention de communication |
| Méthodologique | Organiser ses connaissances et son travail ; souvent visée de manière implicite |
| Stratégique | Se situer par rapport à autrui et aux institutions ; gérer ses attitudes et ses représentations |
| Culturelle | Dimensions encyclopédique et symbolique ; découvrir des savoirs culturels à travers les supports |
| Technologique | Recourir aux technologies de l’information et de la communication quand les conditions matérielles le permettent |
Le curriculum du collège est organisé en six périodes (une par semestre). La compétence de communication combine quatre composantes (linguistique, discursive, référentielle, socioculturelle) ; c’est la composante discursive que le collège privilégie et vers laquelle convergent les six périodes.
Le référentiel de 2007 décrit ce dont l’élève doit être capable à la fin du cycle qualifiant, en trois volets et en trois seulement :
Le troisième volet est propre au lycée : il fait de la méthodologie du travail intellectuel un objectif d’enseignement à part entière. L’élève qui entre au qualifiant est supposé capable de s’exprimer correctement dans des situations de communication complexes ; le cycle vise la consolidation et le perfectionnement.
Le référentiel du lycée retient deux entrées complémentaires. L’entrée par les valeurs confie au professeur le soin de mettre en évidence les valeurs véhiculées par les œuvres étudiées ; le programme fournit le corpus, l’exploitation axiologique relève de la responsabilité de l’enseignant. L’entrée par les compétences place l’apprenant au centre : il construit ses compétences, qui sont évolutives et singulières, et la réponse compétente est propre à chaque individu et à chaque situation.
L’élément 1.2 du descriptif demande de connaître l’organisation pédagogique : « période, séquence, séance pédagogique » au collège ; « projet, module, séquence, séance pédagogique » au lycée. Les deux niveaux d’emboîtement diffèrent d’un cycle à l’autre et le concours vérifie systématiquement qu’on ne les confond pas.
Le cycle collégial s’articule autour de six périodes (une par semestre). Chaque période propose un ou deux genres dominants ; le genre retenu est une convention discursive (le descriptif, le narratif…), et non une catégorie de la critique littéraire (roman, poésie, théâtre).
| Période | Genre ou compétence dominante |
|---|---|
| 1 | Les formes simples du récit (narration et description) |
| 2 | Le narratif et le descriptif contextualisés (fait divers, presse écrite) |
| 3 | Lire les médias (éditorial, article, reportage, courrier des lecteurs…) |
| 4 | Le texte théâtral |
| 5 | La correspondance (personnelle, littéraire, administrative, conventionnelle) et les récits de vie |
| 6 | L’étude d’une œuvre intégrale |
La séquence est définie comme un « mode d’organisation des activités qui rassemble des contenus d’ordre différent autour d’un même objectif sur un ensemble de plusieurs séances ». Elle invite à faire converger lecture, écriture, oral et langue vers un même objectif discursif, en dépassant l’enseignement cloisonné. À l’intérieur d’une séquence, chaque séance s’organise autour d’une activité dominante clairement identifiable par les élèves.
L’ordre habituel des séances répond à une logique de causalité consécutive : lire et comprendre → langue → écrire, avec écouter/s’exprimer en parallèle. Les activités de langue, placées entre compréhension et production, préparent l’expression orale, qui constitue à son tour un adjuvant pour la production écrite.
Le référentiel de 2007 emboîte trois notions que le concours demande de ne pas confondre :
| Notion | Définition officielle |
|---|---|
| Projet pédagogique | La traduction en actions du projet éducatif |
| Module | Un dispositif de mise en œuvre du projet pédagogique |
| Séquence didactique (ou projet séquentiel) | Un ensemble d’activités visant le développement de compétences, en réponse à des besoins d’élèves préalablement identifiés et analysés |
Le projet pédagogique est constitué d’un ensemble de modules, eux-mêmes déclinés en séquences didactiques conçues comme des activités successives, cohérentes et interdépendantes. Sa conception repose sur cinq appuis : une démarche collective plutôt qu’individuelle ; la situation d’apprentissage, la résolution de problème et le vécu des apprenants ; l’avancée au rythme des apprenants ; la complémentarité entre apprentissage linguistique et apprentissage social ; l’évaluation et le suivi de ses étapes.
La séquence est présentée comme « l’outil le mieux adapté à une gestion optimale du temps en fonction du rythme de chacun ». Ses activités peuvent se dérouler en classe et hors de la classe, de façon décloisonnée. L’évaluation qui la clôt a une double fonction : évaluer les nouveaux acquis et prévoir les actions de remédiation et de consolidation nécessaires.
Quel que soit le cycle, une séquence bien construite articule quatre moments, qui constituent un repère de planification fréquemment utilisé en didactique (et non un modèle réglementaire) :
| Moment | Fonction |
|---|---|
| Mise en situation | Mobiliser les représentations et les acquis antérieurs ; donner du sens à l’objectif visé |
| Construction | Activité centrale (observation, analyse, manipulation) par laquelle l’élève élabore la notion, avec un étayage progressivement estompé |
| Structuration | Formalisation explicite du savoir construit, généralement sous forme de trace écrite |
| Réinvestissement | Tâche de transfert dans un contexte nouveau pour vérifier la mobilisation de la notion |
La fiche de préparation pilote la séance. Elle comprend au minimum : l’objectif d’apprentissage formulé en capacité observable ; les supports et le matériel ; le déroulement minuté par moment ; les modalités de travail (individuel, binôme, collectif) ; l’évaluation formative intégrée à la séance, et non reportée à sa fin.
L’élément 1.3 énumère les domaines d’apprentissage : « lecture, langue, oral, écrit ». Ce chapitre traite la lecture et l’oral ; le suivant, la langue et l’écriture. Pour chaque domaine il faut connaître l’objectif, la démarche et les outils propres, tels que les décrivent les Orientations du collège (2009) et du lycée (2007).
À l’entrée au collège, l’élève devrait avoir atteint la compréhension immédiate des mots et des phrases et être entré dans la compréhension logique, c’est-à-dire la saisie des relations qui structurent un texte. Les Orientations fixent sept objectifs, dont : développer le goût de la lecture ; lire des textes de toutes sortes ; s’initier à la lecture des textes littéraires ; se comporter de manière autonome devant la diversité des formes de l’écrit ; s’ouvrir sur des cultures et des modes de pensée particuliers.
Trois capacités sont visées : identifier l’information (relever, sélectionner) ; traiter l’information pour inférer et établir des liens ; prendre position en se référant à des éléments du texte.
| Phase | Contenu |
|---|---|
| Observation-découverte | Motiver, mobiliser les connaissances de l’élève, entraîner à l’anticipation (hypothèses à partir du type, du genre, du support) |
| Construction du sens | Lecture silencieuse guidée par des consignes précises ; repérage d’indices ; progressions thématique, sémantique et syntaxique ; procédés linguistiques et stylistiques au service du sens |
| Synthèse | Retenir l’essentiel du texte ; distinguer redondance, illustration, reprise, explication de l’information essentielle |
| Réaction | L’élève exprime sa subjectivité, son adhésion partielle ou complète ou son opposition |
Le document cite Giasson (1999) : le lecteur crée le sens du texte en se servant à la fois du texte, de ses connaissances et de son intention de lecture. La lecture est donc une interaction dynamique entre le texte et le lecteur, et non un décodage passif.
L’œuvre intégrale, étudiée en sixième période, se distingue par la dimension littéraire et esthétique du texte et par l’appartenance de tous les extraits à un même univers romanesque. Elle exige de l’élève un effort de cohérence au-delà des genres rencontrés précédemment.
La spécificité du lycée est la lecture et l’étude d’œuvres intégrales : comprendre les principes qui régissent la composition, s’intéresser à la genèse, analyser le contenu y compris le non-dit, interroger les personnages. L’œuvre est à la fois une finalité (donner le goût et les outils d’une lecture autonome) et le support principal des activités. Quatre stratégies de lecture sont distinguées :
| Stratégie | Ce qu’elle fait |
|---|---|
| Lecture méthodique | Relie constamment observation et interprétation ; fait construire le sens à partir de réseaux d’indices textuels et discursifs ; admet la subjectivité de l’élève |
| Lecture analytique | Dégage le sens par une étude détaillée des techniques d’écriture et de leurs effets sur le lecteur |
| Lecture sélective | Dégage les informations en fonction du projet de lecture |
| Groupement de textes | Confronte des textes du même genre ou de genres apparentés pour mettre en évidence des caractéristiques textuelles et discursives |
La lecture au lycée s’ouvre aussi à des textes d’auteurs francophones, notamment marocains, et à l’étude de l’image fixe et mobile pour relier langage verbal et langage visuel.
L’oral est reconnu comme équivalent à la lecture et à l’écriture. Il vise à écouter, communiquer dans un échange, s’exprimer de façon ordonnée, restituer une expérience, dire un poème, argumenter des choix. Sa signification combine la composante linguistique avec des phénomènes suprasegmentaux (intonation, accentuation, débit, pause) et comportementaux (mimique, occupation de l’espace). La démarche indicative comporte trois étapes : observer/écouter (supports variés), comprendre (type de discours, thématique, intention du locuteur) et s’entraîner (réalisation phonétique, simulation, jeu dramatique).
Au qualifiant, on travaille l’écoute, la prise de parole, la gestuelle, l’exposé, la prise de notes, la recherche documentaire, l’entretien, le rapport, le compte rendu et le procès-verbal. L’objectif principal est l’autonomisation de l’élève. Les travaux encadrés, individuels ou collectifs, partent de thèmes transversaux, si possible interdisciplinaires : dossiers, notes de lecture, synthèses, comptes rendus d’enquête. Le professeur y joue quatre gestes : incitation, encouragement, encadrement souple, valorisation.
Suite de l’élément 1.3 : les domaines « langue » et « écrit ». Le descriptif attend que vous connaissiez, pour chacun, l’objectif poursuivi, la démarche en trois temps et les outils propres (modèle d’écriture, séance de correction, écrits d’apprentissage et écrits fonctionnels).
L’objectif essentiel des séances de langue est d’amener l’élève à maîtriser les règles de fonctionnement de la langue, des textes et des discours : identifier des faits de langue, appliquer des règles, relier les faits de langue au sens et les énoncés aux situations de communication. Cela suppose une terminologie de base et la consolidation des connaissances antérieures.
| Sous-domaine | Contenu |
|---|---|
| Système de la langue | Syntaxe, lexique, conjugaison, orthographe |
| Textes | Grammaire de texte |
| Discours | Actes de parole, grammaire de l’énonciation |
| Phase | Ce qui se passe |
|---|---|
| Observer | Par des questions et consignes appropriées, l’élève observe le support pour déceler régularités et irrégularités et identifier le fait de langue |
| Conceptualiser | L’élève découvre la logique grammaticale ou communicative (ressemblances, différences, catégorisation) jusqu’à la formulation de la règle, entérinée par la classe et le professeur |
| S’exercer | Mise en application des règles, individuellement ou en groupe, pour l’appropriation et l’intégration |
Chaque séance se termine par des traces écrites (bilan, synthèse), notées au tableau et recopiées, dans une perspective d’autonomisation. La grammaire textuelle prend en compte des phénomènes que la phrase seule traite mal : fonctionnement des temps verbaux, repères énonciatifs, organisateurs textuels, relations anaphoriques. Elle contraste avec une grammaire systématique qui enseigne des règles hors contexte ; cette distinction est un outil d’analyse didactique courant, et le descriptif ne la nomme pas telle quelle.
La séance de production écrite se place au terme de la répartition horaire hebdomadaire : elle est l’aboutissement du travail réalisé en amont et fait intervenir des compétences rédactionnelle, textuelle, référentielle et culturelle. Les étapes proposées sont, comme à l’oral : observer un support proche du genre étudié, comprendre sa structure, s’entraîner au réemploi, puis produire librement.
| Catégorie | Sous-tâches |
|---|---|
| Planification | Définir le but, établir un plan-guide, rechercher des informations, choisir un ordre de présentation, adapter le texte à son destinataire |
| Mise en texte | Gérer les contraintes phrastiques (syntaxe, orthographe, lexique), interphrastiques (cohésion) et discursives (contexte de réalisation) |
| Révision | Relecture critique, remédiations, corrections, améliorations |
La restitution des copies n’est pas le but ultime : la séance de correction est un moment d’apprentissage qui prépare une partie du soutien. Elle doit doter les élèves de trois compétences : linguistique (grammaire, conjugaison, morphosyntaxe), méthodologique (stratégies intellectuelles, opérations logico-sémantiques) et docimologique (clarifier les items et les consignes, déchiffrer le métalangage). Elle ne se passe pas du traitement de l’erreur : la décrire, l’analyser, en comprendre l’origine, pour proposer des activités régulatrices efficaces.
Complément d’apprentissage fondé sur l’idée que « l’enseignement doit être une réponse aux besoins de l’apprentissage » (Louis Not, 1993). Deux exemples développés : le projet d’écriture, qui donne une authenticité à l’acte d’écrire, et le portfolio (dossier progressif), qui ne doit référer à aucune évaluation sommative et reste rattaché à des objectifs ou compétences.
Le référentiel du lycée distingue deux familles de productions écrites :
| Écrits d’apprentissage | Écrits fonctionnels (préparation à la vie active) |
|---|---|
| Résumé ; compte rendu de lecture ; synthèse de documents ; essai général et littéraire ; commentaire ; réécriture ; rédaction courte ; pastiche | Compte rendu de réunion ; rapport ; lettre (demande d’emploi, de motivation, de stage, de réclamation) ; curriculum vitae |
Les éléments 1.4 et 1.5 du descriptif portent sur la méthodologie de travail (celle du professeur comme celle de l’élève) et sur les outils didactiques : supports écrits, audio, visuels, iconiques, informatiques. Les Orientations officielles en donnent le cadre ; la suite relève de repères professionnels courants, signalés comme tels.
Le troisième volet du profil de sortie du qualifiant, « travailler en autonomie », organise la recherche documentaire comme une compétence progressive, en neuf gestes :
« Établir une bibliographie » relève de ce volet « autonomie » et non du volet « écrit ». Les travaux encadrés (dossiers, notes de lecture, synthèses) en sont le terrain d’exercice.
Au collège, la compétence méthodologique est souvent visée de manière implicite : l’élève apprend à organiser ses connaissances et son travail à travers les démarches répétées des séances (observer, comprendre, s’entraîner ; observer, conceptualiser, s’exercer). La tenue du cahier, la trace écrite, la préparation du matériel, le portfolio et le projet d’écriture contribuent à cette autonomisation. L’enseignant, de son côté, applique une méthodologie de travail reposant sur la planification, la fiche de préparation et le cahier journal où il consigne les lacunes repérées en cours d’apprentissage pour y répondre ensuite.
Le descriptif cite les supports « écrits, audio/visuels, iconiques, informatiques ». Voici ce que chaque famille permet en classe de français :
| Famille | Exemples | Usage didactique |
|---|---|---|
| Supports écrits | Manuel, extraits d’œuvres, articles de presse, correspondances, dictionnaires, fiches | Lecture, étude de la langue, modèles pour l’écrit |
| Supports audio / audiovisuels | Enregistrements, texte oralisé, émissions, extraits de films | Écoute, compréhension orale, oral argumenté, étude d’une adaptation |
| Supports iconiques | Affiche, bande dessinée, photographie, tableau, schéma | Lecture de l’image, relation entre langage verbal et langage visuel |
| Supports informatiques | Plateformes d’exercices autocorrectifs, banques de textes numériques, traitement de texte, recherches en ligne | Individualisation, révision de l’écrit, recherche documentaire |
Le référentiel du lycée prévoit l’usage d’images fixes et mobiles pour dégager les spécificités du message iconique ; celui du collège inscrit une compétence technologique : recours aux TIC chaque fois que les conditions matérielles le permettent, pour développer une autonomie utile.
Le choix d’un support s’apprécie par rapport à l’objectif et à la classe. Les critères suivants sont des repères usuels de la didactique, non des citations officielles :
Le manuel est un outil et non le programme : il propose des supports et des activités que le professeur choisit, adapte ou complète en fonction du projet et des besoins des élèves.
Le numérique permet de diversifier les supports, d’individualiser le suivi sans alourdir la correction et d’entraîner à la recherche documentaire. Il ne remplace ni la progression de la séquence ni l’intervention de l’enseignant : l’outil sert l’objectif d’apprentissage, il n’en est pas un. Un usage pertinent suppose un support lisible, un but clair pour l’élève et une trace écrite qui structure ce qui a été découvert.
Le domaine « Gestion » (30 %) commence par deux éléments : 2.1 les stratégies d’enseignement/apprentissage et 2.2 les rythmes d’apprentissage. Les Orientations officielles posent des principes (élève acteur, démarche décloisonnée, avancer au rythme des apprenants) ; la typologie des stratégies relève des repères usuels de la didactique.
| Stratégie | Principe | Exemple en français |
|---|---|---|
| Expositive (transmissive) | Le professeur expose un savoir structuré ; l’élève écoute et note | Présentation du contexte d’une œuvre avant la lecture |
| Démonstrative | Le professeur montre et explicite une démarche, puis l’élève imite et s’exerce | Modéliser à voix haute la façon d’annoter un texte |
| Interrogative | Questionnement guidant la réflexion de l’élève pas à pas | Questions de compréhension graduées |
| Active / par découverte | L’élève observe, formule des hypothèses, construit la règle ou le sens | Observer un corpus de phrases pour conceptualiser une règle |
| Par problème / par projet | Une tâche complexe donne sens aux apprentissages ; produit final authentique | Projet d’écriture, journal de classe, exposé |
| Coopérative | Travail de groupe avec interdépendance positive et responsabilité individuelle | Atelier d’écriture à rôles, lecture croisée |
Aucune stratégie n’est bonne en soi : on choisit selon l’objectif, le type de savoir et le moment de la séquence. Une phase de structuration peut être expositive ; une phase de construction sera plutôt active. Les Orientations privilégient une centration sur l’élève sans proscrire l’intervention magistrale quand elle est utile.
Elles désignent ce que l’élève met en œuvre pour apprendre : stratégies cognitives (anticiper, inférer, reformuler, classer), métacognitives (planifier, contrôler, réguler sa lecture ou sa production), socio-affectives (demander de l’aide, coopérer) et de gestion des ressources (dictionnaire, documents). L’enseignant les rend explicites et les entraîne ; c’est une condition de l’autonomie visée au lycée.
Les élèves n’apprennent ni au même rythme ni par les mêmes voies. Les Orientations en tirent plusieurs conséquences :
Pour tenir compte des rythmes, l’enseignant peut différencier, selon une classification courante en didactique :
| Levier | Ce qu’on fait varier |
|---|---|
| Les contenus | Texte plus ou moins long ou complexe, corpus, consignes |
| Les processus | Démarches, étayage, aides, outils (grille, dictionnaire) |
| Les productions | Forme du produit : écrit, oral, schéma, affiche |
| Les structures | Organisation du travail : individuel, binôme, groupes de besoin, tutorat |
Différencier ne signifie pas abaisser les exigences : l’objectif visé reste commun, ce sont les voies d’accès qui changent. Les groupes de besoin sont constitués sur une difficulté précise identifiée, et sont provisoires.
La notion d’étayage (Bruner), inspirée de la zone proximale de développement (Vygotski), décrit l’aide fournie par l’enseignant ou les pairs, progressivement estompée. Dans la démarche en quatre moments, l’étayage est le plus fort en phase de construction et diminue jusqu’au réinvestissement, où l’élève agit seul.
Les éléments 2.3, 2.4 et 2.5 du descriptif traitent de ce qui se passe dans la classe : les interactions entre acteurs, la gestion du temps et de l’espace, l’utilisation des outils didactiques. Les Orientations officielles en fournissent le cadre général ; l’essentiel relève de la gestion de classe, présentée ici avec les repères professionnels courants.
Une interaction est un échange orienté vers l’apprentissage entre les acteurs de la situation. On en distingue trois types, qui renvoient aux trois pôles du triangle pédagogique :
| Type | Exemple en français |
|---|---|
| Enseignant ↔ élève(s) | Questionnement, consigne, reformulation, rétroaction sur une réponse |
| Élève ↔ élève | Échange en binôme, débat, relecture croisée des productions |
| Élève ↔ savoir ou support | Lecture silencieuse guidée, observation d’un corpus, manipulation d’énoncés |
La confrontation de réponses différentes crée un conflit sociocognitif (Doise et Mugny), moteur d’apprentissage à condition que le professeur organise ensuite la mise en commun et la structuration.
À l’oral, les Orientations demandent d’écouter, de prendre en compte la parole d’autrui et d’argumenter ; le débat argumenté au lycée suppose une prise de position étayée, l’écoute active, la reformulation de la thèse adverse et un modérateur (souvent un pair).
| Disposition | Convient à | Limite |
|---|---|---|
| En rangées | Exposé, évaluation individuelle, écoute | Peu d’échanges entre élèves |
| En U ou en demi-cercle | Débat, discussion collective, lecture à voix haute | Nécessite de l’espace |
| En îlots | Travail de groupe, ateliers, projet | Bruit, tâches à cadrer |
| Espace documentaire | Recherche, travaux encadrés (CDI, bibliothèque, salle informatique) | Réservation et organisation préalables |
Le tableau est un espace de structuration : titre, objectif, trace écrite organisée, mots-clés. On l’organise à l’avance pour que la trace corresponde à ce qui sera recopié.
Le domaine « Évaluation » (20 %) comprend cinq éléments. Ce chapitre traite les trois premiers : 3.1 les objectifs de l’évaluation (et leur lien avec les objectifs d’apprentissage), 3.2 les types d’évaluation, 3.3 les modes d’évaluation (questions ouvertes, fermées, QCM, QCR, appariement, vrai/faux). Les Orientations du collège et du lycée contiennent un texte précis sur l’évaluation ; on le complète par des repères de docimologie courants.
Le référentiel du lycée retient exactement deux fonctions, l’une tournée vers l’élève, l’autre vers l’enseignant :
L’évaluation est quotidienne et contractualisée : observations, tests rapides, vérification des travaux faits hors classe, contrôles et devoirs périodiques. On informe les élèves qu’ils suivent un apprentissage par compétences, et on établit avec eux, avant chaque nouvel apprentissage, les critères d’évaluation qui serviront de contrat. L’évaluation doit aller au-delà des contenus appris pour viser le transfert des compétences et la créativité, c’est-à-dire le degré d’autonomie face à un problème à résoudre.
Le descriptif demande de relier les deux : on évalue ce qu’on a enseigné, au niveau où on l’a enseigné. Un objectif d’apprentissage « identifier les marques de l’énonciation » se vérifie par une tâche d’identification, non par une dissertation. Évaluer plus haut ou ailleurs que ce qui a été travaillé rend le résultat invalide.
| Type | Moment et fonction |
|---|---|
| Diagnostique | Au début des apprentissages ; connaître acquis et lacunes ; fonction d’orientation |
| Formative | En cours d’apprentissage ; processus continu pour connaître les points forts et faibles et y remédier ; fonction de régulation |
| Sommative | En fin d’apprentissage ; atteste le degré d’acquisition ; fonction certificative |
Le descriptif cite quatre types (diagnostique, formatif, sommatif, certificatif). Les Orientations du collège précisent que l’évaluation sommative est dite normative lorsqu’elle réfère la performance d’un élève à celle des autres, et critériée lorsqu’elle se réfère à des critères propres. Une évaluation certificative débouche sur une décision (passage, diplôme) ; l’évaluation formative ne donne pas lieu à une note de classement.
| Qualité | Définition |
|---|---|
| Pertinente | Les informations recueillies sont conformes à l’objectif fixé par l’évaluateur (ne pas se tromper de cible) |
| Valide | Les informations recueillies correspondent à celles qu’on cherchait |
| Fiable | Les conditions de recueil restent les mêmes quels que soient le moment, l’endroit ou le correcteur |
Le mode désigne la forme que prennent les questions posées à l’élève. Le descriptif cite : questions ouvertes, questions fermées, QCM, QCR, appariement, vrai/faux.
| Mode | Principe | Avantage / limite |
|---|---|---|
| Question ouverte | L’élève produit une réponse développée (rédaction, justification) | Évalue l’analyse et l’expression ; correction moins objective |
| Question fermée | Réponse unique ou limitée, attendue sans développement | Correction rapide et objective ; évalue surtout la restitution |
| QCM | L’élève choisit la bonne réponse parmi plusieurs propositions | Large couverture, correction fiable ; la devinette est possible ; ne mesure pas la production |
| QCR | Réponse construite par l’élève, en général brève | Entre le QCM et la question ouverte (l’acronyme est cité sans développement par le descriptif) |
| Appariement | Relier des éléments de deux listes | Évalue des associations ; la liste doit comporter plus d’éléments qu’il n’en faut |
| Vrai/faux | Juger une affirmation | 50 % de chances de réussir au hasard ; à justifier pour être probant |
Au lycée, le descriptif présente le QCM, le QCR, l’appariement et le vrai/faux comme des exemples de questions fermées, tandis que le collège les énumère à côté des questions ouvertes et fermées.
Le référentiel du lycée propose sept supports, choisis selon les objectifs visés :
| Support | Ce qu’il permet d’évaluer |
|---|---|
| Un extrait d’une œuvre intégrale | Compréhension et analyse d’un fragment situé dans l’ensemble |
| Deux extraits d’une même œuvre | Trame narrative, évolution d’un personnage, typologie |
| Extraits de même typologie, de genres différents | Transfert d’une compétence d’un genre à un autre |
| Un extrait d’une œuvre hors programme | Test du transfert, pourvu qu’elle relève d’un genre étudié |
| Un ensemble de textes groupés | Une thématique ou une problématique traitée par plusieurs textes |
| Un texte didactique et un extrait illustratif | Définition (tragédie, autobiographie…) confrontée à une œuvre |
| Un texte poétique | Réception d’un texte à forte contrainte formelle |
Suite du domaine « Évaluation » : 3.4 les outils d’évaluation (épreuve ou test, éléments de réponse et barème, critères et indicateurs) et 3.5 les conditions de passation. Le référentiel du lycée décrit le canevas de l’épreuve normalisée ; le reste relève de la docimologie courante, signalée comme telle.
Une épreuve est un ensemble de tâches visant à vérifier un objectif précis. Elle comprend un support, des consignes, des questions ordonnées et une production attendue. Au lycée, l’épreuve normalisée est structurée en trois éléments :
Au collège, le professeur tient compte du dispositif institutionnel en vigueur (notes ministérielles, cadre de référence pour l’évaluation des acquis) concernant le contrôle continu et les épreuves normalisées.
| Outil | Rôle |
|---|---|
| Éléments de réponse | Contenu attendu pour chaque question (réponse modèle, variantes acceptées) ; garantit l’égalité de traitement entre les copies |
| Barème | Répartition des points entre les questions et les critères ; reflète l’importance relative des compétences évaluées |
| Seuil de réussite | Niveau à partir duquel la compétence est jugée acquise |
Un bon barème est préétabli et, de préférence, connu des candidats. Il attribue des points à des éléments observables (exactitude, justification, cohérence, correction de la langue) et non à une impression globale. La double correction ou l’harmonisation entre correcteurs en accroît la fiabilité.
Un critère est une qualité que doit présenter la production ; un indicateur est un signe observable qui permet de dire si le critère est rempli. Exemple : critère « cohérence du texte » ; indicateurs « au moins trois connecteurs logiques adaptés », « progression thématique sans rupture ».
| Critères d’une production écrite | Exemples d’indicateurs |
|---|---|
| Pertinence (adéquation à la consigne et au type de texte) | Respect du genre demandé, du sujet, de la situation de communication |
| Cohérence (organisation logique) | Plan visible, articulateurs, progression des idées |
| Correction de la langue | Morphosyntaxe, orthographe, lexique approprié |
| Originalité et qualité de l’argumentation | Diversité et pertinence des exemples, finesse de l’analyse |
On distingue, comme repère didactique courant, le critère minimal (seuil du tout ou rien : production recevable ou non) des critères de perfectionnement (qualité graduée au-delà du seuil). Une « note plancher » renvoie au premier ; la qualité de l’argumentation, aux seconds. Ces termes ne figurent pas tels quels dans les Orientations ; la critériation annoncée aux élèves avant la tâche, elle, correspond bien au contrat d’évaluation qu’elles prévoient.
Elles désignent les circonstances dans lesquelles l’élève passe l’épreuve ; elles conditionnent la validité et la fiabilité du résultat :
La correction débouche sur un traitement des résultats (chapitre suivant) et sur une séance de correction qui est elle-même un moment d’apprentissage. L’enseignant relève les erreurs fréquentes, en décrit la nature et prépare une régulation ciblée plutôt que la reprise générale du cours.
Le domaine 4 du descriptif (20 %) s’intitule « Remédiation / renforcement / approfondissement ». Il comprend quatre éléments : 4.1 le traitement des résultats (catégorisation des élèves en bons, moyens et moins bons), 4.2 les modes de soutien (individuel, par groupes, collectif), 4.3 les types de soutien (remédiation, renforcement, approfondissement), 4.4 les conditions de réalisation (organisation, espace, temps, logistique).
Les Orientations du collège rattachent le soutien à l’évaluation : le soutien doit répondre aux vrais besoins des apprenants, d’où l’intérêt de tenir un cahier journal consignant les lacunes répertoriées pendant les apprentissages, à partir desquelles on élabore des stratégies palliatives et des activités correctives. La séance de correction prépare une partie du soutien. Au lycée, l’évaluation qui clôt la séquence a une double fonction : évaluer les nouveaux acquis et prévoir les actions de remédiation et de consolidation qui s’imposent.
Le traitement des résultats suit une suite d’étapes :
Une même erreur peut avoir des origines différentes : il faut remonter à la cause avant de choisir l’activité. Quand une même erreur touche une grande partie de la classe, on interroge d’abord l’enseignement ou la consigne avant d’attribuer le problème aux élèves.
| Origine de l’erreur | Exemple en français | Réponse adaptée |
|---|---|---|
| Notionnelle | Confusion entre le passé simple et l’imparfait | Reprise ciblée avec manipulation |
| Méthodologique | Plan absent dans la production écrite | Entraînement à la planification (modèle de Hayes et Flower) |
| De compréhension de la consigne | Réponse hors sujet | Travail sur le métalangage des consignes (compétence docimologique) |
| D’inattention | Accord oublié à la relecture | Grille de révision, relecture guidée |
| Mode | Quand l’utiliser |
|---|---|
| Individuel | Difficulté propre à un élève ; entretien, exercice personnalisé, tutorat |
| Par groupes | Plusieurs élèves partagent la même difficulté identifiée ; groupes de besoin provisoires, parfois en tutorat entre pairs |
| Collectif | Erreur largement partagée par la classe ; reprise de la notion pour tous |
Les techniques de prise d’informations utiles au soutien sont : les tests (écrits ou oraux, comme la dramatisation ou le jeu de rôle), l’observation (formelle à l’aide d’une grille, ou informelle) et la négociation (directe face à face, ou indirecte auprès d’un tiers : parent, surveillant).
| Type | Public | But |
|---|---|---|
| Remédiation | Élèves qui n’ont pas atteint le seuil de maîtrise | Combler une lacune précise |
| Renforcement | Élèves proches de la maîtrise, fragiles | Consolider l’acquis par de nouvelles situations |
| Approfondissement | Élèves qui ont atteint la maîtrise | Élargir et complexifier : tâches plus ouvertes, textes plus riches, projet |
Il ne s’agit pas de répéter l’activité qui a échoué : une remédiation efficace change l’angle (autre support, autre démarche, autre mode de travail), reste courte et ciblée sur la difficulté précise, et s’appuie sur l’étayage décrit au chapitre 7. Les outils numériques (plateformes d’exercices autocorrectifs, banques de textes) permettent d’individualiser le suivi sans alourdir la correction.
| Dimension | Questions à se poser |
|---|---|
| Organisation | Qui est concerné, par quel mode de travail, avec quel encadrement ? Les élèves approfondissent-ils en autonomie pendant que d’autres reçoivent une remédiation ? |
| Espace | Salle, coin de la classe, espace documentaire ; disposition adaptée aux groupes |
| Temps | Dans l’horaire de la séquence, à la fin d’une séance, en activités personnalisées, en dehors du cours ; durée courte et régulière |
| Logistique | Matériel, fiches, supports, accès aux outils numériques, planning, communication avec les familles |
Ce dernier chapitre rassemble ce qu’il faut retenir par domaine, les pièges qui reviennent dans les options des QCM, une carte mentale de l’unité et les références. Relisez-le après avoir parcouru les chapitres 2 à 11 et avant de passer au quiz.
| Domaine | À retenir |
|---|---|
| 1. Planification (30 %) | Compétence ≠ objectif (Perrenoud, Le Boterf, Mager) · collège : cinq compétences, six périodes, séquence et séance · lycée : trois volets du profil de sortie, projet → module → séquence · lecture : quatre phases (collège), quatre stratégies (lycée) · langue : observer, conceptualiser, s’exercer · écrire : Hayes et Flower · neuf gestes de la recherche documentaire · quatre familles de supports |
| 2. Gestion (30 %) | Stratégies expositive, démonstrative, interrogative, active, par projet, coopérative · séquence = outil de gestion du temps selon les rythmes · différencier les contenus, processus, productions, structures · interactions enseignant-élève, élève-élève, élève-savoir · conflit sociocognitif · disposition de la salle · outil préparé, introduit au bon moment, consigne claire |
| 3. Évaluation (20 %) | Deux fonctions : élève et enseignant · diagnostique, formative, sommative (normative ou critériée), certificative · pertinente, valide, fiable · modes : ouvertes, fermées, QCM, QCR, appariement, vrai/faux · épreuve normalisée en trois éléments, langue intégrée · éléments de réponse, barème, critères et indicateurs · conditions de passation |
| 4. Remédiation (20 %) | Dépouiller, analyser l’erreur, catégoriser · individuel, groupes, collectif · remédiation, renforcement, approfondissement · organisation, espace, temps, logistique · cahier journal et séance de correction |
| Document | Usage dans l’unité |
|---|---|
| CNEE, Descriptifs des épreuves écrites des examens d’aptitude professionnelle, session de décembre 2025 : sciences de l’éducation et didactique de la langue française (collège et qualifiant) | Structure de l’épreuve, quatre domaines et dix-neuf éléments, poids |
| Programmes et orientations pédagogiques — Collège — Langue française (août 2009) | Cinq compétences, périodes, démarches de lecture, d’oral, de langue et d’écriture, évaluation et soutien |
| Orientations pédagogiques et programmes — Lycée qualifiant — Langue française (novembre 2007) | Profil de sortie, projet-module-séquence, stratégies de lecture, écrits, évaluation et épreuve normalisée, horaires |
Limites de l’unité. Les passages signalés comme « repères didactiques courants » (typologie des stratégies, leviers de la différenciation, construction d’un QCM, critères de choix d’un support, critère minimal et critères de perfectionnement) ne sont pas cités dans les Orientations ; ils servent à raisonner sur les situations de classe. Le sens exact de l’acronyme QCR n’est pas développé par le descriptif. Le sujet de décembre 2025 est disponible pour le lycée (questions 21 à 70, copie sans la première page) et fait l’objet du chapitre 13 et d’un examen blanc ; celui du collège ne l’est pas, et les formes de questions annoncées pour le collège sont déduites du descriptif et des documents officiels. Le détail des programmes (œuvres, horaires) se trouve dans les unités « Programmes et orientations pédagogiques » du collège et du lycée.
Le sujet de la session du 6 décembre 2025 (lycée qualifiant, questions 21 à 70) est bâti sur une situation unique : « planification, gestion, évaluation et remédiation en classe de français », autour du thème « Liberté d’expression et responsabilité citoyenne ». Il couvre bien les quatre domaines du descriptif, mais il y mêle des notions que les Orientations officielles n’abordent pas : cadre actionnel, compétence interculturelle, posture professionnelle face aux conflits, techniques d’animation, raisonnement et argumentation, stylistique et grammaire. Ce chapitre les rassemble.
La perspective actionnelle du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) considère l’apprenant comme un acteur social qui accomplit des tâches communicatives dans des situations réelles ou proches du réel. L’apprentissage se fait en agissant, non en écoutant passivement ni en remplissant des fiches structurées.
| Notion | À retenir |
|---|---|
| Compétence communicative langagière | Trois composantes : linguistique (lexique, grammaire, phonologie), sociolinguistique (registres, normes sociales de la langue), pragmatique (organiser le discours, accomplir des fonctions communicatives) |
| Compétence interculturelle | Attitude d’ouverture, d’empathie et de respect de la différence, appuyée sur des savoirs ; elle ne se réduit pas à parler avec des étrangers ni à connaître une civilisation |
| Compétence médiatique | Lire, décrypter et produire de l’information de façon éclairée et responsable (éducation aux médias) |
Ne confondez pas les composantes du CECRL (linguistique, sociolinguistique, pragmatique) avec les composantes de la compétence de communication d’autres modèles (linguistique, discursive, référentielle, socioculturelle), cité au chapitre 2 pour le collège.
Une démarche participative et un travail collaboratif développent des compétences transversales, souvent appelées soft skills : coopération, communication, écoute, esprit critique, gestion des désaccords. Autour de la citoyenneté, une séquence vise la posture réflexive : amener l’élève à questionner, argumenter et nuancer, c’est-à-dire à développer l’esprit critique.
| Technique | Usage |
|---|---|
| Brainstorming (remue-méninges) | Produire beaucoup d’idées sans les juger ; fait émerger les représentations ; l’évaluation vient ensuite |
| Jeu de rôle | Se mettre à la place d’un interlocuteur ; s’entraîner à réagir à une opinion |
| Brise-glace | Lancer le groupe, détendre l’atmosphère |
| Nuage de mots | Recenser visuellement des mots ou des idées d’un groupe |
| Classe inversée | La découverte du contenu se fait hors classe, le temps de classe sert aux activités |
| Étayage | Aide progressivement retirée |
| Niveau | Verbes typiques |
|---|---|
| Connaissance (mémoriser) | citer, définir, nommer, énumérer |
| Compréhension | expliquer, reformuler, résumer, paraphraser |
| Application | utiliser, appliquer, résoudre |
| Analyse | comparer, classer, distinguer, relever |
| Synthèse (création dans la version révisée) | composer, concevoir, produire un ensemble nouveau |
| Évaluation | juger, critiquer, justifier un choix |
Attention : la « synthèse de documents » scolaire (résumer plusieurs textes) ne se confond pas avec le niveau « synthèse » de Bloom, qui suppose de créer un tout nouveau ; « résumer » renvoie au niveau de la compréhension.
| Notion | Définition |
|---|---|
| Induction | Observer des cas particuliers pour en tirer une généralité |
| Déduction | Aller du général au particulier (syllogisme, application d’une règle à un cas) |
| Analogie | Rapport de ressemblance entre deux rapports : « A est à B ce que C est à D » |
| Concession | Admettre une idée adverse (« certes… », « si certains pensent que… ») avant de la dépasser par son propre argument (« il n’en demeure pas moins que… ») |
| Argument d’autorité | S’appuyer sur une personne ou une institution reconnue |
| Postulat, prémisse | Principe de départ que l’argumentation admet et dont elle part |
| Figure | Ce qu’elle fait |
|---|---|
| Métaphore | Identifie deux réalités sans outil de comparaison : « la nature est un temple » |
| Comparaison | Rapproche avec un outil (comme, tel, ressembler à) |
| Allitération | Répétition d’un son consonantique : [s] dans « ces serpents qui sifflent sur vos têtes » |
| Assonance | Répétition d’un son vocalique |
| Personnification | Prêter des traits humains à un objet, un animal ou une idée |
| Prosopopée | Faire parler un absent, un mort ou une chose personnifiée |
| Antithèse | Opposition de deux idées proches dans la phrase |
| Hyperbole | Exagération |
Description sensorielle. Chez Balzac (Le Père Goriot), la description de la pension accumule des perceptions olfactives et tactiles pour traduire une atmosphère sordide : l’effet recherché est de faire sentir le lieu, non de le louer ni de charmer le lecteur.
| Discours | Marques |
|---|---|
| Direct | Guillemets, tiret, verbe introducteur (« dit-il : … »), paroles au présent de l’énonciation |
| Indirect | Verbe introducteur + subordonnée (« il dit que… ») ; changement de pronoms et de temps |
| Indirect libre | Pas de verbe introducteur ni de guillemets ; temps et personne du récit, mais ton, interrogations ou exclamations du personnage : « Il fallait qu’il arrive. Pourquoi ce silence ? » |
| Narrativisé | Les paroles sont résumées dans le récit : « elle exigea qu’il parle » |
La locution au cas où se construit avec le conditionnel : « Je t’attends au café au cas où tu serais disponible ». L’indicatif futur (« seras ») et le subjonctif (« sois ») sont fautifs après cette locution ; ne les confondez pas avec « à condition que » (subjonctif) ou « si » (jamais de conditionnel après « si » de condition).
Lisez la carte de la racine vers les branches, puis les liens entre branches : ils relient les chapitres entre eux.
Un test court de 10 questions, des notions essentielles à leur mise en application, avec correction expliquée.
Des examens associés au concours de ce module.
⚠️ تنبيه: هذا الامتحان التجريبي اجتهاد شخصي ومن صياغة الأستاذ عبد الحق، وليس نسخة عن امتحان رسمي صادر عن أي جهة وزارية أو أكاديمية. وضعية مهنية …
Commencer →Composante 2 de l’épreuve de l’examen d’aptitude professionnelle pour l’accès au premier grade du cadre « professeur de l’enseignement secondair…
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