Module 7 · 13 chapitres

Didactique du français — Examen d’aptitude professionnelle (collège et lycée)

Unité conforme aux descriptifs officiels de l’examen d’aptitude professionnelle (CNEE, décembre 2025), spécialité langue française, composante didactique (80 %) : planification (30 %), gestion (30 %), évaluation (20 %), remédiation / renforcement / approfondissement (20 %). Elle s’appuie sur les Orientations pédagogiques du collège (2009) et du lycée qualifiant (2007) et propose treize chapitres et un quiz au format de l’épreuve (cinq options, la dernière « toutes les propositions ci-dessus sont fausses »).

13 chapitres 10 questions ~8.0 heures

Objectifs du module

  • Connaître la structure de l’épreuve, ses quatre domaines, leurs poids et leurs dix-neuf éléments.
  • Maîtriser compétence, objectifs et organisation pédagogique (période, projet, module, séquence, séance) au collège et au lycée.
  • Décrire les démarches de lecture, d’oral, de langue et d’écriture et choisir les outils didactiques.
  • Gérer stratégies, rythmes, interactions, temps, espace et outils en classe.
  • Distinguer types, modes et outils d’évaluation et organiser remédiation, renforcement et approfondissement.
L’épreuve

Cette unité prépare la composante « Didactique de la matière de spécialité » (80 %) de l’examen d’aptitude professionnelle, spécialité langue française, session de décembre 2025. Le descriptif officiel du CNEE est le même pour le collège et le lycée : quatre domaines (planification, gestion, évaluation, remédiation) et dix-neuf éléments. Les documents de référence sont les Orientations pédagogiques du collège (2009) et du lycée qualifiant (2007).

1.1 Le cadre de l’examen

ÉlémentCe que dit le descriptif
Type d’examenAptitude professionnelle pour l’accès au premier grade du cadre « professeur de l’enseignement secondaire collégial » ou « qualifiant »
SpécialitéLangue française
QuestionsQuestions à choix multiple (QCM)
Épreuve« Sciences de l’éducation et didactique de la matière de spécialité » : coefficient 1, durée 3 heures
Composante 1Sciences de l’éducation : 20 %
Composante 2Didactique de la matière de spécialité : 80 %

Les consignes des épreuves de la même session, observées dans d’autres spécialités, indiquent des questions fermées à cinq options (A à E), dont la dernière est « toutes les propositions ci-dessus sont fausses », une pondération de 1, 2 ou 3 points et une notation négative pour une réponse fausse. Le sujet du lycée de décembre 2025 (50 questions, Q21 à Q70) confirme ce format : cinq options et E « aucune des réponses ci-dessus n’est exacte ». Vérifiez toujours le règlement sur la feuille d’examen. Notre banque de questions suit ce format.

1.2 Les quatre domaines et leurs poids

DomainePoidsÉléments du descriptif
1. Planification30 %1.1 compétence et objectifs ; 1.2 organisation pédagogique ; 1.3 domaines d’apprentissage ; 1.4 méthodologie de travail ; 1.5 outils didactiques
2. Gestion30 %2.1 stratégies ; 2.2 rythmes d’apprentissage ; 2.3 interactions en classe ; 2.4 gestion du temps et de l’espace ; 2.5 utilisation des outils didactiques
3. Évaluation20 %3.1 objectifs de l’évaluation ; 3.2 types ; 3.3 modes ; 3.4 outils ; 3.5 conditions de passation
4. Remédiation / renforcement / approfondissement20 %4.1 traitement des résultats ; 4.2 modes de soutien ; 4.3 types de soutien ; 4.4 conditions de réalisation

Deux nuances séparent les deux descriptifs. À l’élément 1.2, le collège parle de « période, séquence, séance pédagogique », le lycée de « projet, module, séquence, séance pédagogique ». À l’élément 3.3, le collège énumère côte à côte les questions ouvertes, les questions fermées, le QCM, le QCR, l’appariement et le vrai/faux ; le lycée présente le QCM, le QCR, l’appariement et le vrai/faux comme des exemples de questions fermées. Les autres éléments sont identiques.

1.3 Comment cette unité est organisée

ChapitreContenuÉléments couverts
2Compétence, objectif, cadre curriculaire1.1
3Période, projet, module, séquence, séance1.2
4Lire et écouter / s’exprimer1.3
5Langue et écrire1.3
6Méthodologie de travail et outils didactiques1.4, 1.5
7Stratégies et rythmes d’apprentissage2.1, 2.2
8Interactions, temps, espace, outils en classe2.3, 2.4, 2.5
9Objectifs, types et modes d’évaluation3.1, 3.2, 3.3
10Outils d’évaluation, barème, passation3.4, 3.5
11Traitement des résultats et soutien4.1 à 4.4
12Synthèse, pièges fréquents et référencesTous
Format des questions Une partie des questions cite presque mot pour mot les Orientations pédagogiques, l’autre décrit une situation de classe et demande la décision professionnelle la plus juste. Dans les deux cas, les options sont longues et proches : lisez le texte officiel avant de trancher.

Synthèse

  • Quatre domaines : planification 30 %, gestion 30 %, évaluation 20 %, remédiation 20 %.
  • Le descriptif est commun au collège et au lycée ; les documents de référence diffèrent (2009 et 2007).
  • La didactique pèse 80 % de l’épreuve ; les sciences de l’éducation 20 %.
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Domaine 1 — Planification (30 %)

L’élément 1.1 du descriptif porte sur la « compétence et les objectifs de l’enseignement/apprentissage ». Il faut savoir distinguer une compétence d’un objectif, situer chacun dans le curriculum officiel, et reconnaître ce que les Orientations pédagogiques en disent : cinq compétences visées au collège (2009), trois volets du profil de sortie au lycée (2007).

2.1 Compétence et objectif : deux niveaux de formulation

NotionDéfinition retenueExemple en français
CompétenceCapacité d’agir efficacement dans un type défini de situations, qui s’appuie sur des connaissances sans s’y réduire (Perrenoud, repris par le référentiel du lycée). Elle mobilise des ressources internes et externes et s’acquiert « dans et par l’action » (Le Boterf)Produire un récit cohérent adapté à un destinataire
Objectif généralIntention d’enseignement formulée de façon large, au niveau du cycle ou du moduleAmener l’élève à lire un texte narratif
Objectif spécifiqueÉtape précise de l’apprentissage, au niveau d’une séquenceRepérer les marques de l’énonciation dans un récit
Objectif opérationnelComportement observable, dans des conditions données, avec un critère de réussite (Mager)Relever en cinq minutes, dans le texte, trois pronoms de la 1re personne

Une compétence ne se réduit pas à une liste de connaissances : l’élève compétent sait mobiliser et combiner ses ressources face à une situation nouvelle. Un objectif opérationnel, lui, se vérifie par une performance précise. Les deux ne s’opposent pas : la compétence se construit par une suite d’objectifs, puis se vérifie dans une situation d’intégration.

2.2 Les trois éléments d’un objectif opérationnel

  • Le comportement attendu, formulé par un verbe d’action observable (identifier, relever, classer, rédiger) et non par un verbe vague (comprendre, savoir, apprécier).
  • Les conditions de réalisation : avec ou sans document, durée, matériel, individuellement ou en groupe.
  • Le critère de réussite : seuil de performance (nombre d’éléments, taux d’exactitude, durée maximale).

La taxonomie de Bloom (1956, révisée en 2001) aide à choisir le niveau cognitif visé : mémoriser, comprendre, appliquer, analyser, évaluer, créer. Dans une séquence de lecture, on passe typiquement de « relever » (mémoriser/repérer) à « expliquer » (comprendre) puis à « justifier une interprétation » (analyser).

2.3 Au collège : cinq compétences visées

Les Orientations pédagogiques de 2009 retiennent cinq compétences pour l’enseignement/apprentissage du français au collège :

CompétenceCe qu’elle recouvre
CommunicativeMaîtriser les règles de base du fonctionnement de la langue ; tenir compte des situations de communication ; adapter l’énoncé à l’intention de communication
MéthodologiqueOrganiser ses connaissances et son travail ; souvent visée de manière implicite
StratégiqueSe situer par rapport à autrui et aux institutions ; gérer ses attitudes et ses représentations
CulturelleDimensions encyclopédique et symbolique ; découvrir des savoirs culturels à travers les supports
TechnologiqueRecourir aux technologies de l’information et de la communication quand les conditions matérielles le permettent

Le curriculum du collège est organisé en six périodes (une par semestre). La compétence de communication combine quatre composantes (linguistique, discursive, référentielle, socioculturelle) ; c’est la composante discursive que le collège privilégie et vers laquelle convergent les six périodes.

2.4 Au lycée : le profil de sortie en trois volets

Le référentiel de 2007 décrit ce dont l’élève doit être capable à la fin du cycle qualifiant, en trois volets et en trois seulement :

  1. Recevoir et produire de l’oral : écouter activement, prendre la parole, participer à un échange, présenter une communication orale construite ;
  2. Recevoir et produire de l’écrit : orienter sa lecture, identifier les genres et les types de textes, interpréter (explicite/implicite, dénotation/connotation, lecture de l’image), rendre compte, argumenter, maîtriser la forme, créer ;
  3. Travailler en autonomie : méthodologie du travail intellectuel, recherche documentaire, établissement d’une bibliographie.

Le troisième volet est propre au lycée : il fait de la méthodologie du travail intellectuel un objectif d’enseignement à part entière. L’élève qui entre au qualifiant est supposé capable de s’exprimer correctement dans des situations de communication complexes ; le cycle vise la consolidation et le perfectionnement.

2.5 Entrée par les valeurs, entrée par les compétences

Le référentiel du lycée retient deux entrées complémentaires. L’entrée par les valeurs confie au professeur le soin de mettre en évidence les valeurs véhiculées par les œuvres étudiées ; le programme fournit le corpus, l’exploitation axiologique relève de la responsabilité de l’enseignant. L’entrée par les compétences place l’apprenant au centre : il construit ses compétences, qui sont évolutives et singulières, et la réponse compétente est propre à chaque individu et à chaque situation.

Piège fréquent : confondre compétence et objectif, ou Perrenoud et Le Boterf La compétence est un « savoir-agir » mobilisant des ressources ; l’objectif opérationnel décrit un comportement mesurable. Dans le référentiel du lycée, Perrenoud fournit la définition de la compétence et Le Boterf la notion de savoir combinatoire. Le profil de sortie du lycée compte trois volets exactement ; ne cédez pas à un quatrième volet plausible.
Formes de questions rencontrées On vous donne un énoncé de type « l’élève sera capable de comprendre le texte » et on demande pourquoi il n’est pas opérationnel. Ou une liste de verbes dont un seul est observable. Ou l’association d’une compétence du collège à sa description.

Synthèse

  • La compétence mobilise des ressources dans une situation ; l’objectif opérationnel décrit un comportement, des conditions et un critère.
  • Collège : cinq compétences (communicative, méthodologique, stratégique, culturelle, technologique), composante discursive dominante, six périodes.
  • Lycée : trois volets du profil de sortie (oral, écrit, travailler en autonomie), deux entrées (valeurs, compétences).
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L’élément 1.2 du descriptif demande de connaître l’organisation pédagogique : « période, séquence, séance pédagogique » au collège ; « projet, module, séquence, séance pédagogique » au lycée. Les deux niveaux d’emboîtement diffèrent d’un cycle à l’autre et le concours vérifie systématiquement qu’on ne les confond pas.

3.1 Au collège : période, genre, séquence, séance

Le cycle collégial s’articule autour de six périodes (une par semestre). Chaque période propose un ou deux genres dominants ; le genre retenu est une convention discursive (le descriptif, le narratif…), et non une catégorie de la critique littéraire (roman, poésie, théâtre).

PériodeGenre ou compétence dominante
1Les formes simples du récit (narration et description)
2Le narratif et le descriptif contextualisés (fait divers, presse écrite)
3Lire les médias (éditorial, article, reportage, courrier des lecteurs…)
4Le texte théâtral
5La correspondance (personnelle, littéraire, administrative, conventionnelle) et les récits de vie
6L’étude d’une œuvre intégrale

La séquence est définie comme un « mode d’organisation des activités qui rassemble des contenus d’ordre différent autour d’un même objectif sur un ensemble de plusieurs séances ». Elle invite à faire converger lecture, écriture, oral et langue vers un même objectif discursif, en dépassant l’enseignement cloisonné. À l’intérieur d’une séquence, chaque séance s’organise autour d’une activité dominante clairement identifiable par les élèves.

L’ordre habituel des séances répond à une logique de causalité consécutive : lire et comprendre → langue → écrire, avec écouter/s’exprimer en parallèle. Les activités de langue, placées entre compréhension et production, préparent l’expression orale, qui constitue à son tour un adjuvant pour la production écrite.

3.2 Au lycée : projet, module, séquence

Le référentiel de 2007 emboîte trois notions que le concours demande de ne pas confondre :

NotionDéfinition officielle
Projet pédagogiqueLa traduction en actions du projet éducatif
ModuleUn dispositif de mise en œuvre du projet pédagogique
Séquence didactique (ou projet séquentiel)Un ensemble d’activités visant le développement de compétences, en réponse à des besoins d’élèves préalablement identifiés et analysés

Le projet pédagogique est constitué d’un ensemble de modules, eux-mêmes déclinés en séquences didactiques conçues comme des activités successives, cohérentes et interdépendantes. Sa conception repose sur cinq appuis : une démarche collective plutôt qu’individuelle ; la situation d’apprentissage, la résolution de problème et le vécu des apprenants ; l’avancée au rythme des apprenants ; la complémentarité entre apprentissage linguistique et apprentissage social ; l’évaluation et le suivi de ses étapes.

La démarche de projet en six opérations

  1. Évaluation diagnostique en début d’année, pour dégager le profil de la classe ;
  2. Négociation et formulation contractuelle du projet avec les élèves ;
  3. Clarification des compétences à acquérir à l’issue d’un ensemble d’activités ;
  4. Élaboration et programmation des tâches et activités ;
  5. Conception ou prise en compte des procédures d’évaluation de la maîtrise des compétences ;
  6. Tenue d’un carnet de bord : étapes, points forts et d’amélioration, implication des élèves, imprévus.

Le module

  • Il porte à la fois sur des compétences transversales et sur des compétences disciplinaires.
  • Il s’organise en séquences et en activités qui s’interpellent et se complètent.
  • Il s’articule principalement autour d’une œuvre littéraire, pour toutes les filières et toutes les options. Seul le premier module du tronc commun est organisé autour d’un ensemble de textes de types différents.

La séquence didactique

La séquence est présentée comme « l’outil le mieux adapté à une gestion optimale du temps en fonction du rythme de chacun ». Ses activités peuvent se dérouler en classe et hors de la classe, de façon décloisonnée. L’évaluation qui la clôt a une double fonction : évaluer les nouveaux acquis et prévoir les actions de remédiation et de consolidation nécessaires.

3.3 Les moments d’une séquence et la fiche de préparation

Quel que soit le cycle, une séquence bien construite articule quatre moments, qui constituent un repère de planification fréquemment utilisé en didactique (et non un modèle réglementaire) :

MomentFonction
Mise en situationMobiliser les représentations et les acquis antérieurs ; donner du sens à l’objectif visé
ConstructionActivité centrale (observation, analyse, manipulation) par laquelle l’élève élabore la notion, avec un étayage progressivement estompé
StructurationFormalisation explicite du savoir construit, généralement sous forme de trace écrite
RéinvestissementTâche de transfert dans un contexte nouveau pour vérifier la mobilisation de la notion

La fiche de préparation pilote la séance. Elle comprend au minimum : l’objectif d’apprentissage formulé en capacité observable ; les supports et le matériel ; le déroulement minuté par moment ; les modalités de travail (individuel, binôme, collectif) ; l’évaluation formative intégrée à la séance, et non reportée à sa fin.

Piège fréquent : module ou séquence ? Les trois définitions sont interchangeables dans les distracteurs. « Traduction en actions du projet éducatif » = le projet pédagogique ; « dispositif de mise en œuvre » = le module ; « ensemble d’activités visant le développement de compétences » = la séquence, qui porte aussi le nom de projet séquentiel. Retenez aussi la différence de vocabulaire du descriptif : « période, séquence, séance » au collège ; « projet, module, séquence, séance » au lycée.
Formes de questions rencontrées On donne trois définitions et on demande laquelle correspond au module. Ou on demande combien de périodes compte le collège, ou combien de modules comporte la deuxième année du baccalauréat (trois, contre quatre pour le tronc commun et la première année). Ou on demande l’ordre logique des séances d’une séquence.

Synthèse

  • Collège : six périodes, genres dominants, séquence, séance ; ordre lire → langue → écrire, oral en parallèle.
  • Lycée : projet pédagogique → modules → séquences ; le module se construit autour d’une œuvre ; la séquence est l’outil de gestion du temps.
  • La séquence se clôt par une évaluation à double fonction : acquis et remédiation.
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L’élément 1.3 énumère les domaines d’apprentissage : « lecture, langue, oral, écrit ». Ce chapitre traite la lecture et l’oral ; le suivant, la langue et l’écriture. Pour chaque domaine il faut connaître l’objectif, la démarche et les outils propres, tels que les décrivent les Orientations du collège (2009) et du lycée (2007).

4.1 Lire au collège

À l’entrée au collège, l’élève devrait avoir atteint la compréhension immédiate des mots et des phrases et être entré dans la compréhension logique, c’est-à-dire la saisie des relations qui structurent un texte. Les Orientations fixent sept objectifs, dont : développer le goût de la lecture ; lire des textes de toutes sortes ; s’initier à la lecture des textes littéraires ; se comporter de manière autonome devant la diversité des formes de l’écrit ; s’ouvrir sur des cultures et des modes de pensée particuliers.

Trois capacités sont visées : identifier l’information (relever, sélectionner) ; traiter l’information pour inférer et établir des liens ; prendre position en se référant à des éléments du texte.

La démarche en quatre phases

PhaseContenu
Observation-découverteMotiver, mobiliser les connaissances de l’élève, entraîner à l’anticipation (hypothèses à partir du type, du genre, du support)
Construction du sensLecture silencieuse guidée par des consignes précises ; repérage d’indices ; progressions thématique, sémantique et syntaxique ; procédés linguistiques et stylistiques au service du sens
SynthèseRetenir l’essentiel du texte ; distinguer redondance, illustration, reprise, explication de l’information essentielle
RéactionL’élève exprime sa subjectivité, son adhésion partielle ou complète ou son opposition

Le document cite Giasson (1999) : le lecteur crée le sens du texte en se servant à la fois du texte, de ses connaissances et de son intention de lecture. La lecture est donc une interaction dynamique entre le texte et le lecteur, et non un décodage passif.

L’œuvre intégrale, étudiée en sixième période, se distingue par la dimension littéraire et esthétique du texte et par l’appartenance de tous les extraits à un même univers romanesque. Elle exige de l’élève un effort de cohérence au-delà des genres rencontrés précédemment.

4.2 Lire au lycée : l’œuvre intégrale et quatre stratégies

La spécificité du lycée est la lecture et l’étude d’œuvres intégrales : comprendre les principes qui régissent la composition, s’intéresser à la genèse, analyser le contenu y compris le non-dit, interroger les personnages. L’œuvre est à la fois une finalité (donner le goût et les outils d’une lecture autonome) et le support principal des activités. Quatre stratégies de lecture sont distinguées :

StratégieCe qu’elle fait
Lecture méthodiqueRelie constamment observation et interprétation ; fait construire le sens à partir de réseaux d’indices textuels et discursifs ; admet la subjectivité de l’élève
Lecture analytiqueDégage le sens par une étude détaillée des techniques d’écriture et de leurs effets sur le lecteur
Lecture sélectiveDégage les informations en fonction du projet de lecture
Groupement de textesConfronte des textes du même genre ou de genres apparentés pour mettre en évidence des caractéristiques textuelles et discursives

La lecture au lycée s’ouvre aussi à des textes d’auteurs francophones, notamment marocains, et à l’étude de l’image fixe et mobile pour relier langage verbal et langage visuel.

4.3 Écouter et s’exprimer au collège

L’oral est reconnu comme équivalent à la lecture et à l’écriture. Il vise à écouter, communiquer dans un échange, s’exprimer de façon ordonnée, restituer une expérience, dire un poème, argumenter des choix. Sa signification combine la composante linguistique avec des phénomènes suprasegmentaux (intonation, accentuation, débit, pause) et comportementaux (mimique, occupation de l’espace). La démarche indicative comporte trois étapes : observer/écouter (supports variés), comprendre (type de discours, thématique, intention du locuteur) et s’entraîner (réalisation phonétique, simulation, jeu dramatique).

4.4 L’oral et les travaux encadrés au lycée

Au qualifiant, on travaille l’écoute, la prise de parole, la gestuelle, l’exposé, la prise de notes, la recherche documentaire, l’entretien, le rapport, le compte rendu et le procès-verbal. L’objectif principal est l’autonomisation de l’élève. Les travaux encadrés, individuels ou collectifs, partent de thèmes transversaux, si possible interdisciplinaires : dossiers, notes de lecture, synthèses, comptes rendus d’enquête. Le professeur y joue quatre gestes : incitation, encouragement, encadrement souple, valorisation.

Piège fréquent : lecture méthodique ou lecture analytique ? C’est le couple le plus souvent interverti. La lecture méthodique relie observation et interprétation à partir de réseaux d’indices, avec la subjectivité de l’élève ; la lecture analytique s’attache aux techniques d’écriture et à leurs effets sur le lecteur. De même, les quatre phases de lecture du collège (observation-découverte, construction du sens, synthèse, réaction) ne sont pas les trois phases de la langue (observer, conceptualiser, s’exercer).
Formes de questions rencontrées Associer une phase de lecture à sa description ; reconnaître la stratégie de lecture définie par un énoncé ; dire ce qui distingue l’œuvre intégrale des activités de lecture habituelles ; identifier le geste du professeur dans les travaux encadrés.

Synthèse

  • Collège : trois capacités de lecture et quatre phases (observation-découverte, construction du sens, synthèse, réaction) ; oral en trois étapes.
  • Lycée : œuvre intégrale, quatre stratégies de lecture, lecture de l’image, travaux encadrés et oral formalisé.
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Suite de l’élément 1.3 : les domaines « langue » et « écrit ». Le descriptif attend que vous connaissiez, pour chacun, l’objectif poursuivi, la démarche en trois temps et les outils propres (modèle d’écriture, séance de correction, écrits d’apprentissage et écrits fonctionnels).

5.1 La langue au collège

L’objectif essentiel des séances de langue est d’amener l’élève à maîtriser les règles de fonctionnement de la langue, des textes et des discours : identifier des faits de langue, appliquer des règles, relier les faits de langue au sens et les énoncés aux situations de communication. Cela suppose une terminologie de base et la consolidation des connaissances antérieures.

Sous-domaineContenu
Système de la langueSyntaxe, lexique, conjugaison, orthographe
TextesGrammaire de texte
DiscoursActes de parole, grammaire de l’énonciation

La démarche en trois phases : observer, conceptualiser, s’exercer

PhaseCe qui se passe
ObserverPar des questions et consignes appropriées, l’élève observe le support pour déceler régularités et irrégularités et identifier le fait de langue
ConceptualiserL’élève découvre la logique grammaticale ou communicative (ressemblances, différences, catégorisation) jusqu’à la formulation de la règle, entérinée par la classe et le professeur
S’exercerMise en application des règles, individuellement ou en groupe, pour l’appropriation et l’intégration

Chaque séance se termine par des traces écrites (bilan, synthèse), notées au tableau et recopiées, dans une perspective d’autonomisation. La grammaire textuelle prend en compte des phénomènes que la phrase seule traite mal : fonctionnement des temps verbaux, repères énonciatifs, organisateurs textuels, relations anaphoriques. Elle contraste avec une grammaire systématique qui enseigne des règles hors contexte ; cette distinction est un outil d’analyse didactique courant, et le descriptif ne la nomme pas telle quelle.

5.2 La langue au lycée

  • Grammaire de la phrase : les notions de base ayant été vues au collège, le tronc commun se consacre à la mise à niveau des élèves, pour répondre à des besoins identifiés, analysés et hiérarchisés ; il s’agit d’une pratique raisonnée de la langue au service de la communication.
  • Grammaire du texte et de l’énonciation : en 1re et 2e années du baccalauréat, activités opportunes et intégrées, pour les mises au point nécessaires comme pour de nouvelles acquisitions programmées dans le projet.
  • Règle d’or : la terminologie est au service de la maîtrise du fonctionnement de la langue ; elle ne peut en aucun cas constituer un objet d’étude en soi.

5.3 Écrire au collège

La séance de production écrite se place au terme de la répartition horaire hebdomadaire : elle est l’aboutissement du travail réalisé en amont et fait intervenir des compétences rédactionnelle, textuelle, référentielle et culturelle. Les étapes proposées sont, comme à l’oral : observer un support proche du genre étudié, comprendre sa structure, s’entraîner au réemploi, puis produire librement.

Le modèle de Hayes et Flower : trois catégories de tâches

CatégorieSous-tâches
PlanificationDéfinir le but, établir un plan-guide, rechercher des informations, choisir un ordre de présentation, adapter le texte à son destinataire
Mise en texteGérer les contraintes phrastiques (syntaxe, orthographe, lexique), interphrastiques (cohésion) et discursives (contexte de réalisation)
RévisionRelecture critique, remédiations, corrections, améliorations

La séance de correction

La restitution des copies n’est pas le but ultime : la séance de correction est un moment d’apprentissage qui prépare une partie du soutien. Elle doit doter les élèves de trois compétences : linguistique (grammaire, conjugaison, morphosyntaxe), méthodologique (stratégies intellectuelles, opérations logico-sémantiques) et docimologique (clarifier les items et les consignes, déchiffrer le métalangage). Elle ne se passe pas du traitement de l’erreur : la décrire, l’analyser, en comprendre l’origine, pour proposer des activités régulatrices efficaces.

Les activités personnalisées

Complément d’apprentissage fondé sur l’idée que « l’enseignement doit être une réponse aux besoins de l’apprentissage » (Louis Not, 1993). Deux exemples développés : le projet d’écriture, qui donne une authenticité à l’acte d’écrire, et le portfolio (dossier progressif), qui ne doit référer à aucune évaluation sommative et reste rattaché à des objectifs ou compétences.

5.4 Écrire au lycée

Le référentiel du lycée distingue deux familles de productions écrites :

Écrits d’apprentissageÉcrits fonctionnels (préparation à la vie active)
Résumé ; compte rendu de lecture ; synthèse de documents ; essai général et littéraire ; commentaire ; réécriture ; rédaction courte ; pasticheCompte rendu de réunion ; rapport ; lettre (demande d’emploi, de motivation, de stage, de réclamation) ; curriculum vitae
Piège fréquent : quels écrits sont « fonctionnels » ? Ne rangez pas le pastiche, le commentaire ou l’essai parmi les écrits fonctionnels : ceux-ci se limitent au compte rendu de réunion, au rapport, à la lettre et au CV. Autre piège : la séance de correction n’a pas pour but la simple restitution des copies, et la terminologie grammaticale n’est jamais une fin en soi.
Formes de questions rencontrées On cite une tâche (« choisir un ordre de présentation ») et on demande à quelle catégorie du modèle de Hayes et Flower elle appartient. Ou on demande les trois compétences à doter lors de la séance de correction. Ou on propose quatre écrits dont un seul est fonctionnel.

Synthèse

  • Langue : observer → conceptualiser → s’exercer, avec traces écrites ; trois sous-domaines (système, textes, discours).
  • Écrire : modèle Hayes et Flower (planification, mise en texte, révision) ; correction = linguistique, méthodologique, docimologique.
  • Lycée : écrits d’apprentissage et écrits fonctionnels ; mise à niveau linguistique au tronc commun ; terminologie jamais en soi.
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Les éléments 1.4 et 1.5 du descriptif portent sur la méthodologie de travail (celle du professeur comme celle de l’élève) et sur les outils didactiques : supports écrits, audio, visuels, iconiques, informatiques. Les Orientations officielles en donnent le cadre ; la suite relève de repères professionnels courants, signalés comme tels.

6.1 La méthodologie du travail intellectuel (lycée)

Le troisième volet du profil de sortie du qualifiant, « travailler en autonomie », organise la recherche documentaire comme une compétence progressive, en neuf gestes :

  1. S’approprier des outils de la méthodologie du travail intellectuel ;
  2. Utiliser les codes et références spécifiques aux lieux d’accès à l’information (centre de documentation, bibliothèque, Internet…) ;
  3. Utiliser les ouvrages de référence (dictionnaires, documents audiovisuels, sites, cédéroms) ;
  4. Déterminer une problématique pour orienter sa recherche ;
  5. Repérer des mots-clés ;
  6. Sélectionner des informations ;
  7. Classer les informations ;
  8. Organiser les informations selon le projet de recherche ;
  9. Établir une bibliographie.

« Établir une bibliographie » relève de ce volet « autonomie » et non du volet « écrit ». Les travaux encadrés (dossiers, notes de lecture, synthèses) en sont le terrain d’exercice.

6.2 La méthodologie du travail au collège

Au collège, la compétence méthodologique est souvent visée de manière implicite : l’élève apprend à organiser ses connaissances et son travail à travers les démarches répétées des séances (observer, comprendre, s’entraîner ; observer, conceptualiser, s’exercer). La tenue du cahier, la trace écrite, la préparation du matériel, le portfolio et le projet d’écriture contribuent à cette autonomisation. L’enseignant, de son côté, applique une méthodologie de travail reposant sur la planification, la fiche de préparation et le cahier journal où il consigne les lacunes repérées en cours d’apprentissage pour y répondre ensuite.

6.3 Les outils didactiques : une typologie

Le descriptif cite les supports « écrits, audio/visuels, iconiques, informatiques ». Voici ce que chaque famille permet en classe de français :

FamilleExemplesUsage didactique
Supports écritsManuel, extraits d’œuvres, articles de presse, correspondances, dictionnaires, fichesLecture, étude de la langue, modèles pour l’écrit
Supports audio / audiovisuelsEnregistrements, texte oralisé, émissions, extraits de filmsÉcoute, compréhension orale, oral argumenté, étude d’une adaptation
Supports iconiquesAffiche, bande dessinée, photographie, tableau, schémaLecture de l’image, relation entre langage verbal et langage visuel
Supports informatiquesPlateformes d’exercices autocorrectifs, banques de textes numériques, traitement de texte, recherches en ligneIndividualisation, révision de l’écrit, recherche documentaire

Le référentiel du lycée prévoit l’usage d’images fixes et mobiles pour dégager les spécificités du message iconique ; celui du collège inscrit une compétence technologique : recours aux TIC chaque fois que les conditions matérielles le permettent, pour développer une autonomie utile.

6.4 Choisir un support : critères professionnels

Le choix d’un support s’apprécie par rapport à l’objectif et à la classe. Les critères suivants sont des repères usuels de la didactique, non des citations officielles :

  • Pertinence par rapport à l’objectif et au genre étudié (un conte pour la narration, un éditorial pour l’argumentation) ;
  • Accessibilité : longueur, lexique, références culturelles adaptées au niveau ;
  • Authenticité et qualité du texte ou du document (source identifiée, texte non défiguré) ;
  • Intérêt pour les élèves et ouverture culturelle ;
  • Faisabilité matérielle (durée, équipement) ;
  • Cohérence avec la séquence : le support nourrit l’observation, la conceptualisation et le réemploi.

Le manuel est un outil et non le programme : il propose des supports et des activités que le professeur choisit, adapte ou complète en fonction du projet et des besoins des élèves.

6.5 Le numérique : apports et limites

Le numérique permet de diversifier les supports, d’individualiser le suivi sans alourdir la correction et d’entraîner à la recherche documentaire. Il ne remplace ni la progression de la séquence ni l’intervention de l’enseignant : l’outil sert l’objectif d’apprentissage, il n’en est pas un. Un usage pertinent suppose un support lisible, un but clair pour l’élève et une trace écrite qui structure ce qui a été découvert.

Piège fréquent : « bibliographie » et « problématique » Les neuf gestes de la recherche documentaire sont ordonnés : on détermine la problématique avant les mots-clés, on classe avant d’organiser, on termine par la bibliographie. Une proposition qui inverse l’ordre ou ajoute une étape étrangère est fausse. Et ne confondez pas « outil didactique » (support, matériel) et « méthode » (démarche).
Formes de questions rencontrées On donne une liste d’activités et on demande lesquelles relèvent du volet « autonomie ». Ou on propose un document et on demande le critère de choix le plus pertinent pour l’objectif visé. Ou on demande à quelle famille de supports appartient une affiche ou une bande dessinée.

Synthèse

  • Lycée : neuf gestes de la recherche documentaire, de l’appropriation des outils à la bibliographie.
  • Collège : compétence méthodologique souvent implicite ; cahier journal de l’enseignant ; compétence technologique.
  • Quatre familles de supports (écrits, audio/visuels, iconiques, informatiques) à choisir selon l’objectif, l’accessibilité et la cohérence avec la séquence.
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Domaine 2 — Gestion (30 %)

Le domaine « Gestion » (30 %) commence par deux éléments : 2.1 les stratégies d’enseignement/apprentissage et 2.2 les rythmes d’apprentissage. Les Orientations officielles posent des principes (élève acteur, démarche décloisonnée, avancer au rythme des apprenants) ; la typologie des stratégies relève des repères usuels de la didactique.

7.1 Ce que disent les Orientations officielles

  • L’élève acteur de son apprentissage : il construit ses compétences au lieu de recevoir un savoir transmis (référentiel du lycée).
  • Démarche décloisonnée : les activités de lecture, langue, oral et écrit convergent vers un même objectif et s’intègrent les unes aux autres.
  • Situations réelles de communication : le professeur propose des situations variées, ce qui pousse les élèves à réadapter leur discours à chaque situation.
  • Découverte guidée : les démarches observer / comprendre / s’entraîner et observer / conceptualiser / s’exercer placent l’élève en position de découvrir la règle ou la structure.
  • Apprendre à partir de l’environnement : parmi les ressources de la compétence figurent celles de l’environnement de l’apprenant (documents, personnes ressources).

7.2 Typologie des stratégies d’enseignement

StratégiePrincipeExemple en français
Expositive (transmissive)Le professeur expose un savoir structuré ; l’élève écoute et notePrésentation du contexte d’une œuvre avant la lecture
DémonstrativeLe professeur montre et explicite une démarche, puis l’élève imite et s’exerceModéliser à voix haute la façon d’annoter un texte
InterrogativeQuestionnement guidant la réflexion de l’élève pas à pasQuestions de compréhension graduées
Active / par découverteL’élève observe, formule des hypothèses, construit la règle ou le sensObserver un corpus de phrases pour conceptualiser une règle
Par problème / par projetUne tâche complexe donne sens aux apprentissages ; produit final authentiqueProjet d’écriture, journal de classe, exposé
CoopérativeTravail de groupe avec interdépendance positive et responsabilité individuelleAtelier d’écriture à rôles, lecture croisée

Aucune stratégie n’est bonne en soi : on choisit selon l’objectif, le type de savoir et le moment de la séquence. Une phase de structuration peut être expositive ; une phase de construction sera plutôt active. Les Orientations privilégient une centration sur l’élève sans proscrire l’intervention magistrale quand elle est utile.

7.3 Stratégies d’apprentissage de l’élève

Elles désignent ce que l’élève met en œuvre pour apprendre : stratégies cognitives (anticiper, inférer, reformuler, classer), métacognitives (planifier, contrôler, réguler sa lecture ou sa production), socio-affectives (demander de l’aide, coopérer) et de gestion des ressources (dictionnaire, documents). L’enseignant les rend explicites et les entraîne ; c’est une condition de l’autonomie visée au lycée.

7.4 Les rythmes d’apprentissage

Les élèves n’apprennent ni au même rythme ni par les mêmes voies. Les Orientations en tirent plusieurs conséquences :

  • Le projet avance au rythme des apprenants, pour éviter les situations d’échec ;
  • La séquence est l’outil le mieux adapté à une gestion optimale du temps en fonction du rythme de chacun ;
  • Les horaires sont assouplis entre les activités : tel projet nécessitera davantage de lecture, tel autre privilégiera la production écrite ;
  • Les activités personnalisées (collège) et les travaux encadrés (lycée) permettent à chacun de progresser selon ses besoins ;
  • Le soutien répond aux vrais besoins relevés dans le cahier journal.

La pédagogie différenciée : quatre leviers

Pour tenir compte des rythmes, l’enseignant peut différencier, selon une classification courante en didactique :

LevierCe qu’on fait varier
Les contenusTexte plus ou moins long ou complexe, corpus, consignes
Les processusDémarches, étayage, aides, outils (grille, dictionnaire)
Les productionsForme du produit : écrit, oral, schéma, affiche
Les structuresOrganisation du travail : individuel, binôme, groupes de besoin, tutorat

Différencier ne signifie pas abaisser les exigences : l’objectif visé reste commun, ce sont les voies d’accès qui changent. Les groupes de besoin sont constitués sur une difficulté précise identifiée, et sont provisoires.

7.5 Étayage et zone proximale de développement

La notion d’étayage (Bruner), inspirée de la zone proximale de développement (Vygotski), décrit l’aide fournie par l’enseignant ou les pairs, progressivement estompée. Dans la démarche en quatre moments, l’étayage est le plus fort en phase de construction et diminue jusqu’au réinvestissement, où l’élève agit seul.

Piège fréquent : différencier, c’est baisser les objectifs ? Non. La différenciation garde le même objectif et module les voies, les aides, la durée ou la forme du produit. Piège voisin : ranger la lecture « méthodique » parmi les stratégies d’apprentissage ; c’est une stratégie de lecture prescrite par le référentiel du lycée, non une stratégie d’apprentissage de l’élève.
Formes de questions rencontrées Une situation de classe (élève lent, groupe hétérogène) et la décision la plus pertinente ; une définition de la pédagogie différenciée ; l’outil que l’Orientation désigne pour gérer le temps selon le rythme de chacun (la séquence).

Synthèse

  • Stratégies : expositive, démonstrative, interrogative, active, par projet, coopérative — choisies selon l’objectif et le moment.
  • Rythmes : projet et séquence avancent au rythme des apprenants ; horaires assouplis ; soutien fondé sur les besoins.
  • Différencier : contenus, processus, productions, structures — même objectif commun.
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Les éléments 2.3, 2.4 et 2.5 du descriptif traitent de ce qui se passe dans la classe : les interactions entre acteurs, la gestion du temps et de l’espace, l’utilisation des outils didactiques. Les Orientations officielles en fournissent le cadre général ; l’essentiel relève de la gestion de classe, présentée ici avec les repères professionnels courants.

8.1 Les interactions en classe

Une interaction est un échange orienté vers l’apprentissage entre les acteurs de la situation. On en distingue trois types, qui renvoient aux trois pôles du triangle pédagogique :

TypeExemple en français
Enseignant ↔ élève(s)Questionnement, consigne, reformulation, rétroaction sur une réponse
Élève ↔ élèveÉchange en binôme, débat, relecture croisée des productions
Élève ↔ savoir ou supportLecture silencieuse guidée, observation d’un corpus, manipulation d’énoncés

Les dispositifs de travail

  • Collectif : mise en situation, mise en commun, synthèse ; risque de laisser les élèves passifs.
  • Individuel : lecture silencieuse, production personnelle, entraînement ; indispensable pour vérifier l’acquis.
  • Binômes : échange rapide, reformulation, révision mutuelle ; peu coûteux à organiser.
  • Petits groupes : confrontation des points de vue, tâches complexes, projets ; exige des rôles et des consignes claires.

La confrontation de réponses différentes crée un conflit sociocognitif (Doise et Mugny), moteur d’apprentissage à condition que le professeur organise ensuite la mise en commun et la structuration.

Conduire l’interaction verbale

  • Questions : ouvertes pour faire verbaliser, fermées pour vérifier un point précis ; éviter les questions à réponse « devinée ».
  • Temps d’attente : laisser quelques secondes avant d’interroger favorise des réponses plus élaborées.
  • Reformulation et étayage : reprendre la réponse de l’élève, la préciser, la relancer sans la remplacer.
  • Rétroaction : immédiate sur ce qui est vérifiable, centrée sur la tâche et non sur la personne ; l’erreur est traitée, non sanctionnée.
  • Répartition de la parole : équilibrer les prises de parole, y compris celles des élèves discrets ; respect des tours de parole.

À l’oral, les Orientations demandent d’écouter, de prendre en compte la parole d’autrui et d’argumenter ; le débat argumenté au lycée suppose une prise de position étayée, l’écoute active, la reformulation de la thèse adverse et un modérateur (souvent un pair).

8.2 La gestion du temps

  • Temps institutionnel : l’année est découpée en périodes (collège : six) ; au lycée, le tronc commun dispose de 4 heures par semaine ; en baccalauréat, 4 heures dans la plupart des filières, 2 heures en sciences économiques et comptabilité, 5 heures en lettres. Le temps est assoupli par le projet : tel projet demandera davantage de lecture, tel autre davantage d’écrit.
  • Temps de la séance : minutage par moment (mise en situation, construction, structuration, réinvestissement) ; prévoir une marge pour les imprévus.
  • Place de la production écrite : au collège, la séance de production écrite se place au terme de la répartition hebdomadaire, comme aboutissement du travail réalisé.
  • Temps de parole : limiter la durée des phases magistrales pour augmenter le temps d’activité de l’élève.
  • Gestion de la séquence : outil de gestion optimale du temps selon le rythme de chacun ; les activités se déroulent en classe et hors de la classe.

8.3 La gestion de l’espace

DispositionConvient àLimite
En rangéesExposé, évaluation individuelle, écoutePeu d’échanges entre élèves
En U ou en demi-cercleDébat, discussion collective, lecture à voix hauteNécessite de l’espace
En îlotsTravail de groupe, ateliers, projetBruit, tâches à cadrer
Espace documentaireRecherche, travaux encadrés (CDI, bibliothèque, salle informatique)Réservation et organisation préalables

Le tableau est un espace de structuration : titre, objectif, trace écrite organisée, mots-clés. On l’organise à l’avance pour que la trace corresponde à ce qui sera recopié.

8.4 L’utilisation des outils didactiques

  • Préparer : tester le matériel (audio, projection), prévoir des solutions de repli en cas de panne.
  • Introduire au bon moment : le support sert un moment précis de la séquence ; un document trop tôt ou trop tard perd son utilité.
  • Donner une consigne claire : but, durée, mode de travail, production attendue, critères de réussite.
  • Exploiter : l’outil n’est pas montré, il est travaillé ; sa mise en commun se termine par une trace écrite.
  • Garder la maîtrise : le numérique et l’audiovisuel ne remplacent pas la structuration par le professeur.
Piège fréquent : « plus de groupes » n’est pas toujours mieux Le travail de groupe n’a de valeur que si la tâche est collective, les rôles clairs et la mise en commun organisée. Un travail de groupe sans consigne précise juxtapose des travaux individuels. De même, la disposition en îlots favorise le travail en groupe mais gêne une évaluation individuelle.
Formes de questions rencontrées Une situation (classe bruyante, tâche non comprise, projection en panne) et la décision la plus pertinente ; l’association d’une disposition de la salle à une activité ; la définition d’une interaction ; l’ordre logique d’utilisation d’un outil.

Synthèse

  • Interactions : enseignant-élève, élève-élève, élève-savoir ; dispositifs collectif, individuel, binômes, groupes ; conflit sociocognitif.
  • Temps : institutionnel, séance minutée, séquence qui s’adapte aux rythmes. Espace : rangées, U, îlots, espace documentaire.
  • Outils : préparés, introduits au bon moment, accompagnés d’une consigne claire et d’une trace écrite.
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Domaine 3 — Évaluation (20 %)

Le domaine « Évaluation » (20 %) comprend cinq éléments. Ce chapitre traite les trois premiers : 3.1 les objectifs de l’évaluation (et leur lien avec les objectifs d’apprentissage), 3.2 les types d’évaluation, 3.3 les modes d’évaluation (questions ouvertes, fermées, QCM, QCR, appariement, vrai/faux). Les Orientations du collège et du lycée contiennent un texte précis sur l’évaluation ; on le complète par des repères de docimologie courants.

9.1 Pourquoi évaluer : les objectifs de l’évaluation

Le référentiel du lycée retient exactement deux fonctions, l’une tournée vers l’élève, l’autre vers l’enseignant :

  • aider les élèves à prendre conscience de leurs lacunes et à essayer de les combler ;
  • aider les enseignants à adapter les apprentissages aux besoins de leurs élèves.

L’évaluation est quotidienne et contractualisée : observations, tests rapides, vérification des travaux faits hors classe, contrôles et devoirs périodiques. On informe les élèves qu’ils suivent un apprentissage par compétences, et on établit avec eux, avant chaque nouvel apprentissage, les critères d’évaluation qui serviront de contrat. L’évaluation doit aller au-delà des contenus appris pour viser le transfert des compétences et la créativité, c’est-à-dire le degré d’autonomie face à un problème à résoudre.

Objectifs d’évaluation et objectifs d’apprentissage

Le descriptif demande de relier les deux : on évalue ce qu’on a enseigné, au niveau où on l’a enseigné. Un objectif d’apprentissage « identifier les marques de l’énonciation » se vérifie par une tâche d’identification, non par une dissertation. Évaluer plus haut ou ailleurs que ce qui a été travaillé rend le résultat invalide.

9.2 Les types d’évaluation

TypeMoment et fonction
DiagnostiqueAu début des apprentissages ; connaître acquis et lacunes ; fonction d’orientation
FormativeEn cours d’apprentissage ; processus continu pour connaître les points forts et faibles et y remédier ; fonction de régulation
SommativeEn fin d’apprentissage ; atteste le degré d’acquisition ; fonction certificative

Le descriptif cite quatre types (diagnostique, formatif, sommatif, certificatif). Les Orientations du collège précisent que l’évaluation sommative est dite normative lorsqu’elle réfère la performance d’un élève à celle des autres, et critériée lorsqu’elle se réfère à des critères propres. Une évaluation certificative débouche sur une décision (passage, diplôme) ; l’évaluation formative ne donne pas lieu à une note de classement.

Trois qualités d’une évaluation

QualitéDéfinition
PertinenteLes informations recueillies sont conformes à l’objectif fixé par l’évaluateur (ne pas se tromper de cible)
ValideLes informations recueillies correspondent à celles qu’on cherchait
FiableLes conditions de recueil restent les mêmes quels que soient le moment, l’endroit ou le correcteur

9.3 Les modes d’évaluation

Le mode désigne la forme que prennent les questions posées à l’élève. Le descriptif cite : questions ouvertes, questions fermées, QCM, QCR, appariement, vrai/faux.

ModePrincipeAvantage / limite
Question ouverteL’élève produit une réponse développée (rédaction, justification)Évalue l’analyse et l’expression ; correction moins objective
Question ferméeRéponse unique ou limitée, attendue sans développementCorrection rapide et objective ; évalue surtout la restitution
QCML’élève choisit la bonne réponse parmi plusieurs propositionsLarge couverture, correction fiable ; la devinette est possible ; ne mesure pas la production
QCRRéponse construite par l’élève, en général brèveEntre le QCM et la question ouverte (l’acronyme est cité sans développement par le descriptif)
AppariementRelier des éléments de deux listesÉvalue des associations ; la liste doit comporter plus d’éléments qu’il n’en faut
Vrai/fauxJuger une affirmation50 % de chances de réussir au hasard ; à justifier pour être probant

Au lycée, le descriptif présente le QCM, le QCR, l’appariement et le vrai/faux comme des exemples de questions fermées, tandis que le collège les énumère à côté des questions ouvertes et fermées.

Construire un bon QCM

  • Une amorce claire, qui pose un problème précis (et non une phrase à compléter ambiguë) ;
  • Une seule bonne réponse indiscutable ; les distracteurs plausibles, reflétant des erreurs réelles, de longueur et de forme voisines ;
  • Pas d’indices grammaticaux ni de formulation systématiquement plus longue pour la bonne réponse ;
  • Éviter les négations ambiguës et l’option « tout ce qui précède » sans nécessité ;
  • Varier la position de la bonne réponse.

9.4 Les supports d’évaluation au lycée

Le référentiel du lycée propose sept supports, choisis selon les objectifs visés :

SupportCe qu’il permet d’évaluer
Un extrait d’une œuvre intégraleCompréhension et analyse d’un fragment situé dans l’ensemble
Deux extraits d’une même œuvreTrame narrative, évolution d’un personnage, typologie
Extraits de même typologie, de genres différentsTransfert d’une compétence d’un genre à un autre
Un extrait d’une œuvre hors programmeTest du transfert, pourvu qu’elle relève d’un genre étudié
Un ensemble de textes groupésUne thématique ou une problématique traitée par plusieurs textes
Un texte didactique et un extrait illustratifDéfinition (tragédie, autobiographie…) confrontée à une œuvre
Un texte poétiqueRéception d’un texte à forte contrainte formelle
Piège fréquent : confondre type et mode Le type répond à « quand et pourquoi évaluer ? » (diagnostique, formative, sommative, certificative) ; le mode répond à « sous quelle forme poser la question ? » (ouverte, fermée, QCM, appariement…). Un QCM n’est pas un type d’évaluation. Et une évaluation « valide » est celle qui mesure ce qu’elle prétend mesurer, non celle qui donne toujours le même résultat (c’est la fiabilité).
Formes de questions rencontrées Associer une définition à pertinente, valide ou fiable ; déterminer le type d’évaluation d’une situation (test en début d’année = diagnostique) ; reconnaître le mode d’une consigne (« relie… » = appariement) ; repérer l’objectif d’évaluation incohérent avec l’objectif d’apprentissage.

Synthèse

  • Deux fonctions : éclairer l’élève sur ses lacunes, éclairer l’enseignant pour adapter l’enseignement ; évaluation quotidienne, contractualisée, visant le transfert.
  • Types : diagnostique, formative, sommative (normative ou critériée), certificative. Qualités : pertinente, valide, fiable.
  • Modes : ouvertes, fermées, QCM, QCR, appariement, vrai/faux ; sept supports d’évaluation au lycée.
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Suite du domaine « Évaluation » : 3.4 les outils d’évaluation (épreuve ou test, éléments de réponse et barème, critères et indicateurs) et 3.5 les conditions de passation. Le référentiel du lycée décrit le canevas de l’épreuve normalisée ; le reste relève de la docimologie courante, signalée comme telle.

10.1 L’épreuve ou test : de quoi se compose-t-elle ?

Une épreuve est un ensemble de tâches visant à vérifier un objectif précis. Elle comprend un support, des consignes, des questions ordonnées et une production attendue. Au lycée, l’épreuve normalisée est structurée en trois éléments :

  1. Support(s) écrit(s) : extrait(s) de la ou des œuvres étudiées ;
  2. Compréhension et analyse : consignes portant sur l’ensemble des compétences qui ont sous-tendu les apprentissages, la dimension linguistique étant évaluée de manière intégrée et non par un exercice de langue séparé ;
  3. Production écrite : un sujet en rapport avec une ou plusieurs œuvres au programme.

Au collège, le professeur tient compte du dispositif institutionnel en vigueur (notes ministérielles, cadre de référence pour l’évaluation des acquis) concernant le contrôle continu et les épreuves normalisées.

10.2 Éléments de réponse et barème

OutilRôle
Éléments de réponseContenu attendu pour chaque question (réponse modèle, variantes acceptées) ; garantit l’égalité de traitement entre les copies
BarèmeRépartition des points entre les questions et les critères ; reflète l’importance relative des compétences évaluées
Seuil de réussiteNiveau à partir duquel la compétence est jugée acquise

Un bon barème est préétabli et, de préférence, connu des candidats. Il attribue des points à des éléments observables (exactitude, justification, cohérence, correction de la langue) et non à une impression globale. La double correction ou l’harmonisation entre correcteurs en accroît la fiabilité.

10.3 Critères et indicateurs

Un critère est une qualité que doit présenter la production ; un indicateur est un signe observable qui permet de dire si le critère est rempli. Exemple : critère « cohérence du texte » ; indicateurs « au moins trois connecteurs logiques adaptés », « progression thématique sans rupture ».

Critères d’une production écriteExemples d’indicateurs
Pertinence (adéquation à la consigne et au type de texte)Respect du genre demandé, du sujet, de la situation de communication
Cohérence (organisation logique)Plan visible, articulateurs, progression des idées
Correction de la langueMorphosyntaxe, orthographe, lexique approprié
Originalité et qualité de l’argumentationDiversité et pertinence des exemples, finesse de l’analyse

On distingue, comme repère didactique courant, le critère minimal (seuil du tout ou rien : production recevable ou non) des critères de perfectionnement (qualité graduée au-delà du seuil). Une « note plancher » renvoie au premier ; la qualité de l’argumentation, aux seconds. Ces termes ne figurent pas tels quels dans les Orientations ; la critériation annoncée aux élèves avant la tâche, elle, correspond bien au contrat d’évaluation qu’elles prévoient.

10.4 Les conditions de passation

Elles désignent les circonstances dans lesquelles l’élève passe l’épreuve ; elles conditionnent la validité et la fiabilité du résultat :

  • Durée adaptée à la tâche (ni trop courte, ni trop longue), annoncée à l’avance ;
  • Consignes claires, identiques pour tous, lues et reformulées si nécessaire ;
  • Matériel autorisé défini (dictionnaire, brouillon…) ;
  • Cadre calme, surveillance équitable, espacement des élèves ;
  • Information préalable : objectif, critères, barème, modalités ;
  • Équité : mêmes conditions pour tous, aménagements raisonnables pour les élèves ayant des besoins spécifiques ;
  • Moment : éviter la fatigue, la proximité d’un autre contrôle.

10.5 Après l’épreuve : lire les résultats

La correction débouche sur un traitement des résultats (chapitre suivant) et sur une séance de correction qui est elle-même un moment d’apprentissage. L’enseignant relève les erreurs fréquentes, en décrit la nature et prépare une régulation ciblée plutôt que la reprise générale du cours.

Piège fréquent : une épreuve de langue séparée ? Dans l’épreuve normalisée du lycée, la langue n’est pas évaluée séparément : son évaluation se fait « de manière intégrée » à la compréhension et à l’analyse. De même, un barème se construit avant la correction, jamais à partir des copies. Enfin, un critère n’est pas un indicateur : le critère est la qualité visée, l’indicateur est le signe observable.
Formes de questions rencontrées Les éléments du canevas de l’épreuve normalisée ; l’énoncé d’un indicateur à rattacher à un critère ; la condition de passation qui compromet la validité (consigne différente selon les élèves) ; la différence entre éléments de réponse et barème.

Synthèse

  • Épreuve normalisée du lycée : support, compréhension et analyse (langue intégrée), production écrite.
  • Outils : éléments de réponse, barème préétabli, critères et indicateurs ; seuil de réussite.
  • Passation : durée, consignes, matériel, cadre, information préalable, équité.
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Domaine 4 — Remédiation (20 %)

Le domaine 4 du descriptif (20 %) s’intitule « Remédiation / renforcement / approfondissement ». Il comprend quatre éléments : 4.1 le traitement des résultats (catégorisation des élèves en bons, moyens et moins bons), 4.2 les modes de soutien (individuel, par groupes, collectif), 4.3 les types de soutien (remédiation, renforcement, approfondissement), 4.4 les conditions de réalisation (organisation, espace, temps, logistique).

11.1 Le soutien dans les Orientations officielles

Les Orientations du collège rattachent le soutien à l’évaluation : le soutien doit répondre aux vrais besoins des apprenants, d’où l’intérêt de tenir un cahier journal consignant les lacunes répertoriées pendant les apprentissages, à partir desquelles on élabore des stratégies palliatives et des activités correctives. La séance de correction prépare une partie du soutien. Au lycée, l’évaluation qui clôt la séquence a une double fonction : évaluer les nouveaux acquis et prévoir les actions de remédiation et de consolidation qui s’imposent.

11.2 Traiter les résultats (4.1)

Le traitement des résultats suit une suite d’étapes :

  1. Dépouiller : relever les réussites et les échecs question par question ou critère par critère ;
  2. Analyser les erreurs : les décrire, les classer, en chercher l’origine (méconnaissance d’une notion, confusion, consigne mal comprise, étourderie, difficulté de méthode) ;
  3. Catégoriser les élèves selon leur niveau de maîtrise (bons, moyens, moins bons) pour cibler le type de soutien ;
  4. Décider des actions : remédiation, renforcement, approfondissement ;
  5. Vérifier l’effet du soutien par une nouvelle évaluation.

Une même erreur peut avoir des origines différentes : il faut remonter à la cause avant de choisir l’activité. Quand une même erreur touche une grande partie de la classe, on interroge d’abord l’enseignement ou la consigne avant d’attribuer le problème aux élèves.

Origine de l’erreurExemple en françaisRéponse adaptée
NotionnelleConfusion entre le passé simple et l’imparfaitReprise ciblée avec manipulation
MéthodologiquePlan absent dans la production écriteEntraînement à la planification (modèle de Hayes et Flower)
De compréhension de la consigneRéponse hors sujetTravail sur le métalangage des consignes (compétence docimologique)
D’inattentionAccord oublié à la relectureGrille de révision, relecture guidée

11.3 Les modes de soutien (4.2)

ModeQuand l’utiliser
IndividuelDifficulté propre à un élève ; entretien, exercice personnalisé, tutorat
Par groupesPlusieurs élèves partagent la même difficulté identifiée ; groupes de besoin provisoires, parfois en tutorat entre pairs
CollectifErreur largement partagée par la classe ; reprise de la notion pour tous

Les techniques de prise d’informations utiles au soutien sont : les tests (écrits ou oraux, comme la dramatisation ou le jeu de rôle), l’observation (formelle à l’aide d’une grille, ou informelle) et la négociation (directe face à face, ou indirecte auprès d’un tiers : parent, surveillant).

11.4 Les trois types de soutien (4.3)

TypePublicBut
RemédiationÉlèves qui n’ont pas atteint le seuil de maîtriseCombler une lacune précise
RenforcementÉlèves proches de la maîtrise, fragilesConsolider l’acquis par de nouvelles situations
ApprofondissementÉlèves qui ont atteint la maîtriseÉlargir et complexifier : tâches plus ouvertes, textes plus riches, projet

Il ne s’agit pas de répéter l’activité qui a échoué : une remédiation efficace change l’angle (autre support, autre démarche, autre mode de travail), reste courte et ciblée sur la difficulté précise, et s’appuie sur l’étayage décrit au chapitre 7. Les outils numériques (plateformes d’exercices autocorrectifs, banques de textes) permettent d’individualiser le suivi sans alourdir la correction.

11.5 Les conditions de réalisation (4.4)

DimensionQuestions à se poser
OrganisationQui est concerné, par quel mode de travail, avec quel encadrement ? Les élèves approfondissent-ils en autonomie pendant que d’autres reçoivent une remédiation ?
EspaceSalle, coin de la classe, espace documentaire ; disposition adaptée aux groupes
TempsDans l’horaire de la séquence, à la fin d’une séance, en activités personnalisées, en dehors du cours ; durée courte et régulière
LogistiqueMatériel, fiches, supports, accès aux outils numériques, planning, communication avec les familles
Piège fréquent : remédiation, renforcement ou approfondissement ? La remédiation traite une lacune (en dessous du seuil) ; le renforcement consolide un acquis fragile ; l’approfondissement élargit pour les élèves qui ont déjà maîtrisé. Proposer le même exercice plus difficile à un élève en échec n’est pas de l’approfondissement. De même, reprendre tout le cours pour toute la classe n’est justifié que si l’erreur est partagée.
Formes de questions rencontrées Un tableau de résultats par catégorie d’élèves et la décision la plus pertinente ; la définition d’un type de soutien ; le mode de soutien adapté à une erreur partagée ; la condition de réalisation qui relève de la logistique plutôt que de l’organisation.

Synthèse

  • Traiter les résultats : dépouiller, analyser l’erreur, catégoriser (bons, moyens, moins bons), décider, vérifier.
  • Modes : individuel, par groupes, collectif. Types : remédiation, renforcement, approfondissement.
  • Conditions : organisation, espace, temps, logistique ; cahier journal et séance de correction nourrissent le soutien.
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Synthèse

Ce dernier chapitre rassemble ce qu’il faut retenir par domaine, les pièges qui reviennent dans les options des QCM, une carte mentale de l’unité et les références. Relisez-le après avoir parcouru les chapitres 2 à 11 et avant de passer au quiz.

12.1 La fiche de révision en quatre domaines

DomaineÀ retenir
1. Planification (30 %)Compétence ≠ objectif (Perrenoud, Le Boterf, Mager) · collège : cinq compétences, six périodes, séquence et séance · lycée : trois volets du profil de sortie, projet → module → séquence · lecture : quatre phases (collège), quatre stratégies (lycée) · langue : observer, conceptualiser, s’exercer · écrire : Hayes et Flower · neuf gestes de la recherche documentaire · quatre familles de supports
2. Gestion (30 %)Stratégies expositive, démonstrative, interrogative, active, par projet, coopérative · séquence = outil de gestion du temps selon les rythmes · différencier les contenus, processus, productions, structures · interactions enseignant-élève, élève-élève, élève-savoir · conflit sociocognitif · disposition de la salle · outil préparé, introduit au bon moment, consigne claire
3. Évaluation (20 %)Deux fonctions : élève et enseignant · diagnostique, formative, sommative (normative ou critériée), certificative · pertinente, valide, fiable · modes : ouvertes, fermées, QCM, QCR, appariement, vrai/faux · épreuve normalisée en trois éléments, langue intégrée · éléments de réponse, barème, critères et indicateurs · conditions de passation
4. Remédiation (20 %)Dépouiller, analyser l’erreur, catégoriser · individuel, groupes, collectif · remédiation, renforcement, approfondissement · organisation, espace, temps, logistique · cahier journal et séance de correction

12.2 Les pièges qui reviennent dans les options

  1. Lecture méthodique / lecture analytique : observation et interprétation avec réseaux d’indices contre techniques d’écriture et effets sur le lecteur.
  2. Projet / module / séquence : traduction en actions du projet éducatif, dispositif de mise en œuvre, ensemble d’activités visant le développement de compétences.
  3. Perrenoud / Le Boterf : définition de la compétence contre savoir combinatoire.
  4. Type / mode d’évaluation : quand et pourquoi évaluer, contre sous quelle forme poser la question.
  5. Validité / fiabilité : mesurer ce qu’on veut mesurer contre obtenir le même résultat quels que soient le moment et le correcteur.
  6. Remédiation / renforcement / approfondissement : lacune, acquis fragile, élargissement.
  7. Écrits d’apprentissage / écrits fonctionnels : pastiche, commentaire, essai contre compte rendu de réunion, rapport, lettre, CV.
  8. Langue évaluée à part : dans l’épreuve normalisée, elle est intégrée à la compréhension et à l’analyse.

12.3 Références de l’unité

DocumentUsage dans l’unité
CNEE, Descriptifs des épreuves écrites des examens d’aptitude professionnelle, session de décembre 2025 : sciences de l’éducation et didactique de la langue française (collège et qualifiant)Structure de l’épreuve, quatre domaines et dix-neuf éléments, poids
Programmes et orientations pédagogiques — Collège — Langue française (août 2009)Cinq compétences, périodes, démarches de lecture, d’oral, de langue et d’écriture, évaluation et soutien
Orientations pédagogiques et programmes — Lycée qualifiant — Langue française (novembre 2007)Profil de sortie, projet-module-séquence, stratégies de lecture, écrits, évaluation et épreuve normalisée, horaires

Limites de l’unité. Les passages signalés comme « repères didactiques courants » (typologie des stratégies, leviers de la différenciation, construction d’un QCM, critères de choix d’un support, critère minimal et critères de perfectionnement) ne sont pas cités dans les Orientations ; ils servent à raisonner sur les situations de classe. Le sens exact de l’acronyme QCR n’est pas développé par le descriptif. Le sujet de décembre 2025 est disponible pour le lycée (questions 21 à 70, copie sans la première page) et fait l’objet du chapitre 13 et d’un examen blanc ; celui du collège ne l’est pas, et les formes de questions annoncées pour le collège sont déduites du descriptif et des documents officiels. Le détail des programmes (œuvres, horaires) se trouve dans les unités « Programmes et orientations pédagogiques » du collège et du lycée.

Synthèse

  • Quatre domaines : 30 · 30 · 20 · 20 ; lisez les Orientations avant de trancher entre des options longues et proches.
  • Huit pièges de vocabulaire reviennent : maîtrisez-les avant le quiz.
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Le sujet de décembre 2025

Le sujet de la session du 6 décembre 2025 (lycée qualifiant, questions 21 à 70) est bâti sur une situation unique : « planification, gestion, évaluation et remédiation en classe de français », autour du thème « Liberté d’expression et responsabilité citoyenne ». Il couvre bien les quatre domaines du descriptif, mais il y mêle des notions que les Orientations officielles n’abordent pas : cadre actionnel, compétence interculturelle, posture professionnelle face aux conflits, techniques d’animation, raisonnement et argumentation, stylistique et grammaire. Ce chapitre les rassemble.

13.1 Le cadre actionnel et le CECRL

La perspective actionnelle du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) considère l’apprenant comme un acteur social qui accomplit des tâches communicatives dans des situations réelles ou proches du réel. L’apprentissage se fait en agissant, non en écoutant passivement ni en remplissant des fiches structurées.

NotionÀ retenir
Compétence communicative langagièreTrois composantes : linguistique (lexique, grammaire, phonologie), sociolinguistique (registres, normes sociales de la langue), pragmatique (organiser le discours, accomplir des fonctions communicatives)
Compétence interculturelleAttitude d’ouverture, d’empathie et de respect de la différence, appuyée sur des savoirs ; elle ne se réduit pas à parler avec des étrangers ni à connaître une civilisation
Compétence médiatiqueLire, décrypter et produire de l’information de façon éclairée et responsable (éducation aux médias)

Ne confondez pas les composantes du CECRL (linguistique, sociolinguistique, pragmatique) avec les composantes de la compétence de communication d’autres modèles (linguistique, discursive, référentielle, socioculturelle), cité au chapitre 2 pour le collège.

13.2 Démarche participative et compétences transversales

Une démarche participative et un travail collaboratif développent des compétences transversales, souvent appelées soft skills : coopération, communication, écoute, esprit critique, gestion des désaccords. Autour de la citoyenneté, une séquence vise la posture réflexive : amener l’élève à questionner, argumenter et nuancer, c’est-à-dire à développer l’esprit critique.

13.3 Posture professionnelle : conflits, moqueries, caricatures

  • Comportements difficiles : renforcer positivement les comportements attendus plutôt que sanctionner systématiquement.
  • Conflit entre élèves : provoquer une discussion fondée sur l’écoute active et le respect mutuel (reformuler, laisser parler, parler de ses ressentis), sans ignorer ni exclure.
  • Moquerie : l’arrêter et valoriser la prise de parole de l’élève visé.
  • Propos polémique ou caricature : l’enseignant reste neutre, ne prend pas parti et ouvre un débat sur le respect des différences.

13.4 Techniques d’animation

TechniqueUsage
Brainstorming (remue-méninges)Produire beaucoup d’idées sans les juger ; fait émerger les représentations ; l’évaluation vient ensuite
Jeu de rôleSe mettre à la place d’un interlocuteur ; s’entraîner à réagir à une opinion
Brise-glaceLancer le groupe, détendre l’atmosphère
Nuage de motsRecenser visuellement des mots ou des idées d’un groupe
Classe inverséeLa découverte du contenu se fait hors classe, le temps de classe sert aux activités
ÉtayageAide progressivement retirée

13.5 La taxonomie de Bloom : repérer le niveau par le verbe

NiveauVerbes typiques
Connaissance (mémoriser)citer, définir, nommer, énumérer
Compréhensionexpliquer, reformuler, résumer, paraphraser
Applicationutiliser, appliquer, résoudre
Analysecomparer, classer, distinguer, relever
Synthèse (création dans la version révisée)composer, concevoir, produire un ensemble nouveau
Évaluationjuger, critiquer, justifier un choix

Attention : la « synthèse de documents » scolaire (résumer plusieurs textes) ne se confond pas avec le niveau « synthèse » de Bloom, qui suppose de créer un tout nouveau ; « résumer » renvoie au niveau de la compréhension.

13.6 Raisonnement et argumentation

NotionDéfinition
InductionObserver des cas particuliers pour en tirer une généralité
DéductionAller du général au particulier (syllogisme, application d’une règle à un cas)
AnalogieRapport de ressemblance entre deux rapports : « A est à B ce que C est à D »
ConcessionAdmettre une idée adverse (« certes… », « si certains pensent que… ») avant de la dépasser par son propre argument (« il n’en demeure pas moins que… »)
Argument d’autoritéS’appuyer sur une personne ou une institution reconnue
Postulat, prémissePrincipe de départ que l’argumentation admet et dont elle part

13.7 Stylistique et grammaire

FigureCe qu’elle fait
MétaphoreIdentifie deux réalités sans outil de comparaison : « la nature est un temple »
ComparaisonRapproche avec un outil (comme, tel, ressembler à)
AllitérationRépétition d’un son consonantique : [s] dans « ces serpents qui sifflent sur vos têtes »
AssonanceRépétition d’un son vocalique
PersonnificationPrêter des traits humains à un objet, un animal ou une idée
ProsopopéeFaire parler un absent, un mort ou une chose personnifiée
AntithèseOpposition de deux idées proches dans la phrase
HyperboleExagération

Description sensorielle. Chez Balzac (Le Père Goriot), la description de la pension accumule des perceptions olfactives et tactiles pour traduire une atmosphère sordide : l’effet recherché est de faire sentir le lieu, non de le louer ni de charmer le lecteur.

Les discours rapportés

DiscoursMarques
DirectGuillemets, tiret, verbe introducteur (« dit-il : … »), paroles au présent de l’énonciation
IndirectVerbe introducteur + subordonnée (« il dit que… ») ; changement de pronoms et de temps
Indirect librePas de verbe introducteur ni de guillemets ; temps et personne du récit, mais ton, interrogations ou exclamations du personnage : « Il fallait qu’il arrive. Pourquoi ce silence ? »
NarrativiséLes paroles sont résumées dans le récit : « elle exigea qu’il parle »

« Au cas où » et le mode

La locution au cas où se construit avec le conditionnel : « Je t’attends au café au cas où tu serais disponible ». L’indicatif futur (« seras ») et le subjonctif (« sois ») sont fautifs après cette locution ; ne les confondez pas avec « à condition que » (subjonctif) ou « si » (jamais de conditionnel après « si » de condition).

Piège fréquent : les énoncés maladroits Dans ce sujet, certaines questions ont une option qui ne répond pas exactement à la question (par exemple la compétence communicative « renvoie à » la culture médiatique) ou deux termes voisins (prérequis, pré-acquis). Dans ces cas, choisissez la réponse la plus probable en vous appuyant sur la définition la plus courante, et rappelez-vous que l’option E n’est pas écartée d’office.
Ce qui ressort du sujet de décembre 2025 Quatre blocs : planification (Q21 à Q34), gestion (Q35 à Q49), évaluation (Q50 à Q56 et Q62), langue et stylistique (Q57 à Q61, Q69), remédiation et animation (Q63 à Q70). Notre lecture : une bonne part des questions teste des notions générales de didactique, d’autres la posture de l’enseignant, d’autres encore la langue et l’argumentation.

Synthèse

  • Perspective actionnelle : acteur social et tâches ; compétence langagière = linguistique + sociolinguistique + pragmatique.
  • Posture : renforcement positif, écoute active, neutralité face à la polémique, démarche participative et esprit critique.
  • Outils : brainstorming, jeu de rôle, Bloom (verbe → niveau), induction/déduction/analogie, concession.
  • Langue : figures de style, quatre discours rapportés, « au cas où » + conditionnel.
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Carte mentale : la didactique du français à l’épreuve professionnelle

Lisez la carte de la racine vers les branches, puis les liens entre branches : ils relient les chapitres entre eux.

Didactique du français — aptitude professionnelle

Planification 30 % · ch. 2 à 6

  • Compétence et objectifs — Perrenoud, Le Boterf, Mager ; collège : cinq compétences ; lycée : trois volets
  • Organisation — collège : période, séquence, séance ; lycée : projet, module, séquence, séance
  • Domaines — lecture, oral, langue, écrit (collège) ; œuvre intégrale et travaux encadrés (lycée)
  • Méthodologie et outils — recherche documentaire en neuf gestes ; supports écrits, audio/visuels, iconiques, informatiques

Gestion 30 % · ch. 7 et 8

  • Stratégies — expositive, démonstrative, interrogative, active, par projet, coopérative
  • Rythmes — séquence adaptée à chacun ; différenciation des contenus, processus, productions, structures
  • Interactions — enseignant-élève, élève-élève, élève-savoir ; conflit sociocognitif
  • Temps, espace, outils — minutage, rangées / U / îlots, consigne claire

Évaluation 20 % · ch. 9 et 10

  • Fonctions — éclairer l’élève sur ses lacunes, éclairer l’enseignant
  • Types — diagnostique, formative, sommative, certificative ; normative ou critériée
  • Modes — ouvertes, fermées, QCM, QCR, appariement, vrai/faux
  • Outils — éléments de réponse, barème, critères et indicateurs ; passation équitable

Remédiation 20 % · ch. 11

  • Traiter les résultats — dépouiller, analyser l’erreur, catégoriser
  • Modes — individuel, par groupes, collectif
  • Types — remédiation, renforcement, approfondissement
  • Conditions — organisation, espace, temps, logistique
Évaluation du module

Vérifiez votre compréhension

Un test court de 10 questions, des notions essentielles à leur mise en application, avec correction expliquée.

10 questions 7 minutes environ
En conditions de concours

Examens liés à ce module

Des examens associés au concours de ce module.

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Examen blanc

الامتحان التجريبي للكفاءة المهنية — دراسة وضعية مهنية: التربية الدامجة والإنصاف في التقويم

⚠️ تنبيه: هذا الامتحان التجريبي اجتهاد شخصي ومن صياغة الأستاذ عبد الحق، وليس نسخة عن امتحان رسمي صادر عن أي جهة وزارية أو أكاديمية. وضعية مهنية …

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Examen blanc

امتحان الكفاءة المهنية — أستاذ التعليم الثانوي التأهيلي — تخصص اللغة الفرنسية — دورة 2025: ديداكتيك المادة

Composante 2 de l’épreuve de l’examen d’aptitude professionnelle pour l’accès au premier grade du cadre « professeur de l’enseignement secondair…

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