Module 10 · 11 chapitres

Didactique de l'informatique — Examen d'aptitude professionnelle (collège et lycée)

Unité conforme au descriptif officiel de l'examen d'aptitude professionnelle (CNEE, décembre 2025) — spécialité informatique, composante didactique (80 %) : planification, gestion, évaluation des apprentissages et remédiation (25 % chacun). Contenu tiré des programmes et instructions officielles du collège (2009) et des troncs communs (2005), complété par les concepts de didactique mobilisés par l'épreuve de 2025, avec un test au format de l'épreuve (cinq propositions).

11 chapitres 10 questions ~6.0 heures

Objectifs du module

  • Maîtriser le curriculum de l'informatique au collège et au tronc commun : compétences, niveaux, modules, horaires et degrés d'approfondissement.
  • Concevoir un scénario pédagogique avec ses documents et analyser un scénario donné à la lumière des instructions.
  • Gérer salle, temps, groupes et matériel, choisir la méthode adaptée et s'adapter aux imprévus.
  • Concevoir des situations d'évaluation, leurs critères et indicateurs, et analyser épreuves et copies.
  • Analyser les erreurs significatives, concevoir et évaluer des dispositifs de remédiation.
  • Mobiliser les concepts de didactique : obstacles, contrat didactique, variable didactique, pensée informatique, biais d'évaluation.
Axe 1 — Planification (25 %)

Ce chapitre présente l'épreuve telle que la définit le descriptif de la session de décembre 2025, puis traite le sous-domaine 1.1 de l'axe « Planification des apprentissages » : maîtrise du curriculum de l'informatique (fondements, concepts, orientations). Il s'appuie sur deux documents officiels : les Programmes et instructions officielles pour l'enseignement de l'informatique aux troncs communs (septembre 2005) et au secondaire collégial (édition d'août 2009).

Fiche de l'épreuve

ÉlémentCe que fixe le descriptif
ExamenAptitude professionnelle pour l'accès au 1er grade du cadre des professeurs de l'enseignement secondaire collégial et du secondaire qualifiant (une seule fiche pour les deux cycles)
ÉpreuveSciences de l'éducation et didactique de la discipline : 3 heures, coefficient 1, questions à choix multiple (QCM)
Composante 1 (20 %)Sciences de l'éducation, en langue arabe : psychologie de l'éducation 40 %, sociologie et psychosociologie de l'éducation 40 %, évaluation et soutien 20 %
Composante 2 (80 %)Didactique de la discipline : quatre axes de 25 % chacun — planification, gestion, évaluation des apprentissages, remédiation
Ce que montre l'épreuve de 2025 (qualifiant)

La composante didactique y était rédigée en français : 50 questions (Q21 à Q70), chacune à cinq propositions dont la dernière est toujours « Aucune de ces réponses n'est juste ». Les questions s'enchaînaient autour d'un contexte pédagogique unique : une classe de tronc commun, les structures conditionnelles, un environnement de travail décrit (effectif, postes opérationnels, logiciels installés). Attendez-vous donc à relire le contexte plusieurs fois et à justifier vos choix par les instructions officielles.

Carte des seize sous-domaines et des chapitres

AxeSous-domaines du descriptifChapitre
1. Planification (25 %)1.1 Maîtrise du curriculum de l'informatique1, 2
1.2 Intégration pertinente des TIC dans l'enseignement de l'informatique2
1.3 Conception de scénarii pédagogiques (apprentissages théoriques ou pratiques)3
1.4 Analyse et évaluation des scénarii pédagogiques4
2. Gestion (25 %)2.1 Gestion de l'espace, du temps, du groupe classe, du matériel didactique et des logiciels5
2.2 Gestion de l'hétérogénéité ; 2.3 Mise en œuvre d'un scénario dans des situations normales6
2.4 Adaptation aux contraintes et aux imprévus ; 2.5 Analyse d'une mise en œuvre7
3. Évaluation (25 %)3.1 Types d'évaluation ; 3.2 Conception de situations d'évaluation8
3.3 Techniques de corrections ; 3.4 Analyse des épreuves et des copies9
4. Remédiation (25 %)4.1 Collecte et analyse des erreurs significatives ; 4.2 Conception ; 4.3 Analyse des dispositifs de remédiation10

Le chapitre 11 réunit les concepts de didactique que l'épreuve de 2025 a mobilisés à travers tous les axes : obstacles, effets du contrat didactique, variable didactique, pensée informatique, biais d'évaluation.

Le curriculum du collège : une compétence générale, trois domaines d'action

Le curriculum du collège vise à « utiliser les NTIC pour rechercher, traiter et communiquer des informations ». Il se décline en une compétence de culture informatique et trois domaines d'action :

DomaineCodeCompétence
Culture informatiqueC0Maîtriser les technologies de base relatives au fonctionnement d'un système informatique
TraitementC11Produire un document multimédia
C12Produire un document de calcul
C13Produire un programme informatique
RechercheC21Rechercher des informations sur un support de stockage
C22Rechercher des informations à partir d'un support encyclopédique
C23Rechercher des informations sur le Web
CommunicationC31Exploiter les interfaces graphiques d'un S.E pour interagir avec un système informatique
C32Échanger des informations via un réseau local
C33Utiliser la messagerie électronique pour échanger des informations
NiveauCompétences touchéesUnités et volume horaire (30 h par niveau)
1C0, C11, C21, C22, C31Système informatique 4 h ; système d'exploitation 4 h ; utilitaires et fichiers (dessin, son) 2 h ; traitement de textes 14 h ; recherches documentaires 6 h
2C0, C12, C13, C31, C32Environnement matériel et réseau local 4 h ; S.E et réseau local 2 h ; échange d'informations 2 h ; tableurs 12 h ; programmation Logo 10 h
3C0, C11, C13, C23, C33Typologie réseau 2 h ; présentation assistée par ordinateur 10 h ; programmation Logo 8 h ; recherches sur le Web 6 h ; messagerie 4 h

La programmation (C13) commence au niveau 2 en Logo (répétition, procédures) et se poursuit au niveau 3 (variables, procédures paramétrées, structuration). Les instructions la qualifient de « simple initiation à la programmation ».

Le curriculum des troncs communs : quatre modules, 68 heures

Le guide de 2005 fonde l'enseignement sur une approche « non réductrice » à triple dimension : scientifique, technique et sociétale. Dans la dimension scientifique, il distingue deux concepts fondamentaux — la formalisation et modélisation de l'information, l'architecture des systèmes de traitement automatique de l'information — et des concepts opérationnels : structure de données, algorithme, programme, objet.

ModuleHoraireContenus
1. Généralités sur les systèmes informatiques8 hDéfinitions et vocabulaire de base (2), structure de base d'un ordinateur (4), types de logiciels (1), domaines d'application (1)
2. Les logiciels22 hSystème d'exploitation (6), traitement de texte (10), tableur (6)
3. Algorithmique et programmation16 hNotion d'algorithme (4), instructions de base, structures de contrôle de base : séquentielle et sélective (6), langages de programmation (6)
4. Réseaux et Internet14 hNotion de réseau informatique (4), réseau Internet (10)

Les modules totalisent 60 heures ; l'enveloppe annuelle est de 68 heures, dont 8 réservées à l'évaluation. La répartition horaire peut être modifiée selon la classe (prérequis, équipements), mais « l'enveloppe globale de chaque module doit être respectée ».

Degrés d'approfondissement selon le tronc commun

Le programme est le même pour les troncs communs Lettres et Arts (L), Originelles (O), Sciences (S) et Technologies (T), mais chaque contenu reçoit un degré : 1 Initiation, 2 Appropriation, 3 Maîtrise. Par exemple : structure de base de l'ordinateur et tableur au degré 3 en S et T, au degré 2 en L et O ; langages de programmation, notion et typologie de réseaux au degré 1 en L et O, au degré 2 en S et T ; traitement de texte au degré 3 partout.

Finalités et compétences au tronc commun

Trois finalités au moins : pédagogique (ouverture sur les sciences, autonomie), scientifique (matière à part entière, transversale, obligatoire) et professionnelle (outil incontournable quel que soit le futur métier). Les huit compétences visées vont de la gestion des documents avec un système d'exploitation à « adopter la démarche algorithmique pour résoudre un problème donné » et « transcrire un algorithme dans un langage de programmation de haut niveau ».

Questions d'entraînement — éléments de réponse

1. Un collègue de tronc commun Lettres exige de ses élèves la transcription autonome d'algorithmes, au même niveau qu'en Sciences. Respecte-t-il le programme ?

Non. La transcription d'algorithme est au degré 1 (initiation) en L et O, au degré 2 (appropriation) en S et T. L'horaire est commun, pas le degré d'approfondissement.

2. À quel niveau du collège la programmation apparaît-elle, et avec quel langage ?

Au niveau 2, en Logo (10 h : langages, environnement Logo, primitives, instruction de répétition, procédures), puis au niveau 3 (8 h : variables, procédures paramétrées, structuration de programmes).

3. Pourquoi un tronc commun réduit à la bureautique trahirait-il les instructions ?

Parce que le guide impose la prise en compte des trois dimensions — scientifique (dont l'algorithmique), technique et sociétale. Se limiter aux logiciels réduit la discipline à sa dimension technique : c'est l'approche « réductrice » que le guide écarte.

Soyez le premier à noter ce chapitre

Ce chapitre complète le sous-domaine 1.1 (fondements et orientations) et traite le sous-domaine 1.2 : intégration pertinente des TIC dans l'enseignement de l'informatique. Dans cette discipline, la technologie est à la fois objet et outil d'apprentissage.

Les spécificités de l'enseignement de l'informatique (collège)

Les instructions du collège relèvent cinq spécificités « susceptibles d'affecter la situation didactique » et en tirent des consignes pour l'enseignant :

SpécificitéCe que l'enseignant est invité à faire
L'informatique existe en dehors de l'école ; les représentations erronées qui en découlent sont une source d'hétérogénéitéExploiter les acquis des apprenants, tout en corrigeant les fausses représentations et en encourageant l'auto-apprentissage et l'apprentissage par pairs
La non-neutralité de l'ordinateur : aides, messages d'erreur, aspect conversationnel favorisent l'auto-apprentissageFaire des messages d'erreur une ressource plutôt que de répondre à la place de l'élève
La théorie et la pratique vont de pair, l'une intègre l'autreNe pas séparer rigidement « cours » et « TP »
Une infrastructure minimale est exigéePlanifier des situations didactiques qui tiennent compte de l'infrastructure disponible
L'évolution rapide entraîne une désuétude de l'outil (hard, soft et méthodes)Renforcer sa culture en permanence et suivre de près le développement de la technologie

Considérations psychologiques : collège et qualifiant

Selon le guide de 2005, la dimension scientifique met en jeu des connaissances abstraites et une méthodologie rigoureuse que les apprenants du qualifiant « sont plus prédisposés à acquérir » ; d'où l'enseignement de l'informatique comme discipline à partir de ce cycle. Cela « n'exclut pas » de l'enseigner au collège « en développant davantage les dimensions technique et sociétale » — ce qui explique la place de l'usage, de la recherche et de la communication au collège.

L'approche par compétences

Les deux guides retiennent l'approche par compétences comme entrée. Le guide du collège définit la compétence comme « un savoir agir fondé sur la mobilisation et l'utilisation efficaces d'un ensemble de ressources » internes et externes ; elle est complexe, évolutive et dépasse le niveau du réflexe ou de l'automatisme. Son développement passe par l'intégration des savoirs, « double mécanisme » (Archambault) :

ProcessusOpérationSens
IntériorisationAssimilationIncorporer une connaissance, une habileté ou une attitude
ModélisationRelier et coordonner ces connaissances en un ensemble nouveau, différent de la somme des parties
ExtériorisationApplicationUtiliser ce qui est assimilé dans un contexte familier pour aborder une situation nouvelle
TransfertAppliquer un ensemble complexe d'acquis à une situation nouvelle dans un contexte nouveau

Le guide de 2005 précise que cette entrée repose sur la vision socio-constructiviste de l'apprentissage et le « rejet progressif de la vision béhavioriste basée sur le morcellement des savoirs ».

Sous-domaine 1.2 : les TIC au service de l'apprentissage de l'informatique

Pour le module « Réseaux et Internet », le guide demande de « donner davantage d'importance à la dimension pédagogique des TIC, en les liant aux besoins et intérêts personnels des apprenants et aux contextes réels ». Il distingue trois usages du micro-ordinateur :

  • l'apprentissage de l'informatique en tant que science et/ou technique ;
  • l'apprentissage et l'utilisation de logiciels exploités dans diverses professions ;
  • l'apprentissage des disciplines, dont l'informatique, par des didacticiels.

À la différence de l'audiovisuel, l'ordinateur permet une communication « naturelle » : l'apprenant intervient sur le déroulement du programme, ajoute données et instructions — c'est le mode interactif.

Les aides didactiques : trois catégories, triple finalité

Le guide classe le matériel en classique (tableau, manuel, photocopieur), audiovisuel et exploitant les NTIC (micro-ordinateurs multimédias, CD-ROM, connexion Internet, vidéoprojecteur, matériel d'acquisition). Citant Astolfi et al., il assigne aux aides une triple finalité : solliciter l'activité et la réflexion personnelle des élèves ; rendre possible un travail autonome à des rythmes différenciés ; familiariser les élèves avec des outils de communication spécialisés.

Et il conclut : ces aides « n'ont pas de valeur pédagogique en soi ; s'ils n'aident pas le message à mieux passer, ils le perturbent. Il faut donc les utiliser avec rigueur et précaution ».

Le tableau garde une triple fonction : d'information (thème, étapes), d'interaction enseignant/apprenant (réponses, essais, brouillon) et de mémorisation (synthèses, mots clés, règles).

Au-delà des guides : ressources numériques actuelles

Le descriptif renvoie aussi à « tout autre document académique ». L'épreuve de 2025 a interrogé les candidats sur des usages récents, présentés au chapitre 11 : classe inversée, plateformes d'apprentissage (LMS), MOOC, simulations interactives. Le critère reste celui des guides : l'outil se justifie par ce qu'il apporte à l'activité de l'élève, non par sa nouveauté.

Questions d'entraînement — éléments de réponse

1. La salle est équipée ; un enseignant projette donc tout le module 1 au vidéoprojecteur. Commentez.

L'équipement ne justifie pas l'usage : les aides n'ont pas de valeur pédagogique en soi. De plus, le guide demande que toute définition du module 1 soit « construite à partir d'activités menées par les apprenants ». Une projection continue ne le permet pas.

2. Un élève ignore les messages d'erreur et appelle l'enseignant à chaque blocage. Quelle spécificité n'est pas exploitée ?

La non-neutralité de l'ordinateur : ses aides et messages d'erreur favorisent l'auto-apprentissage. Il faut apprendre à l'élève à lire le message, formuler une hypothèse et tester avant de demander de l'aide.

3. Quelles sont les trois dimensions que l'enseignement de l'informatique au lycée doit prendre en compte ?

Scientifique, technique et sociétale (protection de la vie privée, sécurité des systèmes, propriété des logiciels, emploi, accès au savoir…).

Soyez le premier à noter ce chapitre

Ce chapitre traite le sous-domaine 1.3 : conception de scénarii pédagogiques visant la mise en place des apprentissages théoriques ou pratiques des différentes composantes du curriculum. Dans les instructions, le scénario est lié à des documents de préparation, à une alternance réfléchie des situations et au choix des méthodes.

Trois phases pour toute action d'enseignement

Le guide du collège distingue la planification, le déroulement et le suivi et l'évaluation. La planification permet d'économiser temps et énergie en évitant la redondance et le « travail quantitatif », d'améliorer la qualité du travail, et d'assurer « l'articulation, la complémentarité et la progression logique » entre séquences et entre les éléments de chaque séance.

Trois moments, trois documents

Dans toute planification visant les compétences, on distingue : les apprentissages ponctuels de ressources (savoirs, savoir-faire, savoir-être), les activités d'intégration et les activités d'évaluation (essentiellement formative). D'où trois documents de préparation par séquence :

DocumentFonction selon les instructions
« Ressources »Point de départ de toute préparation : il récapitule compétences visées, logistique, étapes et activités, connaissances et habiletés. Cette réflexion « laisse prévoir plusieurs scénarios pédagogiques » ; en choisissant le plus adéquat et en adaptant les méthodes aux contraintes, l'enseignant élabore une stratégie d'enseignement
« Intégration »Planifier des activités d'intégration, partielle ou totale, à tout moment de l'année : des « arrêts bilans » qui permettent d'échanger, de déceler les difficultés et de donner du sens. « L'approche par compétence n'aura aucun sens » sans ce temps
« Évaluation »La compétence évaluée, une description exhaustive de la tâche et des critères pertinents. Les critères peuvent faire l'objet d'un consensus régional, local ou d'établissement

Les documents pédagogiques du qualifiant

  • Fiches de préparation : documents synthétiques relatifs au module, à l'unité, à la séquence ou à la séance ;
  • Cahier de textes : reflète les activités de chaque séance (contenus, exercices, énoncés d'évaluation). Il doit être à jour, bien tenu, disponible et accessible — laissé à la disposition de l'administration ;
  • Feuille de notes : suivre l'évolution des résultats.

Ce que fixe l'enseignant dans le scénario

Parmi les fonctions de l'enseignant listées par le guide de 2005 :

  1. fixer les compétences disciplinaires et transversales, les démarches et les contenus, à partir des prérequis et des besoins des apprenants ;
  2. prévoir le scénario propre à chaque séquence, en particulier l'alternance des situations (individuelle, en ateliers, collective, travaux pratiques) avec les supports et méthodes adéquats ;
  3. présenter en langage clair l'objectif, les contenus, les modalités de travail et la manière dont les résultats seront évalués ;
  4. concevoir et mettre en œuvre des modalités d'évaluation adaptées aux objectifs.

Deux catégories d'activités

CatégorieSelon le guide de 2005
Apprentissage ponctuelDes situations-problèmes pour acquérir concepts et connaissances, développer savoir-faire et savoir-être, systématiser et structurer les acquis
Réalisation sur projetsDes défis pour créer produits ou solutions avec les outils logiciels et la démarche de projet : individuellement (confiance, créativité, autonomie) ou en groupe (coopération, communication, respect d'autrui)

Exemple de scénario : la structure sélective (tronc commun scientifique)

Scénario proposé par EduConcours, construit sur les orientations du module 3 : activités tirées du vécu, accent sur la démarche plutôt que sur la solution, identificateurs significatifs, bonne écriture (indentation, style), boucles réservées aux niveaux supérieurs.

PhaseActivité des élèvesRôle de l'enseignant, supports
LancementSituation vécue : le prix d'un billet varie selon l'âge. En groupes, les élèves décrivent le calcul avec leurs motsPoser la situation, relever les représentations sans les corriger ; tableau en fonction d'interaction
ConstructionConfronter les propositions, puis écrire un algorithme avec des identificateurs significatifs (age, tarif) et une structure sélectiveQuestionnement guidé ; validation de la démarche avant le résultat
ExpérimentationTranscrire et tester en binômes, avec des valeurs choisies, dont les valeurs limitesSuivi des binômes ; pour les séances suivantes, programmes préparés hors classe pour optimiser le « temps machine »
StructurationTrace écrite : syntaxe, condition, indentationTableau en fonction de mémorisation
ÉvaluationExercice court dans une situation nouvelle (bourse selon la moyenne)Évaluation formative ; exploitation des erreurs à la séance suivante

Questions d'entraînement — éléments de réponse

1. Un enseignant de collège prépare une fiche par séance et ne prévoit aucune activité d'intégration. Que manque-t-il selon les instructions ?

Deux des trois documents : « Intégration » et « Évaluation ». Sans temps réservé à l'intégration, « l'approche par compétence n'aura aucun sens ».

2. Quelle différence entre le document « Ressources » et le scénario retenu ?

Le document « Ressources » est une réflexion préalable qui laisse prévoir plusieurs scénarios ; le scénario retenu est celui que l'enseignant choisit en adaptant les méthodes aux contraintes. Ce choix constitue sa stratégie d'enseignement.

3. Pourquoi demander aux élèves de préparer leurs programmes hors classe ?

Le guide du module 3 le recommande « pour optimiser le temps machine » : le temps sur poste est alors consacré à la saisie, aux tests et à la correction.

Soyez le premier à noter ce chapitre

Ce chapitre traite le sous-domaine 1.4 : analyse et évaluation des scénarii pédagogiques. La question type présente un scénario et demande d'en identifier le défaut ou la meilleure régulation. La référence du jugement est le texte officiel, non la préférence personnelle.

Une grille d'analyse tirée des instructions

Grille de synthèse établie par EduConcours ; chaque question renvoie à une orientation officielle (collège 2009 ou troncs communs 2005).

DimensionQuestion d'analyseAppui dans les instructions
ConformitéCompétence, niveau, degré d'approfondissement et enveloppe horaire conformes au programme ?Tableaux des niveaux (collège) ; degrés et horaires (TC)
Situation de départPart-elle d'un contexte réel ou du vécu ? Est-elle problématisée ?« Les activités autour des différents logiciels doivent être problématisées » ; activités algorithmiques « tirées du vécu des apprenants »
Place du logicielLe travail est-il axé sur le logiciel ou sur son utilisation ?« Le travail ne doit pas être axé sur le logiciel lui-même, mais l'approche sera centrée sur son utilisation »
Activité de l'élèveChaque élève a-t-il un temps de manipulation ? Les ateliers sont-ils directifs ?« Chaque apprenant bénéficie d'un temps de manipulation » ; « les ateliers directifs sont à éviter »
Construction des conceptsDéfinitions construites à partir d'activités, simples, correctes, concises, illustrées ?Orientations du module 1 (TC) et orientations générales (collège)
Alternance et méthodesAlternance individuel / groupe / TP ? Méthode adaptée au moment ?Fonctions de l'enseignant (TC) ; méthodes pédagogiques (collège)
Intégration, évaluationMoment d'intégration ? Évaluation formative prévue ? Critères communiqués ?Les trois documents (collège) ; « les critères soient communiqués aux apprenants »
ContraintesLe scénario tient-il compte de l'équipement disponible et prévoit-il une alternative ?« Planifier des situations didactiques qui tiennent compte de l'infrastructure disponible »
Trace écriteL'élève garde-t-il une trace de son travail ?« L'apprenant doit garder une trace écrite de son travail, sous forme de résumés clairs, simples »

Analyse d'un scénario : traitement de textes, niveau 1

Scénario proposé à l'analyse par EduConcours : en deux heures, l'enseignant projette les menus du traitement de textes un à un, puis distribue un texte de deux pages à recopier et à mettre en forme selon un modèle imprimé, avec une liste de quinze étapes à suivre dans l'ordre. Trois élèves par poste. Pas de synthèse.

ConstatCe qu'en disent les instructions
Menus présentés un à unTravail axé sur le logiciel au lieu de son utilisation ; le guide des TC demande aussi une exploration progressive « selon les besoins »
Texte de deux pagesPour l'unité U2 du niveau 1, « les textes à produire doivent être courts afin d'optimiser la gestion du temps »
Quinze étapes imposéesAtelier directif, à éviter ; activité non problématisée
Trois élèves par posteTemps de manipulation individuel non garanti
Pas de synthèseNi trace écrite ni structuration des acquis

Régulation proposée : une situation réelle (l'affiche d'une activité du club), un produit final et ses critères de réussite annoncés, l'exploration des seules commandes nécessaires, une courte démonstration au besoin, puis une synthèse écrite et une évaluation formative brève.

Analyse d'un scénario : réseaux au tronc commun

Deuxième cas (EduConcours) : l'enseignant ouvre le module 4 par des définitions abstraites de protocole et d'adresse, puis dicte la typologie LAN, MAN, WAN sans schéma. Or les orientations du module demandent d'introduire la notion de réseau « à partir de contextes tirés de la vie quotidienne » et de baser la typologie « sur des schémas ». La dictée contredit en outre la règle selon laquelle toute définition est construite à partir d'activités des apprenants.

Du constat au jugement

Un scénario ne se juge pas sur un défaut isolé mais sur sa cohérence : une compétence conforme au programme, une activité qui la rend possible, une évaluation qui la mesure, des supports qui servent l'ensemble. La meilleure réponse à une question d'analyse est généralement la régulation qui rétablit cette cohérence, non celle qui ajoute un outil ou du temps.

Questions d'entraînement — éléments de réponse

1. Un scénario de tronc commun fait calculer une somme avec une boucle « Pour ». Première remarque ?

Les boucles sont hors programme au TC : « les notions de boucles seront traitées dans les niveaux supérieurs ». Le module 3 se limite aux structures séquentielle et sélective.

2. Un exposé de l'enseignant est-il un défaut dans un scénario par compétences ?

Pas nécessairement : le guide du collège justifie la méthode expositive quand il faut « exposer des ressources externes nécessaires à l'acquisition d'une compétence ». Il devient un défaut lorsqu'il remplace l'activité de l'élève dans la construction du concept ou la manipulation.

3. Qu'est-ce qui rend une activité tableur « problématisée » ?

Un problème à résoudre avec le tableur (calculer des moyennes, comparer des dépenses) plutôt qu'une suite de commandes à appliquer. Le guide des TC exige des textes et exemples « tirés de situations réelles et vécues ».

Soyez le premier à noter ce chapitre
Axe 2 — Gestion (25 %)

Ce chapitre ouvre l'axe 2 « Gestion des apprentissages » et traite le sous-domaine 2.1 : gestion de l'espace, du temps, du groupe classe, du matériel didactique et des logiciels. En informatique ces cinq éléments sont liés : le nombre de postes détermine l'organisation des groupes, qui détermine le temps de manipulation de chacun.

L'espace : salle équipée et salle ordinaire

Pour rationaliser les ressources (structure pédagogique, salles équipées), le guide de 2005 propose deux mesures :

  • « les activités à dominantes théoriques peuvent être dispensées dans les salles de cours ordinaires » ;
  • des cheminements linéaires différents selon le tronc commun.
Tronc communCheminement proposé
Scientifique et/ou technologiqueModule 1 → Module 3 → Module 2 → Module 4
Lettres et/ou originellesModule 1 → Module 2 → Module 4 → Module 3

En S et T l'algorithmique vient tôt ; en L et O elle vient en dernier, en cohérence avec des degrés d'approfondissement plus bas.

Le matériel : l'équipement requis

ÉquipementSelon le guide de 2005
PostesUn ordinateur personnel pour 2 élèves pendant l'exécution des travaux pratiques
LogicielsUn système d'exploitation graphique, un texteur, un tableur, un environnement de développement intégré conçu pour Pascal
RéseauUn réseau local, une connexion Internet
AutresUne imprimante, divers périphériques (scanner, lecteur de CD-ROM…)

La norme « un poste pour deux » sert de référence : quand les postes manquent, il faut penser en rotation de groupes ou en alternance des rôles. Le guide du collège pose le principe général : les enseignants « doivent prendre en compte les contraintes spécifiques à chaque établissement et réagir en conséquence en recherchant des solutions ».

Le temps : enveloppe annuelle et « temps machine »

  • Troncs communs : 68 h, dont 8 pour l'évaluation ; répartition ajustable à l'intérieur d'un module, enveloppe du module respectée ;
  • Collège : 30 h par niveau, réparties par unités ;
  • Temps machine : programmes préparés hors classe, textes courts au niveau 1, découverte de l'outil « étalée sur plusieurs séances ».

Parmi les fonctions de l'enseignant listées en 2005 : « veiller à la bonne gestion du temps ».

Le groupe classe : la constitution des groupes

Les deux guides répètent la même consigne : l'enseignant « doit veiller à la bonne constitution des groupes d'apprenants, afin de faciliter l'apprentissage par les pairs et l'apprentissage collaboratif ». Le guide de 2005 justifie le travail en groupe par la possibilité d'un conflit sociocognitif entre membres, « impossible dans une situation d'apprentissage vécue individuellement », moteur de la « déconstruction-reconstruction des représentations ».

Le travail de groupe ne dispense pas du temps de manipulation de chaque élève. En binôme, une rotation des rôles (pilote au clavier / navigateur qui lit, vérifie et explique) vaut mieux qu'un élève qui monopolise le clavier : c'est le risque de répartition inégale de l'investissement.

Les logiciels : choix et usage

  • les activités du module 2 sont « articulées autour des logiciels disponibles (types et versions) » — aucun produit n'est imposé ;
  • en programmation, « il est préférable de choisir un langage de programmation structuré et proche de la pensée algorithmique » ;
  • au collège, la prise en main du système d'exploitation se limite d'abord à l'organisation du bureau et à la manipulation des dossiers de base.

Le choix de l'environnement de développement est donc une décision didactique : un environnement épuré, adapté aux débutants, réduit la charge liée à l'outil au profit des concepts. Si l'élève passe l'essentiel du temps à lutter contre l'EDI, l'obstacle vient de la situation d'enseignement, non du concept.

Le comportement face au matériel

Parmi les savoir-être de la compétence C0 : préserver le matériel et respecter les consignes de sécurité. Le guide demande d'« éduquer les apprenants sur une éthique d'utilisation du matériel informatique » et de leur apprendre à mettre en marche et éteindre l'ordinateur convenablement.

Questions d'entraînement — éléments de réponse

1. La salle informatique est occupée et vous devez faire une séance du module 1. Que permettent les instructions ?

Dispenser les activités à dominante théorique en salle ordinaire, avec schémas, images ou composants réformés.

2. 20 postes dont 13 opérationnels pour 32 élèves. Quelle organisation respecte la norme du guide ?

La norme est d'un poste pour deux : 13 postes accueillent 26 élèves en TP. Les 6 autres peuvent travailler sur une tâche papier (trace d'algorithme, analyse) en rotation, ou la classe peut être dédoublée. Laisser trois élèves par poste en permanence ne garantit pas le temps de manipulation.

3. Pourquoi le cheminement des troncs communs littéraires place-t-il le module 3 en dernier ?

Le guide propose 1 → 2 → 4 → 3 pour L et O, en cohérence avec des degrés d'approfondissement plus faibles en programmation (initiation) que pour S et T (appropriation).

Soyez le premier à noter ce chapitre

Ce chapitre traite les sous-domaines 2.2 gestion de l'hétérogénéité des élèves et 2.3 mise en œuvre d'un scénario pédagogique dans des situations normales. Mettre en œuvre, c'est d'abord choisir et conduire la méthode adaptée à chaque moment de la séance.

Les sources d'hétérogénéité en informatique

Le guide du collège fait de l'hétérogénéité une spécificité de la discipline : les apprenants arrivent au secondaire avec « des pratiques diverses dans ce domaine, des perceptions variées de la pertinence des NTIC pour l'apprentissage » et « ne partagent pas le même attrait à leur égard ». S'y ajoutent les représentations erronées nées d'un usage non encadré. Une classe de tronc commun réunit ainsi des élèves qui ont suivi l'informatique au collège et de véritables débutants.

La responsabilité de l'école est de « tirer parti des pratiques que certains ont déjà acquises », tout en les amenant à « en faire bon usage ».

Ce que proposent les instructions

LevierAppui
Exploiter les acquis, corriger les représentations« Exploiter les acquis des apprenants, tout en corrigeant les fausses représentations et en encourageant l'auto-apprentissage et l'apprentissage par pairs » (collège)
Groupes et pairsBonne constitution des groupes « afin de faciliter l'apprentissage par les pairs et l'apprentissage collaboratif » (les deux guides)
Écoute et aide individuelle« Être à l'écoute et répondre aux besoins de chaque apprenant et de chaque groupe » ; « apporter l'aide et le soutien nécessaires à chaque apprenant » (TC)
Rythmes différenciésLes aides didactiques rendent possible « un travail autonome » à « des rythmes différenciés » (TC)
Spécificité du tronc communApprocher le programme de la même manière « n'exclut pas de prendre en compte la spécificité de chaque tronc commun » (TC)

Des groupes hétérogènes transforment l'écart en ressource : mutualisation des compétences et tutorat entre pairs. Le fondement théorique est la zone proximale de développement de Vygotski : ce que l'élève réussit avec l'aide d'un pair plus avancé annonce ce qu'il réussira seul. L'hétérogénéité exige en contrepartie une différenciation des supports et de l'accompagnement (fiches d'aide, tâches d'extension, étayage variable).

Exemple (EduConcours) : un élève expérimenté finit en un quart du temps. On lui confie une tâche d'extension sur la même compétence, ou un rôle d'aide dans un autre binôme — il explique sans prendre le clavier de son camarade.

Les méthodes pédagogiques du guide du collège

Pendant la séance, l'enseignant mobilise une ou plusieurs méthodes « en harmonie avec la situation planifiée » :

MéthodeDéroulementUsage indiqué
ExpositiveL'enseignant maîtrise un contenu structuré et le transmet sous forme d'exposéExposer des ressources externes nécessaires à l'acquisition d'une compétence
DémonstrativeMontrer (démonstration) → faire faire (expérimentation) → faire dire (formulation)Savoir-faire procéduraux, avec vérification de la compréhension
InterrogativePar un questionnement approprié, l'apprenant construit ses connaissances ou relie des éléments épars« Très utile » pour diagnostiquer les représentations
De découverteEssais, erreurs, tâtonnement : faire faire, faire dire, puis l'enseignant reformule« Avec modération tant qu'elle est coûteuse en temps »
Résolution de problèmes (PBL)Un problème réel ou réaliste ; les élèves définissent les « questions pendantes », les hiérarchisent, cherchent, intègrent« Placée au centre » de l'enseignement par compétences
ProjetUn projet non artificiel, débouchant sur une production ayant valeur hors de l'école : recherche, planification, réalisation, évaluationSouvent en groupe ; lien possible avec le projet ou la revue de l'établissement

Le guide de 2005 fait de la résolution de problèmes « la pierre angulaire de l'enseignement et de l'apprentissage » (Tardif, 1992) : l'enseignant aide l'apprenant à définir la nature du problème et à choisir les processus nécessaires, en stimulant ses activités métacognitives. C'est la méthode recommandée pour l'algorithmique.

Conduire la séance dans des conditions normales

Parmi les fonctions de l'enseignant (2005) : créer les conditions les plus favorables, susciter et prendre en compte les attentes des apprenants, encourager la créativité et l'autonomie, développer le sens des responsabilités et la confiance en soi, être conscient d'être un exemple, favoriser la rigueur intellectuelle et l'esprit critique. Orientations pratiques récurrentes :

  • favoriser démonstrations et activités sur machine : « une démonstration vaut mieux qu'une longue explication » ;
  • repérer les obstacles rencontrés par l'apprenant et proposer les aides au besoin ;
  • en programmation : inciter à raisonner, à déceler ses erreurs et à les corriger ; introduire les commandes « d'une manière judicieuse et au besoin » ;
  • en recherche d'information : insister sur la méthodologie et apprendre à critiquer les informations trouvées sur la toile.

Questions d'entraînement — éléments de réponse

1. Quelle méthode choisir pour savoir ce que les élèves pensent de la « mémoire » avant d'aborder la structure de l'ordinateur ?

La méthode interrogative, que le guide juge très utile pour diagnostiquer les représentations des apprenants.

2. Dans quel ordre se déroule la méthode démonstrative ?

Montrer, faire faire, faire dire. La méthode de découverte, elle, commence par faire faire, puis faire dire, et l'enseignant reformule.

3. Quelle justification pédagogique à la composition hétérogène des groupes ?

La mutualisation des compétences et le tutorat entre pairs, qui s'appuient sur la zone proximale de développement et le conflit sociocognitif. Elle impose en retour une vigilance sur la répartition du travail et une différenciation des aides.

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Ce chapitre traite les sous-domaines 2.4 adaptation et mise en œuvre d'un scénario en tenant compte des contraintes et des situations imprévues et 2.5 analyse et évaluation d'une mise en œuvre. En salle informatique, la panne est presque prévisible : l'imprévu doit donc être préparé.

Ce que disent les instructions

  • Fonction de l'enseignant (2005) : « s'adapter à des situations inattendues » ;
  • collège : « prendre en compte les contraintes spécifiques à chaque établissement et réagir en conséquence en recherchant des solutions » ; « planifier des situations didactiques qui tiennent compte de l'infrastructure disponible » ;
  • troncs communs : la répartition horaire « peut subir des modifications en fonction des situations propres à chaque classe (prérequis des apprenants, équipements…) », l'enveloppe de chaque module étant respectée ;
  • collège : les ressources de chaque niveau « feront l'objet de réajustements ultérieurs prenant en compte l'évolution des technologies » — reconnaissance officielle de la désuétude des outils.

Principe commun : la contrainte modifie le moyen, l'ordre ou la répartition du temps ; elle ne modifie pas la compétence visée.

Imprévus courants et réponses possibles

Tableau établi par EduConcours ; chaque réponse s'appuie sur l'une des orientations ci-dessus.

ImprévuRéponse qui préserve l'objectifÀ éviter
Coupure d'Internet pendant une séance de recherche sur le WebPages enregistrées à l'avance ou encyclopédie locale ; analyse de résultats de recherche préparés et discussion des critères de fiabilitéDicter les définitions du Web
Plusieurs postes en panneRecomposer les binômes avec rotation des rôles ; tâche papier ou d'analyse pour le groupe en attenteLaisser des élèves sans tâche
Logiciel absent ou version différenteCentrer sur l'usage, les activités étant articulées « autour des logiciels disponibles (types et versions) »Annuler parce que les menus diffèrent
EDI instable ou trop complexeRéduire la charge liée à l'outil : squelette de programme fourni, environnement plus simple, travail d'abord sur papierLaisser l'outil absorber la séance
Prérequis plus faibles que prévuAlléger le nouveau contenu, insérer un rappel ou un soutien, réajuster le temps dans le moduleContinuer comme si de rien n'était

Le document « Ressources » laisse prévoir plusieurs scénarios : le scénario de repli se prépare avant la séance, non pendant l'incident.

Sous-domaine 2.5 : analyser la mise en œuvre

Au collège, la troisième phase de toute action est le suivi et l'évaluation : « c'est la phase adéquate pour qu'un enseignant effectue une analyse réflexive de ses pratiques enseignantes afin de les améliorer continuellement ». Le guide propose deux outils pour « historier » remarques et suggestions : le portfolio et le cahier journal.

Le guide de 2005 en précise l'objet : « analyser les obstacles rencontrés dans le déroulement de la séquence et les écarts éventuels entre les résultats attendus et ceux obtenus, pour en tenir compte dans la séquence actuelle, suivante et/ou, éventuellement, dans une séquence de rattrapage ou de soutien ».

QuestionExemple (EduConcours) : séance sur l'adressage relatif au tableur
Attendu ?Recopier la formule de moyenne sur toutes les lignes avec des résultats justes
Obtenu ?La moitié des binômes obtiennent des résultats faux : la cellule du coefficient s'est décalée
Obstacle ?Les élèves n'anticipent pas l'effet de la recopie sur l'adresse ; la distinction relative/absolue n'a pas été construite avant l'usage
Décision ?Séance suivante : prédire le résultat de la recopie avant de l'exécuter, puis comparer ; soutien ciblé pour les binômes concernés
Trace ?Cahier journal : erreur récurrente, hypothèse, modification du scénario pour l'an prochain

Questions d'entraînement — éléments de réponse

1. Le réseau local tombe en panne pendant la séance « échange d'informations » du niveau 2. Réponse la plus pertinente ?

Garder la compétence (C32) et changer provisoirement le moyen ou l'ordre : schématiser le trajet d'un fichier entre deux postes, reporter la partie pratique à une séance suivante dans l'enveloppe prévue. Ne pas supprimer la pratique.

2. Quels outils le guide du collège propose-t-il pour la phase de suivi et d'évaluation ?

Le portfolio ou le cahier journal, pour consigner les remarques et suggestions relatives aux pratiques quotidiennes.

3. Les élèves passent la majorité du temps à résoudre des problèmes de l'EDI au lieu d'apprendre l'algorithmique. De quel ordre est la difficulté et que faire ?

Elle vient des choix d'enseignement (l'outil retenu, la situation proposée) : c'est un obstacle d'origine didactique (voir chapitre 11). On réduit la charge de l'outil — travail préalable sur papier, squelette fourni, environnement plus simple — pour recentrer la séance sur les concepts.

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Axe 3 — Évaluation (25 %)

Ce chapitre ouvre l'axe 3 « Évaluation des apprentissages » et traite les sous-domaines 3.1 maîtrise des différents types d'évaluation et 3.2 conception de situations d'évaluation pratiques ou théoriques. Les deux guides proposent des classifications différentes ; l'épreuve peut viser l'une ou l'autre.

La classification du guide des troncs communs : quatre couples

Le guide de 2005 reprend le Dictionnaire actuel de l'éducation (R. Legendre) : quatre types principaux d'évaluation, selon le point de vue.

Relativement…Couple
aux fonctionsformative ou sommative
au type d'interprétationcritériée ou normative
au contenu de l'objetspécifique ou globale
au temps ou à la duréeponctuelle ou continue
TypeDéfinition du guide
CritériéeLa performance est jugée par rapport à un seuil ou critère de réussite fixé dans les objectifs, « indépendamment de la performance de tout autre sujet »
NormativeLa performance est comparée (rang centile, stanine) à celle d'un groupe de référence, avec le même instrument
FormativeÀ fonction diagnostique, en cours d'apprentissage ; informe l'enseignant et l'élève pour renforcer, déceler les difficultés et apporter l'aide utile
SommativeAu terme d'une période (cours, programme, année, cycle) ; permet de juger la progression ou de décider du passage, de la sanction des études, de l'orientation

L'évaluation aux troncs communs

Le système d'évaluation des troncs communs est qualifié de normatif et centré sur l'évaluation continue. L'évaluation en informatique porte sur :

  1. l'implication des élèves dans les travaux collaboratifs ;
  2. la mobilisation de leurs acquis en situations réelles ;
  3. l'usage raisonné et autonome du matériel informatique ;
  4. l'usage raisonné et autonome des outils logiciels pour créer une solution ou un produit.
ModalitéMoment
FormativeEn cours de séquence, pour remédier aux erreurs des nouveaux apprentissages ; avant les réalisations sur projets, pour mettre à niveau les acquis
SommativeÀ la fin d'un module, pour valider les compétences et certifier les apprentissages

Tâches d'évaluation : épreuves écrites, épreuves pratiques, réalisation d'un mini-projet respectant l'échéancier, la démarche et la responsabilité de chaque membre du groupe. L'enveloppe annuelle réserve 8 heures sur 68 à l'évaluation.

La classification du guide du collège : trois types

Le guide distingue l'évaluation diagnostique, les évaluations formatives intermédiaires (ou de régulation) et l'évaluation sommative, au service de l'efficacité et de l'équité. Pour l'informatique :

  • formative : chaque fois que l'enseignant en voit l'utilité, au moins deux par semestre ; elle porte surtout sur les ressources de la compétence et ne dépasse pas 20 minutes ;
  • sommative : une fois les ressources et leur intégration acquises, elle se base sur une situation de résolution de problèmes.

Évaluer une compétence : une situation nouvelle et complexe

Évaluer consiste à proposer des situations complexes « appartenant à la même famille de situations définies par la compétence ». « On ne peut évaluer une compétence qu'en proposant à l'apprenant un problème qui est nouveau pour lui. » L'initiative de mobiliser les ressources lui revient : « l'énoncé de la tâche ne doit pas révéler explicitement ces ressources et l'ordre de leur application ».

Élaborer une situation d'évaluation

  1. préciser la ou les compétences à évaluer ;
  2. construire une ou des situations nouvelles correspondant à la compétence ;
  3. déterminer les critères, en s'assurant que chaque critère est vérifié plusieurs fois et que les critères sont indépendants ;
  4. rédiger les consignes (énoncé de la tâche) ;
  5. préciser les indicateurs de correction.

Les situations doivent correspondre à la compétence, être significatives pour l'apprenant (motivation) et véhiculer des valeurs positives.

Exemple : situation d'évaluation pratique au niveau 3

Exemple EduConcours — compétences C11 et C23 : « L'établissement organise une semaine de sensibilisation à l'économie de l'eau. Vous préparez une présentation de cinq diapositives présentant trois informations sourcées sur le sujet et au moins une image, destinée aux élèves du niveau 1. » L'énoncé ne dit ni comment insérer une image, ni comment utiliser un moteur de recherche, ni dans quel ordre travailler : c'est l'élève qui mobilise ces ressources.

Questions d'entraînement — éléments de réponse

1. Un enseignant de collège fait une évaluation formative d'une heure à la fin de chaque unité. Qu'est-ce qui contredit les instructions ?

La durée : la formative ne dépasse pas 20 minutes et porte sur les ressources. L'évaluation après ressources et intégration est sommative et repose sur une résolution de problèmes.

2. L'énoncé dit : « Ouvrez le tableur, tapez en B2 la formule de somme puis recopiez-la. » Évalue-t-il une compétence ?

Non : il révèle les ressources et leur ordre d'application. C'est un exercice sur une ressource, utile en formative, pas une évaluation de compétence.

3. Critériée ou normative : quelle différence ?

Critériée : comparaison à un critère de réussite fixé par les objectifs, indépendamment des autres. Normative : comparaison aux performances d'un groupe de référence avec le même instrument.

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Ce chapitre traite les sous-domaines 3.3 techniques de corrections et 3.4 analyse des épreuves et des copies. Dans le guide du collège, la correction repose sur des critères et des indicateurs ; l'analyse répond à deux questions : l'épreuve mesure-t-elle ce qu'elle prétend mesurer, et que révèlent les copies de l'apprentissage ?

Pourquoi corriger avec des critères ?

Le recours aux critères « permet une évaluation pertinente et présente trois avantages majeurs » :

  1. il permet de rendre les notes plus justes ;
  2. il permet de valoriser les éléments positifs dans la production des apprenants ;
  3. il permet surtout d'identifier les apprenants à risque, de déceler leurs difficultés et de proposer des pistes de remédiation.

Les conditions posées aux critères

ConditionCe qu'elle garantit
Un nombre de critères pas trop grand« Un petit nombre de critères permet souvent d'arriver à une note plus juste »
Critères communiqués aux apprenantsL'élève sait sur quoi il est jugé
Critères minimaux et de perfectionnementLes minimaux fixent la maîtrise nécessaire, le perfectionnement distingue la production de qualité
Indicateurs observablesIls rendent le critère opérationnel en situation
Chaque critère vérifié plusieurs foisOn ne juge pas sur une seule occasion
Critères indépendantsUne même erreur n'est pas pénalisée deux fois

La détermination des critères peut faire l'objet d'un consensus régional, local ou d'établissement, ce qui harmonise la correction entre enseignants.

Du critère à l'indicateur : exemple

Grille EduConcours pour la situation « présentation sur l'économie de l'eau » du chapitre précédent :

TypeCritèreIndicateurs observables
MinimauxPertinence du produitCinq diapositives ; trois informations sur le sujet ; au moins une image
Exactitude et sourcesUne source par information ; information conforme à sa source
Usage correct de l'outilFichier enregistré au bon endroit et lisible ; diaporama dans l'ordre
PerfectionnementQualité de la communicationTexte lisible par des élèves de niveau 1 ; mise en forme cohérente

Techniques de correction en informatique

Pratiques proposées par EduConcours, en application des principes ci-dessus :

  • Corriger la démarche, pas seulement le produit : un programme peut « tourner » par hasard ou échouer pour une faute de syntaxe malgré une logique juste ; demander la justification des choix et les tests des cas limites ;
  • prévoir les solutions acceptables : plusieurs solutions sont souvent valables ; les indicateurs portent sur le résultat et la démarche, pas sur une commande précise ;
  • corriger par critère : corriger un critère sur toutes les copies avant de passer au suivant limite l'influence d'une copie sur la suivante (effet de contraste) et de l'impression générale (effet de halo) ;
  • mini-projet : le guide de 2005 exige de respecter « la responsabilité de chaque élément du groupe » : une part de la note porte sur une trace individuelle ;
  • feedback : spécifique, constructif et fondé sur des faits observés dans la copie.

Analyser une épreuve avant de la passer

Question (tirée des étapes du guide)Ce qu'elle révèle
La compétence est-elle précisée ? La situation appartient-elle à sa famille ?Validité de l'épreuve
La situation est-elle nouvelle pour l'élève ?Compétence ou simple restitution
L'énoncé révèle-t-il les ressources et leur ordre ?Exercice déguisé en situation
Critères peu nombreux, indépendants, vérifiés plusieurs fois ?Justesse de la note
Indicateurs observables ?Accord entre correcteurs
Situation significative, porteuse de valeurs ?Motivation, cohérence avec le système

Analyser les copies après correction

Outil proposé par EduConcours : un tableau à double entrée (élèves en lignes, critères en colonnes) où l'on note la maîtrise de chaque critère. Deux lectures :

  • verticale : un critère échoué par la majorité signale un défaut de l'enseignement ou de l'épreuve et appelle une remédiation collective ;
  • horizontale : un élève qui échoue aux critères minimaux est un apprenant à risque — le troisième avantage des critères cité par le guide.

Le guide de 2005 conclut : évaluer, c'est porter des jugements sur un être humain qui a le droit inaliénable à ce qu'ils soient aussi conformes que possible à la réalité ; « le processus évaluatif doit donc être le plus rigoureux possible par respect pour la personne ».

Questions d'entraînement — éléments de réponse

1. Une grille de douze critères pour un exercice court : remarque ?

Trop de critères : un petit nombre permet souvent d'arriver à une note plus juste.

2. Une erreur dans une formule fausse tous les résultats suivants ; le correcteur pénalise trois critères. Quel principe est violé ?

L'indépendance des critères : l'erreur est comptée une fois ; les résultats dépendants sont appréciés sur la justesse de la démarche.

3. 80 % de la classe échoue au critère « sources ». Quelle lecture ?

Lecture verticale : la ressource n'a pas été suffisamment construite ou la consigne était floue. Remédiation collective et révision du scénario avant tout soutien individuel.

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Axe 4 — Remédiation (25 %)

Ce chapitre traite l'axe 4 « Remédiation » : 4.1 collecte et analyse des erreurs significatives des élèves en situation d'évaluation, 4.2 conception de dispositifs de remédiation, 4.3 analyse et évaluation de dispositifs de remédiation. La remédiation pèse un quart de la composante — autant que la planification.

L'erreur dans les instructions : un témoin, pas une faute

Le guide du collège pose le droit à l'erreur : l'erreur commise pendant les activités d'apprentissage n'est pas un point négatif mais « le point de départ d'une pédagogie de remédiation ». Elle est « un témoin des mécanismes de la réflexion chez l'apprenant ». « Tant que l'apprentissage n'est pas terminé, l'erreur n'est pas une faute » : elle doit faire l'objet d'un diagnostic et d'une remédiation pour ne pas handicaper les apprentissages ultérieurs.

Source propre à l'informatique, relevée par le même guide : les représentations erronées nées de l'usage hors école, qu'il faut corriger tout en exploitant les acquis.

4.1 Collecter et analyser les erreurs significatives

Une erreur significative est récurrente dans la classe, ou systématique chez un élève, et révèle une manière de penser plutôt qu'une inattention. Démarche proposée par EduConcours :

  1. collecter : copies, fichiers produits, messages d'erreur, observations pendant les TP ;
  2. décrire : ce que l'élève a fait exactement (« enregistre sans extension puis ne retrouve plus le fichier » plutôt que « ne sait pas utiliser l'ordinateur ») ;
  3. classer : par critère échoué et par origine probable (syntaxique, logique, conceptuelle, liée à l'outil) ;
  4. faire une hypothèse : quelle représentation rend l'erreur « logique » pour l'élève ;
  5. vérifier : une question courte ou un contre-exemple distingue l'erreur accidentelle de l'erreur systématique.

Erreurs significatives dans les contenus du programme

Erreur observéeHypothèseContenu concerné
Recopie une formule et des références qui devaient rester fixes se décalentLa notion d'adresse n'est pas construite ; recopier = copier le texteAdresse relative / absolue (C12 ; module 2 du TC)
Refuse x ← x + 1, « équation impossible »Transfert du sens de l'égalité mathématique à l'affectationInstructions de base, affectation (module 3)
Comprend mal que « Lire » écrive une valeur en mémoireLe mot « lire » est pris dans son sens courantInstructions de lecture et d'écriture
Conditions qui se chevauchent : un visiteur de 6 ans reçoit deux tarifs, ou aucunIntervalles non délimités ; imbrication mal conceptualiséeStructures sélectives simple et imbriquée
En C, compare deux chaînes avec ==Transfert de la comparaison des nombres aux chaînesTranscription d'algorithme dans un langage
Tient pour vrai le premier résultat d'un moteur de rechercheAbsence de critères de fiabilitéC23 ; « critiquer les informations trouvées sur la toile »

4.2 Concevoir un dispositif de remédiation

ÉlémentAppui ou construction
MomentGuide de 2005 : séquence actuelle, séquence suivante, ou « séquence de rattrapage ou de soutien » ; au TC, la formative en cours de séquence sert à « remédier aux erreurs »
PublicLecture verticale de la grille → remédiation collective ; lecture horizontale → élèves à risque
Stratégie selon l'erreurConceptuelle : situation qui provoque la contradiction (prédire puis vérifier). Logique (conditions imbriquées) : décomposition en sous-problèmes, arbre ou diagramme de décision, tableau de tests par intervalle. Syntaxique : exercices de correction de code erroné, lecture guidée des messages du compilateur
OrganisationTravail en binôme avec un pair plus avancé, aides différenciées, variation des méthodes
Preuve de réussiteUne situation nouvelle proche, puis une plus éloignée

Exemple de dispositif : les conditions imbriquées

  • Diagnostic : un tiers de la classe produit des tarifs faux aux âges frontières (6 et 12 ans) ;
  • collectif : dessiner l'arbre de décision de la situation, puis construire un tableau de tests couvrant chaque intervalle et chaque frontière ;
  • ciblé : décomposer le problème (d'abord « moins de 6 ans ? », puis « au plus 12 ans ? ») et corriger un algorithme erroné fourni ;
  • vérification : nouvelle situation (mention selon la moyenne) en cinq minutes à la séance suivante.

4.3 Analyser et évaluer un dispositif

QuestionSigne de faiblesse
Repose-t-il sur un diagnostic précis ?« Refaire le cours » pour toute la classe
Vise-t-il la cause ou le symptôme ?Donner la bonne réponse sans affronter la représentation
La méthode diffère-t-elle de l'enseignement initial ?Réexpliquer la même chose plus fort
L'effet est-il mesuré sur une situation nouvelle ?Refaire le même exercice
Le temps prévu est-il réaliste dans l'enveloppe annuelle ?Dispositif inapplicable

Erreurs pédagogiques à éviter face aux obstacles : ignorer les difficultés récurrentes, donner progressivement toute la solution à l'élève bloqué (effet Topaze, chapitre 11), répéter des exercices de même complexité sans changer d'approche.

Questions d'entraînement — éléments de réponse

1. Un enseignant pénalise immédiatement toute erreur en TP « pour habituer à la rigueur ». Position des instructions ?

Contraire : le guide pose le droit à l'erreur pendant l'apprentissage ; l'erreur est un témoin de la réflexion et le point de départ de la remédiation, non une faute.

2. Quelle remédiation pour des élèves en difficulté syntaxique en C ?

Des exercices de correction de code erroné, avec lecture guidée des messages du compilateur : ils visent directement la syntaxe. Une situation-problème nouvelle viserait plutôt la logique.

3. Après une évaluation, l'enseignant refait tout le cours de la même façon. Défaut principal ?

Pas de diagnostic (qui, quoi, pourquoi), pas de changement de méthode, pas de mesure de l'effet sur une situation nouvelle.

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Concepts transversaux

Les guides officiels ne suffisent pas : le descriptif renvoie aussi à « tout autre document académique », et l'épreuve de 2025 a interrogé les candidats sur des concepts de didactique générale appliqués à l'informatique. Ce chapitre les rassemble : obstacles, contrat didactique et ses effets, variable didactique, pensée informatique, apprentissage entre pairs, biais d'évaluation, feedback et ressources numériques.

Les obstacles et leur origine

G. Brousseau, reprenant la notion d'obstacle de G. Bachelard, définit l'obstacle comme une connaissance — non une absence de connaissance — qui a réussi dans un domaine et produit des réponses fausses hors de ce domaine, et qui résiste. Il en distingue trois origines :

OrigineDéfinitionIllustration en informatique (EduConcours)
OntogéniqueLiée aux limites du développement de l'apprenant à un moment donnéDifficulté d'un jeune élève à raisonner sur un état de mémoire qu'il ne voit pas
DidactiqueLiée aux choix du système d'enseignement : progression, exemples, outils, situationsUn EDI mal adapté qui absorbe la séance ; une notion toujours illustrée par le même exemple
ÉpistémologiqueConstitutif du savoir lui-même ; on le retrouve dans l'histoire du concept et on ne peut l'éviter, il faut le franchirLe signe « = » de l'affectation, qui heurte le sens mathématique de l'égalité

D'autres typologies, plus descriptives, classent les difficultés selon leur nature : syntaxique (écriture du langage), sémantique (sens d'une instruction), logique (conditions, imbrication, opérateurs ET/OU), psychologique (confiance, anxiété face à l'erreur). Lisez la question : demande-t-elle l'origine (Brousseau) ou la nature de la difficulté ?

Contrat didactique et effets

Le contrat didactique (Brousseau) est l'ensemble des attentes réciproques, souvent implicites, entre enseignant et élèves à propos du savoir. Quand l'enseignant veut à tout prix éviter l'échec, apparaissent des effets identifiés :

EffetDescriptionExemple
Effet TopazeL'enseignant prend en charge l'essentiel du travail en donnant des indices de plus en plus précis, jusqu'à la réponse ; la tâche de l'élève se vide de son sensDevant un élève bloqué, l'enseignant dicte les instructions une à une jusqu'à la solution complète
Effet JourdainL'enseignant reconnaît un savoir savant dans un comportement ou une réponse banale de l'élève, pour éviter de constater l'échecDéclarer qu'un élève « fait de la programmation structurée » parce qu'il a recopié un exemple indenté
Glissement métacognitifAprès un échec, l'enseignant remplace le savoir visé par l'étude de ses propres moyens d'enseignement (schémas, méthodes, outils), qui deviennent l'objet de la séanceLa séance sur les conditions devient une séance sur les options de l'EDI ou sur la façon de dessiner un organigramme
Usage abusif de l'analogieL'élève réussit par ressemblance avec un exercice déjà corrigé, sans construire le savoirChanger seulement les valeurs d'un algorithme modèle

Variable didactique

Une variable didactique (Brousseau) est un paramètre de la situation que l'enseignant peut choisir et dont la modification change les stratégies de résolution et donc le savoir mobilisé. Ce n'est pas une simple contrainte matérielle. Exemples dans la situation « tarif selon l'âge » : le nombre d'intervalles (deux, trois, davantage), l'inclusion ou non des bornes, l'obligation d'écrire l'algorithme avant de coder, le langage ou l'environnement imposé. À l'inverse, l'effectif de la classe est une donnée de gestion.

Transposition, représentations, métacognition

  • Transposition didactique (Y. Chevallard) : savoir savant → savoir à enseigner (programme) → savoir enseigné. La « notion d'algorithme » du tronc commun est un savoir transposé.
  • Représentations : conceptions préalables de l'élève. Dire qu'un langage de programmation est un code « pour parler aux ordinateurs » est une représentation métaphorique — utile au départ, à dépasser.
  • Métacognition : connaissance et contrôle de ses propres processus. Le guide de 2005 demande de stimuler les activités métacognitives dans la résolution de problèmes.

Pensée informatique et pensée logique

La pensée informatique, popularisée par J. Wing (2006), est souvent décrite par quatre composantes :

ComposanteSens
DécompositionDiviser un problème en sous-problèmes plus simples
Reconnaissance de motifsRepérer des similitudes entre problèmes ou parties de problèmes
AbstractionIgnorer les détails non essentiels pour se concentrer sur l'idée principale
AlgorithmiqueConcevoir une suite ordonnée d'étapes qui résout le problème

La pensée logique désigne la capacité à raisonner de manière structurée selon des règles de déduction, d'induction ou d'abduction. Le descriptif de l'épreuve d'accès au CRMEF la cite parmi les « modes de pensée », à côté de la pensée informatique.

Apprendre avec les autres

  • Zone proximale de développement (L. Vygotski) : écart entre ce que l'élève réussit seul et ce qu'il réussit avec l'aide d'un plus avancé. Elle fonde le tutorat entre pairs et fait de l'hétérogénéité une ressource.
  • Conflit sociocognitif (Doise et Mugny) : la confrontation de points de vue entre pairs fait progresser ; le guide de 2005 le cite à propos du travail en groupe.
  • Pédagogie différenciée (Ph. Meirieu, H. Przesmycki) : diversifier supports, démarches et accompagnements selon les élèves.

Biais d'évaluation (docimologie)

EffetDescription
Effet de haloUne caractéristique sans rapport avec la tâche (politesse, présentation, sympathie) influence le jugement de la production
Effet PygmalionLes attentes de l'enseignant influencent les performances réelles de l'élève (Rosenthal et Jacobson, 1968)
Effet GolemVersion négative : des attentes basses font baisser les performances
Effet de contraste ou d'ordreLa note d'une copie dépend de celle corrigée juste avant
Effet de contaminationLes notes antérieures de l'élève influencent la note actuelle

Un feedback efficace est spécifique, constructif et fondé sur des faits observés, et il indique à l'élève où il en est et comment progresser.

Ressources numériques

  • Classe inversée : l'apport de contenus se fait avant la séance (vidéos, plateforme en ligne, forum), le temps de classe est consacré aux activités, aux exercices et à l'aide.
  • LMS (plateforme d'apprentissage en ligne) : gère cours, ressources, activités, suivi des apprenants ; Moodle en est un exemple répandu. Un système de gestion scolaire (notes, absences) n'est pas un LMS.
  • MOOC : cours en ligne ouverts et massifs ; principal avantage : l'accès d'un large public ; ils ne remplacent pas l'enseignement en présentiel.
  • Simulation interactive : pour illustrer une structure algorithmique, elle montre l'exécution pas à pas et l'évolution des variables, ce qu'une vidéo ou un tableau statique ne permet pas.

Questions d'entraînement — éléments de réponse

1. Face à des élèves bloqués, l'enseignant leur donne progressivement toutes les instructions jusqu'à la solution. Quel effet ?

L'effet Topaze : l'enseignant prend en charge la tâche, qui perd son sens pour l'élève.

2. « Ignorer les détails non essentiels pour se concentrer sur l'idée principale d'un problème » : quelle composante de la pensée informatique ?

L'abstraction. La décomposition consiste à diviser le problème en sous-problèmes.

3. Juger un élève « bon en tout » parce qu'il est poli : quel effet ?

L'effet de halo. L'effet Pygmalion concerne l'influence des attentes sur les performances réelles de l'élève.

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Évaluation du module

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Un test court de 10 questions, des notions essentielles à leur mise en application, avec correction expliquée.

10 questions 7 minutes environ